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Brèves du Mozambique
Cette page contient les nouvelles du Mozambique trouvées, au jour le jour, sur internet. Les brèves ici présentes sont également envoyées à Yves : il dispose en effet de peu de possibilités de savoir ce qui se passe là-bas.
 14 août 2008 |  Le PAM combat 16 crises alimentaires dans le monde
12 août 2008 – Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi le lancement d'un programme de 214 millions de dollars pour combattre 16 foyers de crise, alors que près d'un milliard de personnes dans le monde sont affectées par la crise alimentaire et la montée du prix du carburant. « Cette opération vise à fournir des rations alimentaires aux groupes les plus vulnérables, à nourrir les écoliers même lorsque ce n'est pas jour d'école et à offrir des suppléments alimentaires aux femmes enceintes et aux jeunes enfants dont le développement mental et physique est en jeu », affirme un communiqué du PAM.
Le plan comprend aussi des mesures pour distribuer de l'argent liquide et des coupons alimentaires dans les régions les plus touchées par la croissance du prix des aliments.
Enfin la somme de 214 millions de dollars comprend des mesures pour aider les petits agriculteurs et les marchés où le PAM achètera l'assistance alimentaire au niveau local.
Les pays concernés sont Djibouti, le Ghana, la Guinée, Haïti, le Libéria, la Mauritanie, le Mozambique, le Népal, le Territoire palestinien occupé, le Pakistan, le Sénégal, le Tadjikistan, l'Ouganda et le Yémen.
Le PAM rappelle que la croissance des prix alimentaires a eu un effet direct sur ses opérations : ses besoins budgétaires sont passés de 3,1 milliards de dollars à près de 6 milliards, afin d'aider 90 millions de personnes en 2008.
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|  4 août 2008 |  L'UNICEF renforce son aide aux enfants du Mozambique
La directrice exécutive de l"UNICEF, Ann Veneman. 4 août 2008 – Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé lundi qu'il affectait 3 millions de dollars supplémentaires pour les enfants du Mozambique affectés par l'augmentation des prix de l'alimentation. « 41% des enfants du Mozambique souffrent de malnutrition chronique », a déclaré la directrice exécutive de l'UNICEF, Ann Veneman, à l'issue d'une visite de trois jours dans le pays, selon un communiqué.
Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans au Mozambique a été réduit de 42% depuis les années 1990. Il s'agit d'un des rares pays en développement qui est parvenu à obtenir une forte réduction de la mortalité liée à la maternité, selon l'UNICEF.
« Mais ces progrès sont menacés par l'augmentation du prix de l'alimentation et la pandémie de VIH/sida », ajoute le Fonds.
Ann Veneman a visité un dispensaire qui offre des soins obstétriques et des programmes pour les enfants atteints du sida dans la province de Sofala, une des régions les plus touchées par le VIH/sida.
La directrice de l'UNICEF a rencontré le Président de la République du Mozambique, Armando Guebuza, et le Premier ministre Luisa Diogo. Le Mozambique est un exemple de reconstruction et de relèvement post-conflit. Le pays connaît ces dernières années un taux de croissance annuel moyen de 8%.
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|  23 juillet 2008 | Les exportations mozambicaines en direction des autres membres de la SADC restent faibles Les exportations mozambicaines vers les autres pays membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) restent faibles, malgré la mise en application de la zone de libre-échange de l'organisation en janvier dernier, a déclaré le ministre mozambicain de l'Industrie et du Commerce Antonio Fernando.
M. Fernando a fait cette remarque lors d'une conférence de presse tenue à Maputo, où il a annoncé que les chefs d'Etats de la SADC déclareraient officiellement la naissance de la zone de libre-échange au cours de leur prochain sommet, prévu le 17 août à Durban, une ville sud-africaine, a rapporté mardi l'Agence de presse mozambicaine.
M. Fernando a fait savoir que les exportations mozambicaines vers les autres pays d'Afrique australe s'élèvent chaque année à quelque deux milliards de meticais (83 millions de dollars).
L'Afrique du Sud constitue le plus grand marché d'exportations du Mozambique. Elle achète la majeure partie de l'électricité générée par le barrage mozambicain de Cahora Bassa ainsi que la plupart du gaz naturel produit à Temane, ville de la province d'Inhambane (sud).
Pourtant, en même temps, les importations mozambicaines provenant des autres pays membres de la région connaissent une progression remarquable, a affirmé M. Fernando.
A partir du 1er janvier, les droits de douane appliqués sur la plupart des produits importés venant des autres pays de la SADC sont censés avoir été réduits à zéro. Cependant, aucune diminution des prix des produits importés de l'Afrique du Sud, qui est également le plus grand pays exportateur pour le Mozambique, n'a été enregistrée dans les magasins à Maputo, a expliqué le ministre.
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|  23 juillet 2008 |  MOZAMBIQUE: Tourisme, plage et sexe : une recette pour le VIH
BEIRA, 22 juillet 2008 (PlusNews) - Avec son sable blanc, son ciel bleu largement ensoleillé et ses anacardiers, la plage de Miramar, dans la région de la ville portuaire de Beira, deuxième plus grande ville du Mozambique, a tous les ingrédients pour attirer des touristes venus du monde entier.
Mais ce n'est pas tout ce qu'attire cette côte idyllique. « La plage est un terrain fertile pour la propagation du virus [VIH], parce que les chemins de beaucoup de gens se croisent ici », a noté Victoria Machava, qui travaille pour le département sanitaire de la municipalité de Beira.
La plage de Miramar est située dans la baie de Sofala, non loin des principales routes maritimes de l'Océan indien et de l'un des plus importants aéroports de cette région centrale du Mozambique. Elle n'a pas uniquement une situation idéale pour le tourisme, mais aussi pour le commerce du sexe.
L'explosion des deux a poussé les autorités municipales de Beira et les organisations non gouvernementales locales à lancer des campagnes de sensibilisation sur le VIH/SIDA dans des zones comme Miramar, pour toucher à la fois les touristes, en majorité européens, et les populations locales, y compris les travailleurs du sexe et les pêcheurs.
Des panneaux le long de la plage avertissent les passants des dangers du VIH, tandis qu'un groupe d'une quinzaine d'activistes de la municipalité fournissent des informations sur la prévention de l'infection et distribuent des préservatifs.
« L'environnement incite les gens à avoir des relations sexuelles, mais nous avons remarqué que beaucoup de ceux qui viennent à la plage n'emportent pas de préservatifs », a dit Zito Lazaro, 23 ans, l'un des activistes.
Prévalence et risque élevés
Le taux d'infection au VIH de 35 pour cent –plus du double de la moyenne nationale- signifie que Beira est la ville la plus touchée par l'épidémie de la province de Sofala, elle-même la plus sérieusement atteinte du pays. D'après les statistiques officielles, la moitié des nouvelles infections identifiées dans la province de Sofala en 2007 a été enregistrée à Beira –au total 11 242 cas.
La forte prévalence du VIH dans la ville peut en partie être attribuée à sa situation géographique, au bout d'un corridor qui relie le Mozambique au Zimbabwe, au Malawi et au Botswana : des pays qui ont des taux de prévalence du VIH parmi les plus élevés au monde.
Les chauffeurs routiers, les travailleurs du sexe, les pêcheurs et les enfants des rues, qui figurent parmi les groupes les plus vulnérables à l'infection, se mélangent aux touristes, autres visiteurs et populations locales sur la plage de Miramar.
Virginia*, une travailleuse du sexe âgée de 31 ans, a dit penser qu'elle avait été infectée au VIH au cours d'une relation sexuelle non protégée avec un homme rencontré dans un petit restaurant près de la plage.
En dépit de sa connaissance du risque d'infection, Virginia a expliqué que l'aspect financier prenait parfois le dessus : elle fait payer au client une relation sexuelle avec un préservatif environ quatre dollars, mais elle peut lui réclamer 10 dollars pour une relation non protégée.
Avec le soutien du service provincial de lutte contre le sida, 14 organisations communautaires de lutte contre le sida dans la région se sont jointes aux efforts des autorités municipales de Beira pour mener des campagnes dans les zones à risque élevé.
Durant les week-ends, elles proposent des discussions et des projections de films éducatifs sur la plage, dans les magasins et dans les discothèques.
« Derrière le fort taux d'infection se cachent d'importants facteurs de risque », a dit Mme Machava, du département sanitaire. « C'est pour cela que nous nous battons pour que le terrain ne soit plus propice à la propagation du virus ».
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|  23 juillet 2008 | Développement durable: Le président Guebuza décline sa vision du développement durable Le Président du Mozambique, Armando Guebuza, a déclaré dimanche que son pays a besoin d'au moins une école technique moyenne dans chaque district pour atteindre un développement durable.
Le président Guebuza qui s'exprimait au cours d'une rencontre avec des hommes d'affaires et des personnalités influentes à Milange, dans la province centrale du Zambèze, a ajouté que la lutte contre la pauvreté doit nécessairement prendre en compte "notre culture".
"Si nous tenons compte de notre culture dans l'élaboration des projets nationaux, nous atteindrons le développement durable que nous souhaitons. Nous devons utiliser nos ressources de manière rationnelle, y compris nos ressources humaines", a t-il déclaré.
Sur la crise mondiale énergétique, le président Guebuza a fait savoir aux hommes d'affaires qu'il est erroné de penser que le pays ne ressentirait pas les effets de la crise mondiale de l'énergie s'il pouvait produire du pétrole, ajoutant que c'était illusoire de penser ainsi, "car les pays producteurs de pétrole paient aussi chère la hausse des prix dans le monde".
Selon lui, un pays qui veut produire du pétrole a besoin d'investissements en matière d'équipements, de puits ouverts, de salaires, entre autres dépenses associées à l'industrie.
"Dans notre cas, la réponse à cette crise réside dans l'augmentation de la production et de la productivité dans des domaines où nous avons un avantage comparatif", a t-il précisé, citant " l'exemple de certains pays qui ne produisent pas de pétrole, mais produisent des céréales, faisant de cette production un avantage comparatif à leur avantage".
En ce qui concerne le manque de banques commerciales au Mozambique, et les taux d'intérêt élevés, le président Guebuza a la conviction que la situation changera dans un proche avenir, tout en ajoutant que les taux d'intérêt ne baisseront que si la production et la productivité croissent, "ce qui peut aboutir à la concurrence entre les banques et entraîner des taux d'intérêt compétitifs".
Le président Guebuza a promis que le gouvernement fera tout son possible pour que le secteur privé reste un partenaire privilégié dans la lutte contre la pauvreté.
"Sans le secteur privé, le pays ne vaincra pas la pauvreté", a-t-il déclaré.
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|  19 juillet 2008 | Le Mozamique approuve un projet de développement d'éthanol à Manica Le gouvernement mozambicain a approuvé un important projet de production d'éthanol, dans le cadre duquel 18.000 hectares de canne à sucre seront plantés à Dombe, dans la province centrale de Manica.
Le projet, d'un coût estimé à 280 millions de dollars US, sera exécuté par "Mozambique Principle Energy".
Bien que le porte-parole du gouvernement, le vice ministre de l'Éducation, Luis Convane, ait déclaré à la presse que la firme appartenait à des intérêts mozambicains et mauriciens, sa société mère, Principal Capital, est enregistrée à Londres et a ses bureaux à Genève, en Suisse, et au Cap, en Afrique du Sud.
L'objectif de Principle Energy est de produire 213 millions de litres d'éthanol par an, à compter de 2013.
Cela nécessite une production de 2,5 millions de tonnes de canne à sucre par an (12 000 tonnes par hectare).
Le projet comprend aussi la production de 82,2 mégawatts d'énergie, à compter de 2012, dont 20 pour cent seront utilisés par la compagnie, tandis que le reste sera mis à la disposition du réseau national.
Le projet devrait créer 2650 emplois.
La compagnie va également construire un pont sur le fleuve Lucite, et des infrastructures sociales au profit des populations locales.
M. Covane a expliqué qu'en approuvant ce projet, le gouvernement a tenu compte des ressources comme l'eau, car les plantations de canne à sucre ont énormément besoin d'eau, et le fleuve Lucite en sera la source d'approvisionnement.
Le gouvernement espère que ce projet va contribuer énormément au Trésor national, en payant environ 57 millions de taxes en 2011, un chiffre qui devrait augmenter à 119 millions d'ici à 2012, et à 144 millions USD l'année suivante.
Principle Capital a anoncé le lancement de Principle Energy en décembre 2007, en faisant savoir qu'elle avait obtenu le financement de la première phase du projet de Dombe.
Elle affirme avoir déjà réuni quelque 70 millions de dollars US en capitaux propres. Elle devrait collecter 90 autres millions de dollars US en action, éventuellement à travers une offre publique d'actions. Le reste de l'argent serait financé par des prêts bancaires.
La compagnie a aussi annoncé que, grâce à la qualité du sol, au climat de Manica, et à l'irrigation, la production de canne à sucre à Dombe devrait être 50 pour cent supérieure à la moyenne au Brésil, le premier producteur mondial d'éthanol à base de canne à sucre.
L'année dernière, le gouvernement a approuvé PROCANA, un projet de production d'éthanol encore plus grand, qui implique la plantation de 30 000 hectares de canne à sucre dans le district de Massingir, dans la vallée du Limpopo, dans le sud du pays.
Concernant ce projet, l'investisseur étranger est la Central African Mining and Exploration Company (CAMEC), basée à Londres, mieux connue pour son exploitation du cuivre et du cobalt en République Démocratique du Congo.
Le président Armando Guebuza a posé la première pierre pour la construction de l'usine PROCANA de production d'éthanol, en décembre dernier.
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|  4 juillet 2008 |  MOZAMBIQUE: Traverser la frontière pour chercher des ARV
Pour augmenter ses chances de survie, la Zimbabwéenne Khuda Mutchato doit régulièrement traverser une chaîne de montagnes pour se rendre au Mozambique.
Devenue veuve en 2006, la jeune femme de 27 ans est allée vivre dans la famille de son défunt mari, dans la province du Manicaland, près de la frontière entre le Zimbabwe et le Mozambique, mais les membres de sa belle-famille se sont mis à la maltraiter lorsqu'ils ont appris qu'elle était séropositive.
« J'étais victime d'une discrimination incroyable. On m'a même jetée à la rue. Ils avaient peur de moi parce que j'étais malade. Ils ne voulaient plus me toucher ni me préparer le repas », a raconté Khuda Mutchato à IRIN/PlusNews.
Hors du foyer, la situation n'était pas bien meilleure : compte tenu de la crise économique et de l'inflation incontrôlable observées au Zimbabwe, il lui était difficile d'obtenir des vivres, une denrée rare, ainsi que des médicaments antirétroviraux (ARV). Khuda Mutchato ne voyait plus qu'une solution.
« J'ai décidé de me risquer à traverser les montagnes la nuit en évitant les garde-frontières pour aller chercher des antirétroviraux au Mozambique ».
Bien qu'il n'y ait pas de statistiques officielles, on estime que plus de 100 Zimbabwéens vont chercher leurs traitements ARV dans la province de Manica, dans le centre du Mozambique.
Khuda Mutchato en fait partie. Elle traverse la frontière pour aller chercher ses médicaments, avant de rentrer au Zimbabwe, où environ 100 000 des quelque 321 000 personnes qui ont besoin de suivre un traitement ARV reçoivent ces médicaments par le biais du secteur de la santé publique.
« Je me sens bien mieux maintenant ; je ne me sens pas pareille qu'avant de commencer à prendre mes médicaments », a expliqué Khuda Mutchato, qui vit désormais chez une amie d'enfance, à Darlington, un quartier de Mutare, une ville frontalière de l'est du Zimbabwe.
« Il y a un exode de Zimbabwéens qui viennent au Mozambique en quête d'un traitement contre le sida, parce que notre gouvernement distribue ces médicaments gratuitement », a confirmé Aarão Uaquiço, responsable VIH/SIDA à Manica.
« Même s'ils sont étrangers, nous nous occupons de tous les patients qui viennent sans discrimination en fonction de leur origine », a indiqué Inga Nicole, médecin-chef de la région.
« Nous savons que l'arrivée des Zimbabwéens est un poids pour les services de santé et pour l'économie, mais nous garantissons qu'il n'y aura jamais de pénurie de médicaments pour qui que ce soit »
Aujourd'hui, au Mozambique, 100 000 patients séropositifs obtiennent leurs traitements ARV gratuitement, contre 7 000 en 2005 ; il en coûte 50 dollars par personne et par an au gouvernement du Mozambique.
Le district de Manica, situé dans la province du même nom, affiche un taux de prévalence du VIH de 23 pour cent. Il s'agit d'une des régions les plus touchées du Mozambique.
Cela s'explique en partie par la situation géographique de ce district : il se trouve en effet sur un couloir qui relie le Mozambique au Zimbabwe, au Malawi et au Botswana, des pays aux taux d'infection parmi les plus élevés au monde.
Face à cette situation, les autorités sanitaires du district ont réagi en déployant les services de traitement.
En mai, le district a ouvert quatre nouveaux centres de santé satellite, pour que les communautés rurales puissent accéder plus facilement aux tests de dépistage du VIH et aux services de traitement, sans avoir à parcourir de longues distances pour se rendre à l'hôpital du district de Manica.
« C'est très mauvais pour les malades chroniques de devoir parcourir des dizaines de kilomètres pour obtenir des services de traitement ou aller chercher leurs médicaments », a expliqué M. Nicole. « De cette façon, nous pourrons nous occuper d'un plus grand nombre de patients à traiter ».
Le déploiement des services attire de plus en plus de Zimbabwéens qui vivent dans les régions avoisinant Mutare. Le centre de santé le plus proche, parmi les nouveaux centres ouverts du côté mozambicain de la frontière et où des ARV sont délivrés, se trouve à Machipanda, à seulement 10 kilomètres.
Selon les statistiques sur les migrations, le nombre de Zimbabwéens qui traversent la frontière pour se rendre au Mozambique augmente depuis que le Zimbabwe et le Mozambique ont dispensé de visas leurs citoyens respectifs, en octobre 2007.
Les visas d'entrée permettent à leurs titulaires de séjourner dans le pays pendant un maximum de 30 jours, mais sur les quelque 400 Zimbabwéens qui se rendent chaque jour au Mozambique, seuls 85 pour cent environ retournent chez eux.
Selon Alberto Limeme, le chef du poste-frontière de Machipanda, au mois de mai, cette année, plus de 60 000 Zimbabwéens avaient légalement traversé la frontière pour se rendre à Manica, contre moins de 1 000 au cours de la même période, en 2007.
Il est en revanche plus difficile de déterminer le nombre de Zimbabwéens qui traversent les 500 kilomètres de frontière qui séparent Manica et Mutare. En effet, seuls 60 gardes, qui patrouillent souvent à pied, sont chargés de surveiller cette frontière, pourtant l'une des plus longues de la région.
Dix personnes spécialement formées à l'administration de traitements ARV exercent actuellement dans le district de Manica, dont seules deux sont médecins. À l'hôpital du district de Manica seulement, plus de 80 personnes, dont une dizaine d'enfants, se présentent chaque jour pour demander à recevoir un traitement ARV.
Malgré la demande enregistrée par des services de santé à court de personnel, les autorités locales affirment qu'elles délivreront des ARV à quiconque en aura besoin dans cette région de Manica.
« Nous savons que l'arrivée des Zimbabwéens est un poids pour les services de santé et pour l'économie, mais nous garantissons qu'il n'y aura jamais de pénurie de médicaments pour qui que ce soit », a assuré M. Uaquiço.
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|  3 juillet 2008 | Le Portugal a annulé le reliquat de la dette du Mozambique accumulée depuis l'indépendance du pays, en 1975
L'accord d'annulation de ce reliquat, estimé à 393,4 millions de dollars américains, a été signé mardi à Maputo par le ministre mozambicain des Finances, Manuel Chang, et son homologue portugais, Fernando Teixeira dos Santos. Les négociations relatives à cette annulation avaient commencé en 2005 pour être finalisées il y a quelques mois. S'exprimant au cours de la cérémonie, M. Chang a estimé que l'annulation de cette dette est une reconnaissance par le Portugal des efforts que son pays a déployés pour promouvoir sa croissance et son développement socio-économique. Il a indique que l'argent qui était destiné au remboursement de cette dette permettra de financer le Plan d'action du gouvernement pour la réduction de la misère. De son côté, le ministre portugais a affirmé que l'annulation de la dette du Mozambique allait dans le sens de l'engagement de son pays en tant que membre du Club de Paris d'annuler les dettes des Pays pauvres très endettés (PPTE).
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|  27 juin 2008 | L'Afrique australe concentre les deux tiers des séropositifs au monde
Selon une étude de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, quelque 22,5 millions de personnes vivent avec le VIH en Afrique australe.
L'Afrique subsaharienne concentre environ les deux tiers des séropositifs au monde, relève le Rapport annuel sur les catastrophes dans le monde de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, publié jeudi 26 juin. Et quelque 22,5 millions de personnes vivent avec le virus en Afrique australe. Cela signifie qu'au moins une personne sur dix est séropositive en Afrique du Sud, au Zimbabwe, au Lesotho, au Malawi, au Mozambique, en Namibie, au Swaziland et en Zambie.
A ce titre, l'épidémie de VIH qui touche l'Afrique australe peut être qualifiée, selon la Croix-Rouge, de "catastrophe", au sens où l'entend l'Organisation des nations unies, qui la définit comme une "rupture grave du fonctionnement d'une société, entraînant des pertes en vies humaines, matérielles ou environnementales, dont l'ampleur excède les capacités de ladite société à y faire face".
L'épidémie de VIH a des conséquences sur tous les secteurs de la vie africaine : déclin de la croissance économique, de la productivité et de l'emploi, en passant par l'effondrement des systèmes de santé et d'éducation, les pénuries alimentaires et la multiplication du nombre d'orphelins. "L'ampleur et la gravité de l'épidémie du VIH et du sida auraient pu être limitées, mais l'ignorance, l'opprobre, l'inaction politique, l'indifférence et la négligence ont entraîné des millions de décès", a dénoncé Lindsay Knight, qui a participé à la rédaction du rapport.
Si les personnes les plus pauvres sont les plus vulnérables face au virus, celles qui se déplacent de pays en pays le sont aussi. La main-d'œuvre migratrice, souvent accusée de propager le virus, en serait en fait une victime, selon le rapport.
Le lien entre la guerre et le virus est également étudié : environ la moitié des pays à taux élevés de VIH ont été touchés par un conflit majeur entre 2002 et 2005. La guerre entraîne des viols, des déplacements en masse, ainsi qu'une désorganisation des services de santé, des programmes sociaux et des systèmes d'éducation : autant de facteurs qui contribuent à exacerber le risque d'infection, d'autant que le recours à la prostitution est parfois nécessaire pour survivre. Cependant, le rapport reste prudent sur le lien entre la guerre et le VIH.
Selon le rapport, les aides financières destinées à la lutte contre le VIH et le sida dans les pays à revenu faible ou moyen ont sensiblement augmenté, mais elles restent nettement insuffisantes pour garantir l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux services de soutien.
La recherche contre la malaria primée par l'Espagne
Depuis 1981, la Fondation Prince des Asturies et son président d'honneur, le Prince Felipe des Asturies, remettent les Prix Prince des Asturies, qui récompensent les travaux menés dans huit catégories : Communication et Humanités, Sciences Sociales, Arts, Lettres, Recherche Scientifique et Technique, Coopération Internationale, Concorde et Sports.
Chacun des prix consiste en un diplôme, un symbole (une sculpture de Joan Miró cédée par l'artiste à cet effet), un insigne aux armes de la Fondation et une dotation de 50.000 euros. On peut citer quelques exemples de lauréats : Umberto Eco, Bob Dylan, Arthur Miller, Al Gore, Simone Veil, les Casques Bleus, UNICEF, Médecins sans Frontières ou encore Arantxa Sanchez Vicario.
En Afrique, la recherche d'un médicament et d'un vaccin contre la malaria est primordiale, du fait de la forte mortalité de cette maladie, transmise par piqûres de moustiques. Un exemple, 70% des femmes du Mozambique meurt de la malaria.
Le 28 Mai dernier, la Fondation Prince des Asturies a mis à l'honneur la recherche sur la malaria en Afrique, en attribuant le Prix Prince des Asturies de la Coopération Internationale à quatre centres de recherche africains :
- l'Ifakara Health Research and Development Centre, de Tanzanie (fondé en 1956 par l'Institut Tropical Suisse),
- le Malaria Research and Training Center, du Mali (cofondé en 1989 par l'Institut National des Etats-Unis, l'OMS et la Fondation Rockefeller),
- le Kintampo Health Research Centre, du Ghana (cofondé en 1994 par le Ghana Health Service et le Maternal and Child Epidemiology Unit of the London School of Hygiene and Tropical Medicine),
- le Centro de Investigación de Salud de Manhiça du Mozambique (CISM, fondé en 1998 par l'Hospital Clinic de Barcelone).
Ces quatre centres ont la particularité d'être pilotés par des chercheurs occidentaux, mais la majorité de leur personnel est africain. Le Prix souligne donc à la fois la coopération entre ces centres, qui travaillent de concert dans la lutte contre la malaria, le SIDA, etc., mais aussi la collaboration des centres européens avec l'Afrique afin de lui donner les moyens à l'avenir de réaliser ses propres programmes de recherche.
A l'occasion de ce Prix, le CISM et son directeur-créateur espagnol, le docteur Pedro Alonso, (également directeur du Centro de Salud Internacional de l'Hospital Clinic), commencent à communiquer sur sa nouvelle "arme de destruction massive" de la malaria : un nouveau vaccin en stade d'élaboration qui devrait être prêt d'ici à 2010. Ce vaccin bloquerait le développement du parasite avant le stade mortel, avant qu'il ne se diffuse dans le sang et détruise les globules rouges.
Le Prix Prince des Asturies devrait permettre de réunir des fonds afin d'accélérer la mise au point et la commercialisation de ce traitement.
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|  26 juin 2008 | Plus de sucre pour le Mozambique
Le Mozambique devrait produire près de 295 000 tonnes de sucre cette année, contre 243 860 tonnes en 2007, a rapporté lundi le média local AIM.
Selon le directeur général de l'Association des producteurs de sucre (APAMO), Joao Jeque, les quatre producteurs du pays espèrent battre le record de 265 000 tonnes enregistré en 2005, où les conditions climatiques avaient été favorables.
Jeque a dit à l'AIM que, selon les prévisions de l'APAMO, les fabriques de Xinavane et Maragra, dans la province de Maputo, devraient produire 80 400 et 79 700 tonnes respectivement.
Les fabriques de Sena et Mafambisse, dans la province centrale de Sofala, devraient elles produire 75 000 et 60 000 tonnes.
Les fabriques de Mafambisse et Xinavane appartiennent au groupe sud-africain et elles prévoient d'augmenter leur surface de production afin de profiter de l'initiative « Tout sauf des armes », qui permet au pays pauvres d'exporter vers l'Europe sans droits de douane ni quotas.
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|  22 juin 2008 | Mozambique : hausse de plus 17% des prix d'essence Le gouvernement mozambicain a annoncé vendredi une hausse de plus de 17% des prix d'essence à partir de samedi, a rapporté la presse nationale ATM.
Le prix d'essence passera de 35,49 à 41,62 meticais (24,1 meticais s'échangent contre un dollar) un litre, soit une hausse de 17,3%.
Certes, le prix de gazole reste inchangé à 35,35 meticais un litre. Cela signifie qu'il n'y aura pas de pression sur les tarifs des minibus privés qu'empruntent la plupart des populations à Maputo et dans d'autres villes mozambicaines.
La dernière hausse du prix d'essence remonte au 23 janvier, bien que le gouvernement s'engage à réexaminer les prix de carburants liquides tous les mois et à les corriger en cas où les prix d'importations connaîtrait une fluctuation de 3%.
Depuis le 23 janvier, les cours du brut se balance au niveau de 140 dollars un baril dans la bourse de New York.
La dernière augmentation du prix d'essence a provoqué une hausse de 50% des tarifs des services de transport à Maputo, ce qui a déclenché une émeute le 5 février dernier et une paralysie d'une journée.
Le gouvernement mozambicain a été ensuite forcé de renégocier les tarifs des services de transports avec la Fédération des Associations du transport routier.
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|  20 juin 2008 | La France appuie le secteur de la santé au Mozambique Les gouvernements français et mozambicains ont signé mercredi une convention de financement de 9 millions d'euros pour le secteur de la santé au Mozambique. Le document a été signé entre le gouverneur de la Banque du Mozambique, Ernesto Gove et le représentant de l'Agence française de développement, Thierry Viteau.
M. Gove a déclaré à cette occasion que l'aide française permettra d'étendre les soins de santé primaires et réduire le taux de la mortalité infantile causée par les maladies endémiques comme le SIDA, le paludisme et la tuberculose.
M. Viteau quant à lui, a déclaré que l'aide sera divisée en trois tranches étalées sur trois années pour les bailleurs de fonds communs.
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|  19 juin 2008 | Le Mozambique dispose d'une nouvelle banque d'investissements Le Mozambique dispose d'une nouvelle institution financière dénommée Moza Banco, dont l'objectif est de mettre l'accent sur les investissements, les entreprises et le service bancaire privé, a indiqué la banque mardi à Maputo.
La nouvelle banque est un projet du Mozambique et dont les principaux actionnaires sont Moçambique Capitais, une entreprise locale, et Geocapital, une entreprise basée à Macau, dont les fondateurs sont le magnat de l'industrie de Macau Stanley Ho who, qui a fait fortune dans l'industrie du jeu pendant 35 ans, et l'homme d'affaires portugais, Jorge Ferro Ribeiro.
L'économiste mozambicain Prakesh Ratilal, par ailleurs ancien gouverneur de la Banque du Mozambique, est le président de la nouvelle banque d'investissements.
Moçambique Capitais dispose de 51 pour cent des actions de Moza Banco et réunit plus de 150 investisseurs privés, dont la plupart d'entre eux sont des individuels et des entreprises opérant au Mozambique, contre 49 pour cent pour Geocapital.
Moza Banco dispose d'un capital initial de 15 millions de dollars américains et les actionnaires comptent augmenter dans un an le capital à 20 millions de dollars américains, a affirmé la banque.
L'impact de la xénophobie sur le Mozambique
Il y a un mois, Catarina Manungo, 47 ans, était la propriétaire d'une maison à deux chambres à coucher à Boksburg, en Afrique du Sud où elle vivait avec ses quatre enfants et une petite-fille. Quelques semaines plus tard, Manungo et ses deux plus petits enfants se retrouvent en train de vivre dans une tente à Matola Garre, près de Maputo, la capitale mozambicaine.
Manungo et ses enfants font partie du contingent fort de 37.000 Mozambicains qui ont fui les violences xénophobes en Afrique du Sud au cours du mois dernier. Des dizaines de milliers d'autres immigrés en provenance de partout en Afrique vivent dans des abris pleins de monde en Afrique du Sud. Des responsables à Maputo situent le nombre de Mozambicains tués à 23. Ces violences ont coûté la vie à plus de 50 personnes.
Manungo a rejoint son mari, un mineur, en Afrique du Sud en 1982. Ils ont épargné assez de son salaire pour acheter une maison avant qu'il ne meure en 2003. A l'instar de la plupart des Mozambicains en Afrique du Sud, Manungo travaillait dans le secteur informel, vivotant en vendant des légumes. Elle est restée en Afrique du Sud plutôt que de retourner au Mozambique lorsque la guerre civile a pris fin en 1992, parce qu'elle sentait que les conditions de vie étaient meilleures et n'avait aucune famille chez qui retourner.
Elle dit qu'elle vivait en paix relative avec ses voisins sud-africains jusqu'à ce qu'une bande en maraude ait saccagé sa maison et brûlé une grande partie de ses biens le 21 mai. Elle a réussi à rassembler ses enfants et à fuir. Avec sa voix choquée par l'émotion, elle a déclaré lors d'une réunion convoquée à Maputo la semaine dernière pour discuter des impacts régionaux de la crise, qu'elle n'avait jamais imaginé que quelque chose de la sorte pourrait se produire.
Cette rencontre de 174 représentants d'organisations de la société civile en provenance du Mozambique, de d'Afrique du Sud, du Botswana, de Zambie et du Zimbabwe, a été organisée par le 'Southern African Trust' (SAT) et la Fondation pour le développement communautaire (FDC) du Mozambique, le 10 juin pour évaluer la situation des personnes déplacées par les attaques et examiner les causes premières de ces violences.
La présidente de la FDC, Graça Machel, a déclaré à la rencontre qu'elle avait entendu des explications éreintantes de première main de ces violences lorsqu'elle a visité les centres installés, en Afrique du Sud pour les immigrés en fuite, par le gouvernement et des organisations de la société civile. Machel a indiqué que la plupart de ces personnes déplacées ont exprimé de la colère vis-à-vis des Sud-Africains, mais elle a dit que le défi était de canaliser cette colère et ce désespoir vers une force qui ''nous permettra de dire plus jamais çà. Nous devons trouver des manières pour construire des ponts forts qui nous amèneront là où nous étions avant''.
Machel a affirmé que l'une des causes premières de ces violences était l'afflux d'étrangers dans les villes sud-africaines, couplée avec la migration des Sud-Africains eux-mêmes vers des villes en provenance de la campagne; ajouter les récentes augmentations des prix des denrées alimentaires à cette énorme pression sur les infrastructures urbaines et vous avez un mélange explosif. ''Les banlieues les plus pauvres d'Afrique du Sud n'ont plus la capacité d'absorber plus de personnes. Il n'est plus possible d'y vivre'', a-t-elle souligné.
Machel a rejeté la responsabilité de cette situation sur les modèles de développement que les gouvernements ont adoptés. Si dans le passé, l'Afrique australe a été divisée par le colonialisme et l'apartheid, a-t-elle déclaré, aujourd'hui elle est divisée par la pauvreté. ''L'extrême pauvreté déshumanise les gens et les conduit à la folie'', a-t-elle dit. ''La haine et l'intolérance affichées visaient les conditions dans lesquelles ils vivent. Les populations s'opposaient aux conditions inhumaines dans lesquelles elles vivent''.
Jody Kollapen, président de la Commission des droits de l'Homme d'Afrique du Sud, a déclaré à IPS qu'il était essentiel de traduire en justice les auteurs des crimes odieux enregistrés au cours de ces quelques dernières semaines. Il a ajouté qu'un débat franc sur les réparations était également nécessaire. Mais pour que ce débat soit un succès, il devra inclure un projet de plan de réintégration appuyé par une aide financière afin de permettre aux victimes de la xénophobie de redémarrer. Mais un tel plan devra prendre en compte les Sud-Africains pauvres, afin de ne pas favoriser le ressentiment au sein d'une population qui est tout aussi presque dans un besoin pressant d'assistance.
Le président mozambicain Armando Guebuza a demandé à ses concitoyens de faire montre de tolérance et de s'abstenir de se venger des Sud-Africains. S'adressant aux personnes qui sont retournées dans un centre de transit, Guebuza a décrit les attaques xénophobes en Afrique du sud comme l'œuvre des personnes opposées à l'intégration régionale, qui devrait conduire à une complète liberté de circulation des personnes et des biens à travers la région de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).
''Nous devrons continuer sur le chemin de la solidarité et de l'unité'', a-t-il dit, ''mais nous ne devons jamais opter pour la violence, puisque nous savons très bien ce qu'est le prix de la violence''.
Certains de ceux qui sont rentrés ont dit à Guebuza qu'ils voulaient retourner en Afrique du Sud dès que les conditions le permettraient. Mais d'autres ont été si gravement bouleversés qu'ils ont décidé de rester définitivement au Mozambique. Bien qu'un calme troublé prévale en Afrique du Sud actuellement, Catarina Manungo préfèrerait braver le froid et l'hiver rude qui secouent sa tente exposée que de risquer un retour dans sa maison à Boksburg. ''C'est mieux de dormir dans une tente sous un arbre que de retourner pour Dieu sait quoi''.
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|  17 juin 2008 |  Le Mozambique construira une usine de médicaments pour le VIH/SIDA
Le Mozambique construira prochainement une usine de médicaments anti-rétroviraux pour traiter le virus du VIH/SIDA, la malaria et d'autres maladies. Le Mozambique a été durement touché par l'épidémie de SIDA, avec près de 1,6 millions de ses 20 millions d'habitants qui seraient infectés par le VIH.
Le Mozambique a approuvé la construction d'une usine pharmaceutique de 23 millions de dollars qui fabriquera des médicaments pour traiter le VIH/SIDA, la malaria, et d'autres maladies, d'après ce qu'a indiqué le ministre de la santé du pays vendredi.
Cette ancienne colonie portugaise a été durement touchée par l'épidémie de SIDA, avec près de 1,6 millions de ses 20 millions d'habitants qui seraient infectés par le VIH. Seulement une fraction de ces malades ayant besoin d'anti-rétroviraux est soignée.
C'est le président du Brésil Luiz Inacio da Silva qui a le premier proposé de construire l'usine de fabrication de médicaments au Mozambique, lors d'une visite officielle dans le pays en 2004.
Luiz Inacio Lula da Silva avait déclaré qu'il voulait que les médicaments fabriqués dans l'usine soient distribués aux autres nations d'Afrique.
Le Brésil a déclaré que l'utilisation de médicaments anti-rétroviraux génériques avait divisé par deux le taux de mortalité du SIDA
« Nous essayons d'organiser le traitement de l'installation de l'usine de médicaments anti-rétroviraux. Tout a été accepté en amont » a indiqué le Ministre de la Santé du Mozambique, Aida Libombo à Reuters.
« Cela ne fait aucun doute : nous allons la construire » a ajouté le Ministre en parlant de l'usine de médicaments.
Le Mozambique prévoit d'augmenter les financements pour la centrale provenant de donateurs internationaux.
Aida Libombo n'a pas indiqué quand l'usine commencerait la production et on ne sait pas encore si une compagnie pharmaceutique majeure sera impliquée dans l'opération.
Le Brésil, qui est un leader de l'industrie de médicaments, contrôlera la qualité et les transferts de technologie de l'usine du Mozambique, qui produira un grand nombre de médicaments, y compris des anti-rétroviraux génériques pour lutter contre le VIH/SIDA.
Le Mozambique, qui est l'une des nations les plus pauvres du continent africain, lutte pour trouver de l'argent pour reconstruire son système de santé dilapidé, qui a été négligé pendant les dix-sept années de guerre civile qui a pris fin en 1992.
Le gouvernement du Mozambique a déclaré cette semaine qu'il n'y avait pas assez d'individus qui cherchaient à avoir des anti-rétroviraux. Le gouvernement souhaite donc renforcer les programmes d'éducation au VIH/SIDA pour encourager les personnes infectées à se procurer les médicaments.
Près de 500 habitants du Mozambique sont infectés avec le VIH.SIDA chaque jour.
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|  12 juin 2008 | Mme Mandela veut prévenir des règlements de compte en Afrique du sud L'ancienne Première Dame du Mozambique, actuelle épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, a appelé mercredi, la société civile sud-africaine, à promouvoir l'harmonie et la solidarité entre les populations de l'Afrique australe, en vue d'éviter une éventuelle révolte des milliers de personnes rapatriées qui ont fui la violence xénophobe qui a fait jusqu'ici 62 morts et plus de 50000 autres déplacés au cours des quatre derniers mois.
Mme Mandela a déclaré lors d'un entretien à APA que cela va permettre aux auteurs de la violence de transformer leur haine et désespoir en actions positives pour chercher de meilleures solutions à leurs problèmes.
« Il faut de la solidarité et de l'harmonie. J'encourage la société civile sud-africaine à jouer ce rôle », a-t-elle répondu quand on lui a demandé de proposer des solutions éventuelles au problème qui est à l'origine des attaques contre des immigrés africains vivant dans des camps spontanés en Afrique du Sud dont les Zimbabwéens, les Malawites et les Mozambicains ont payé le plus lourd tribut.
« Le désespoir amène les gens à faire des choses horribles », a-t-elle ajouté.
Plus de 37000 Mozambicains sont retournés au bercail mais d'autres sont toujours hébergés dans des camps de réfugiés couverts de tentes dans le pays.
« Ils vont passer les premières semaines à pleurer sur l'épaule de leurs familles pour avoir tout perdu. Ils iront ensuite se plaindre auprès du gouvernement et au bout du compte vont se révolter contre le gouvernement et tous ceux qui gravitent autour », a averti Machel.
Mardi, l'ONG de Graça Machel, la Fondation pour le développement de la communauté (FDC), a organisé une conférence régionale sur l'impact du nettoyage ethnique qui a éclaté après que de pauvres habitants eurent accusé les immigrés de leur voler leur travail et d'accroître les taux de criminalité dans le pays.
La conférence a réuni 174 délégués du Mozambique, de l'Afrique du Sud, du Botswana, de la Zambie et du Zimbabwe.
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|  6 juin 2008 |  Des firmes canadiennes injectent 150 millions de dollars dans les biocarburants au Mozambique Odeveza, un joint venture de deux firmes mozambicaine et canadienne, a annoncé un ambitieux programme d'investissement de 150 millions de dollars d'ici à 2014 au niveau des provinces de Manica et de Sofala, dans le cadre d'un projet de production de biocarburant à partir de la jatrophe, a indiqué une autorité de la compagnie.
Le directeur de la compagnie, Fernando Azevedo, a confié mercredi aux journalistes, à Maputo, que toutes les conditions seront réunies d'ici à 2014 pour construire une usine de production de biodiesel à Dondo, une localité située dans la province de Sofala.
L'objectif est d'approvisionner le marché mozambicain et exporter vers les Etats-Unis et l'Europe, a annoncé M. Azevedo.
«Les 150 millions de dollars d'investissements visent à produire de la jatrophe à grande quantité pour les besoins de l'extraction de biodiesel dans une zone de plus de 70 000 hectares de terre identités à Barua et de Gondola, des localités situées dans la province de Manica, et à Buzi, dans la province de Sofala », a-t-il indiqué.
Le gouvernement mozambicain envisage d'accélérer les installations de la structure pour la production de biodiesel extrait de la jatrophe, une plante oléagineuse utilisée dans la production d'alcool dérivé de la canne à sucre.
Les raisons de la crise alimentaire
Dans certains pays d'Afrique, les prix des denrées de base ont doublé, parfois triplé. Aujourd'hui, le continent africain importe ses denrées de base, alors qu'il aurait les moyens d'en produire.
Le prix des céréales flambent. Et l'Afrique s'embrase. En février dernier, les émeutes de la faim ont fait 40 morts au Cameroun. De violents incidents ont éclaté au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Sénégal, ou encore au Mozambique.
Les populations africaines, Soudan, Malawi et Zimbabwe en tête, sont les plus menacées par la famine. Fragilisé par les aléas climatiques et les conflits, le continent africain dépend alimentairement de l'étranger. Une dépendance et un désintérêt pour les cultures vivrières qui reflètent les choix politiques des gouvernements nationaux.
Selon Yves Berthelot, ancien fonctionnaire des Nations-Unies et actuel président du Comité français pour la solidarité, dans les années 80 et 90, la priorité a été donnée à l'industrialisation, au développement des services et du tourisme. Cela s'est traduit, dans quasiment tous les pays, par la chute des budgets nationaux consacrés à l'agriculture.
Ces choix nationaux ont été confortés par l'orthodoxie des institutions internationales. Partout, le FMI a imposé l'ouverture des marchés et les cultures d'exportation. Pour les pays pauvres, leurs ventes ont servi à rembourser la dette. Coton, canne à sucre, café, cacao, impossible pour ces produits de la monoculture de rivaliser avec la production du Nord hypersubventionnée, qui inondent les marchés du Sud. Conséquences : l' appauvrissemnet des petits paysans du Sud, le plus souvent contraints à l'exode rurale ou à l'immigration.
Sur la même période, les aides internationales et les prêts accordés par la banque mondiale ont chuté.
A cela s'ajoutent l'absence de maîtrise de l'eau, les difficulté d'accès aux semences et aux engrais, le manque d'infrastructures de stockage et de transport. Autant de freins au développement et à la modernisation du secteur agricole.
La crise actuelle sans précédent pourrait marquer le début d'un changement de politique, avec comme objectif l'autosuffisance alimentaire. Ce sera peut-être pour dans quelques années.
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|  5 juin 2008 |  Graça Machel au Cameroun Graça Machel, l'épouse du «démiurge» Nelson Mandela au Cameroun depuis le 03 juin 2008, est en visite de travail pour une durée de six jours.
C'est dans le cadre du Mécanisme Africain d'évaluation par les Pairs, (MAEP). Il s'agit d'un organe créé par les Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) en 2002.
Le MAEP est donc un prolongement de l'UA qui prône la bonne gouvernance, à travers l'amélioration des méthodes de gestion de ses Etats. Graça MACHEL a été reçue dans la matinée d'hier, par le Ministre des Relations Extérieures, Henri EYEBE AYISSI.
Veuve du premier président mozambicain, Samora MACHEL, et aujourd'hui épouse de Nelson Mandela, Graça Machel est l'une des figures emblématiques du continent africain.
Ses efforts inlassables en faveur des enfants victimes de la guerre, des femmes, de l'éducation et de la reconstruction de son pays natal, le Mozambique, lui ont valu de nombreuses récompenses internationales.
Alors qu'elle mène de brillantes études à l'Université de Lisbonne, Graça Simbine soutient le Front de Libération du Mozambique (Frelimo) dans sa lutte contre le joug portugais qui devra déclarer forfait en 1975. Elle épouse le premier Président du Mozambique, Samora Machel puis est nommée Ministre de l'Éducation et de la Culture en 1983.
Devenant l'une des plus puissantes voix anti-apartheid du Mozambique, Madame Machel œuvre en faveur d'une éducation universelle et parvient à faire considérablement chuter le taux d'analphabétisme malgré une guerre civile écrasante. Et la mort subite de son mari en 1986 la poussera à intensifier ses engagements...
Aujourd'hui ambassadrice de l'UNICEF, Graça Machel ne cesse d'interpeller l'opinion internationale sur le sort des enfants et sur le rôle de l'éducation et des femmes dans l'édification de la paix.
Cette grande dame vient récemment de proposer, avec Nelson Mandela son époux depuis 1998, un partenariat mondial en faveur des enfants victimes de conflits. Parmi ses nombreuses activités, elle est actuellement Présidente de la commission nationale de l'UNESCO au Mozambique et siège dans de nombreuses organisations à travers le monde.
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|  4 juin 2008 |  Afrique du Sud: premier camp officiel pour les déplacés des attaques xénophobes
JOHANNESBURG (AFP) — Les autorités sud-africaines ont commencé dimanche à transférer certains immigrés des commissariats et bâtiments publics de Johannesburg, où ils s'étaient réfugiés pendant la vague de violences xénophobes, jusqu'à des campements organisés.
"Trois bus ont transporté des immigrés du commissariat de Rabie Ridge jusqu'à un camp provisoire à Contryview, à Midrand" au nord de Johannesburg, en début d'après-midi, a déclaré Thabo Masebe, porte-parole de la province du Gauteng.
Au total, le gouvernement provincial prévoit de loger près de 10.000 personnes pendant 6 à 8 semaines dans 10 abris dans les environs de la capitale économique d'Afrique du Sud, a-t-il précisé.
Sept sites devaient être ouverts dimanche mais "on a pris du retard pour de nombreuses raisons", a-t-il dit. "Certains camps ne sont pas prêts et on va devoir reporter leur ouverture à demain."
Les déplacés seront logés sous des tentes de cinq personnes et auront "accès à des toilettes, des espaces pour l'hygiène, des coins cuisines. Nous leur fournirons également des soins médicaux de base", a-t-il poursuivi, en assurant qu'il s'agissait "d'une énorme amélioration par rapport à leurs conditions de vie actuelles".
Des attaques anti-immigrés avaient commencé le 11 mai dans un quartier pauvre de Johannesburg avant de se propager à toutes les provinces du pays. Pendant les deux semaines de violences, 62 personnes ont été tuées et 670 blessées, selon la police.
Des dizaines de milliers d'étrangers 35.000 selon l'État, 100.000 selon les ONG sont rentrés dans leur pays ou se sont réfugiés dans des commissariats, des églises ou des mairies.
Plusieurs organisations ont déploré les conditions de vie dans ces abris, où il n'y avait ni eau, ni toilettes, ni toît, alors que les températures nocturnes frôlent zéro en ce début d'hiver australe.
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|  4 juin 2008 | FAO: Charles Michel a débloqué 18 millions pour l'aide alimentaire
Le ministre de la Coopération au développement ( de Belgique (ndlr)), Charles Michel, a annoncé avoir débloqué 18 millions d'euros d'aide alimentaire en réaction à la hausse des prix dans la République Démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, le Burundi, le Mozambique et la Palestine.
Outre l'aide à ces pays partenaires, M. Michel a également débloqué 500.000 euros pour l'Ethiopie. Le ministre, doit prendre la parole, mercredi matin à Rome, au Sommet de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur la sécurité alimentaire. Il s'était engagé dès lundi à porter en deux ans à 10 pc la part du secteur agricole et du développement rural dans son budget, afin de lutter contre la crise alimentaire dans les pays du Tiers Monde
Rapatriement des corps de trois Mozambicains d'Afrique du Sud
MAPUTO, 2 juin (Xinhua) -- Les corps de trois Mozambicains tués dans les violences xénophobes en Afrique du Sud ont été rapatriés dimanche, a rapporté lundi l'agence de presse mozambicaine AIM.
Les trois victimes sont respectivement de 22, 24 et 22 ans. Selon Casimiro Abreu, directeur général adjoint de l'Institut national de la gestion des désastres (INGC), les corps des autres victimes seront rapatriés au Mozambique dans les jours prochains.
Plus de 35.000 ressortissants mozambicains sont rentrés d'Afrique du Sud. Le gouvernement mozambicain a fourni un secours à chacune des familles affectées par la vague de violences, dont 150 kg de riz, 20 kg de sucre, 5 litres d'huile alimentaire.
Le retour des Mozambicains d'Afrique du Sud a bénéficié du soutien financier de la société pétrochimique sud-africaine Sasol, qui a remis 1,27 million de meticais (50.800 dollars) à l'INGC samedi.
Environ 12.000 Mozambicains se trouvent encore dans des centres d'accueil en Afrique du Sud.
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|  2 juin 2008 | Le baril de poudre sud-africain
L''horreur a fait le tour du monde: l'image d'un homme qui brûle, seul, dans le ghetto Ramaphosa près de Johannesburg. Baptisé le «flaming man» (l'homme en flammes), il est devenu le symbole de la guerre xénophobe qui a éclaté en Afrique du Sud. Cela a pris une semaine avant d'identifier ce bouc émissaire. Il s'appelait Ernesto Alfabeto Nhumuave, un père de famille, un mari et un frère, arrivé du Mozambique il y a trois mois, saoulé d'histoires qu'il a entendues au sujet de la «Ville d'or» (City of Gold), Johannesburg, et de sa chance d'y trouver une «vie meilleure».
Son salaire de gardien de sécurité ne lui permettait pas de soutenir sa famille et il fut attiré, comme les sept-huit-neuf autres millions de réfugiés – personne ne le sait vraiment –, par la démocratie et l'économie fonctionnelles du pays le plus riche du continent.
Des milliers arrivent ainsi tous les jours en Afrique du Sud et s'entassent dans les ghettos et les camps de squatters déjà bondés des grandes villes, où les services sont presque inexistants. Et le logement une denrée rare.
Les très pauvres du Zimbabwe, du Mozambique, de l'Angola, du Malawi, du Nigeria, et d'ailleurs en Afrique s'installent chez les plus pauvres d'Afrique du Sud.
Situation explosive
Il y a quatre ans déjà, Desmond Tutu avait prévenu le gouvernement qu'une «situation explosive» se préparait à cause de l'écart grandissant entre riches et pauvres: 47% de la population d'Afrique du Sud vit dans la pauvreté ! «Nous sommes assis sur un baril de poudre», avait averti le Nobel de la paix de 1984.
Et il y a un mois seulement, les ambassades africaines avaient prévenu le gouvernement sud-africain d'attaques xénophobes imminentes disant que les bidonvilles ne pouvaient plus absorber ce flot continu de masses d'indigents.
Le «baril de poudre» a pris feu lorsque des résidants du ghetto d'Alexandra, à Johannesburg, exaspérés par l'inaction de la police face au crime et par celle du gouvernement pour les services essentiels, ont décrété que les étrangers sont la cause de la misère, de la souffrance et du crime; qu'ils volent les jobs, les logements, les femmes, même.
Les immigrants arrivent par les frontières poreuses du pays, ou entrent grâce à des douaniers vénaux. Certains réussissent à obtenir un carnet d'identité sur le marché noir et passent ainsi devant les Sud-Africains dans la longue file d'attente pour une maison, de l'eau, de l'électricité, le téléphone. Ou un job.
Ils travaillent pour une fraction du salaire d'un Sud-Africain, et pour deux fois les heures, car ils sont ici pour soutenir une famille, quelque part là-bas. Furie innommable
L'ampleur et la vitesse de la propagation de la violence aux quatre coins du pays ont pris de court le gouvernement, qui a dû faire appel à l'armée pour arrêter les instigateurs des attaques. Et ils sont nombreux.
Ils proviennent de bassins d'hommes faciles à convaincre d'aller se battre, qui n'ont rien à perdre, qui vivent dans des conditions abominables où l'alcool et la drogue sont moins rares que la nourriture.
Parmi le chaos politique, économique et social, comme toujours dans ces situations, des gangs de rue en profitent pour piller, vandaliser et même violer. Et dans la mêlée, des Sud-Africains sont aussi tués.
Ceux et celles qui ont épousé des étrangers, qui vivent ici depuis une, deux ou trois décennies, font partie des victimes qui s'entassent, elles, dans des abris de fortune, des tentes, des églises, des postes de police, des champs. Et des dizaines de milliers retournent chez eux, laissant tout derrière eux, pour fuir cette furie innommable.
Honte d'être sud-africain
Le gouvernement est montré du doigt : pour ses politiques économiques, qui ont peut-être permis au pays de se positionner sur le marché mondial, mais qui ont négligé la grande pauvreté dans laquelle vit la moitié de sa population ; pour sa diplomatie tranquille envers son voisin, le Zimbabwe, qui a déjà déversé le quart de sa population affamée en Afrique du Sud; pour sa mauvaise gestion de l'immigration; pour son silence et son absence de plans concrets depuis le début des violences.
«Où sont nos leaders?» ont titré les journaux plus d'une fois. Finalement, deux semaines après le début des violences, le président Thabo Mbeki a appelé au calme et à la tolérance. Il a rappelé que ces gens qu'on attaque viennent de pays qui ont hébergé, pendant longtemps, des militants antiapartheid et qui ont activement soutenu la lutte pour la libération de l'Afrique du Sud.
«J'ai honte d'être sud-africain», entend-on partout. Les gens clament haut et fort que ce n'est pas là le reflet de la société sud-africaine et de ses valeurs. À la radio et dans la presse, on ne cesse de répéter les mots de Nelson Mandela, lorsqu'il a prêté serment devant la nation, le 10 mai 1994: Jamais, plus jamais cette magnifique terre verra-t-elle l'oppression des uns par les autres...
La crise en chiffres
21: Nombre de jours depuis le début des attaques
56: Nombre de morts
1000: Nombre d'arrestations
51 000: Personnes déplacées
41: Nombre d'abris de secours installés dans la seule province de Gauteng
17 324: Nombre de personnes dans les 41 abris
30 000: Nombre de Mozambicains et de Zimbabwéens retournés chez eux
3 000 000: Nombre estimé de Zimbabwéens en Afrique du Sud
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|  29 mai 2008 | ÉCOTOURISME AU MOZAMBIQUE : Gorongosa, le paradis oublié Ravagée par la guerre civile, l'une des plus belles réserves d'Afrique retrouve sa splendeur grâce à un mécène venu de la Silicon Valley. Un enfant en guenilles et pieds nus, comme les autres. Un ballon fait de bouts de chiffons. Une terre rouge qui colle à la peau. Une école en roseaux, où les briques provenant d'une maison coloniale servent au moins à une chose : elles tiennent lieu de bancs. L'ombre d'un arbre centenaire abrite la morne lassitude des hommes qui sont assis là, pendant que les femmes s'épuisent dans la machamba [jardins communaux]. Les contours chancelants de deux cages [de football] sur ce terrain bombé au faîte d'une montagne. Et voici que le XXIe siècle fait irruption, venant du ciel, dans cette localité du bout du monde, à Nhancucu, province de Sofala, bien à l'intérieur du Mozambique. Un village perdu où les gens parlent très peu le portugais (ils utilisent le sena ou le chi-gorongosi, une des nombreuses langues des 22 ethnies mozambicaines). Un hélicoptère se pose. En sort un Etasunien milliardaire, Greg Carr. C'est un “génie de l'informatique” qui a inventé des boîtes de messagerie et qui, un jour, a tout abandonné pour consacrer sa fortune à la réhabilitation de la réserve de Gorongosa. Un gamin lui tend la main en lançant un inattendu : “Good morning, sir. How are you ?” Greg Carr n'en revient pas : il ne s'attendait pas à entendre sa langue maternelle dans cette contrée lointaine. Tonga Torcida, 17 ans mais qui fait beaucoup plus jeune, a dit les mots qu'il fallait, au bon moment et dans la bonne langue. Aujourd'hui, il se promène à loisir dans le campement de Chitengo, avec une carte de stagiaire du parc national de Gorongosa. Il accompagne des touristes dans des safaris photo : il étudie la faune, s'entraîne à repérer des animaux camouflés dans la brousse. De l'époque de la guerre, pendant laquelle les personnes réfugiées dans les montagnes n'avaient presque rien à manger, encore moins pour s'habiller, il ne garde que les histoires que ses parents lui ont racontées. Il a une bourse de la fondation Carr, un vélo, une radio, des lunettes dernier cri, offertes par Greg, et, dit-on, un avenir assuré. Dans un pays de 18,5 millions d'habitants qui a occupé les profondeurs des classements mondiaux en termes de pauvreté et de détresse humaine, c'est d'avenir qu'on parle – bien qu'il ne soit pas nécessairement garanti. Pendant seize ans, la durée de la guerre civile (1976-1992), conjuguer le présent était déjà difficile. Aujourd'hui, les formes verbales au futur sont admises quand on parle des lendemains mozambicains. Lorsqu'un Mozambicain parle d'avant, il est bon de vérifier au préalable de quel “avant” il s'agit : celui de l'époque coloniale ? Celui de la guerre d'indépendance ? Celui des années du parti unique au pouvoir (1975-1990) ? Celui de la guerre contre eux-mêmes ? Tout est en marche maintenant. Mais dans quelle direction ? On pense à un naufrage : quand on a touché le fond, on ne peut que remonter, à l'image des indices macroéconomiques, qui sont en hausse. Le cycle de la maturité démocratique progresse plus difficilement : le parti au pouvoir [le Front de libération du Mozambique (FRELIMO), a conduit dès le début des années 1960 la lutte pour l'indépendance du pays] s'est renforcé. L'opposition, essentiellement la Résistance nationale mozambicaine (RENAMO), est en miettes. L'alternance n'a jamais été effective. Et, comme le souligne un Mozambicain, “nous avons importé la démocratie, mais aussi un ordre néolibéral. Et, parfois, on transpire beaucoup, ici en Afrique, dans une veste occidentale.” Le village de Vinho est situé sur les bords du fleuve Pungue. Il compte 400 enfants pour 960 habitants. Des bandes de gamins aux pieds nus, beaucoup plus étonnés par leur image sur l'écran d'un appareil photo numérique que par la charge d'un éléphant. Quelques vélos ont fait leur apparition. Posséder un vélo est un signe extérieur de richesse. Il en coûte 1 500 meticals [40 euros], soit un peu moins d'un mois du salaire minimum (1 700 meticals). Leur présence ici n'est pas le fait du hasard. Cela fait deux ans que Greg Carr a lancé son projet de réhabilitation du parc de Gorongosa, en partenariat avec les autorités mozambicaines. Il y a 200 habitants de Vinho parmi les 670 employés du parc. Que deviendrait cette terre du bout du monde sans le plus grand employeur de la région ? Un groupe qui attend sagement le salaire mensuel, dans le campement de Chitengo, hausse les épaules : “Machamba…” La maison en boue séchée du chef du village, Joaquim Corunhai, environ 70 ans, 16 enfants, deux femmes, est visible dès l'entrée de Vinho pour ceux qui arrivent en canoë. “Maintenant, tout va très bien”, affirme-t-il dans un portugais rudimentaire. Avant c'était pire. Son “avant” à lui, c'est celui de l'époque coloniale, où on l'obligeait à payer un impôt et où on le traitait de nègre. C'est aussi l'“avant” de la guerre civile, où celui qui ne mourrait pas de faim ou n'était pas victime du conflit errait à la recherche d'un abri.
Voyage Il fut le premier, à la fin de la guerre, à revenir dans un village fantôme. Les enfants de Vinho n'ont pas vu tout cela, mais ils ont déjà eu des amis morts du paludisme, de la dysenterie, et même du sida. Dans quelque temps, ils auront sans doute un nouvel “avant” à raconter. Une nouvelle école, avec matériel informatique, Internet et panneaux solaires, va bientôt voir le jour grâce à la fondation Carr à la place de l'ancienne cahute de boue séchée et de roseaux. Pas très loin, on trouve une pompe à eau et un hôpital construits par la fondation. Jusqu'ici, on faisait appel aux guérisseurs, en plus du poste de secours du parc, qui reçoit environ 130 personnes par jour. Soro Filipe, 47 ans, a quelque chose d'un magicien : il parvient à tirer des notes de musique d'un improbable instrument qu'il a lui-même fabriqué. Il travaille à Chitengo, comme répétiteur. Adolescent, il s'occupait des enfants blancs durant la période faste de Gorongosa, avant l'indépendance, où l'on trouvait la plus grande densité d'animaux de la planète, et où l'on accueillait 22 000 touristes par an. “On a davantage de liberté maintenant, on peut sortir sans avoir besoin d'autorisation.” On a la sensation qu'il leur est plus facile de se souvenir des temps coloniaux que des seize années de la guerre. Il y a sans doute de la pudeur, et beaucoup de réticence à rouvrir les vieilles blessures. “La question n'est pas de savoir qui a tué, mais comment”, nous avait dit un habitant de Beira. “Ils ont tout mangé”, explique Soro avec un grand geste. Après la guerre civile, on ne trouvait que des ruines et des ossements d'animaux. Gorongosa (territoire de la RENAMO) fut un couloir de guerre, un lieu de tranchées où se déroulèrent des combats parmi les plus meurtriers. On tirait sur tout ce qui bougeait et tout ce qui était touché finissait dans l'assiette. Les descriptions anciennes de troupeaux de milliers d'herbivores, “comme une mer agitée traversant la plaine”, devinrent caduques. Plus aucun rhinocéros, plus aucune hyène, cinq gnous bleu (ils étaient 5 500), deux zèbres (au lieu de 6 000), 50 buffles (au lieu de 14 000), 30 éléphants (au lieu de 4 000), 30 lions (au lieu de 300), etc. Baldeu Chande, le directeur du parc, nommé par le gouvernement, fut de ceux qui vécurent l'euphorie de la récupération de la souveraineté de Gorongosa, au lendemain de l'indépendance, et le désarroi face au chaos et à la désolation, conséquences de la guerre civile. Il a contribué à la “réconciliation nationale” en recrutant du personnel issu des deux guérillas ennemies. Gorongosa n'est pas seulement un parc naturel. Pour les Mozambicains, c'est une sorte de symbole national. C'est le cœur du Mozambique, victime d'un long arrêt cardiaque mais qui bat de nouveau, grâce à une injection de 25 millions d'euros. L'Arche de Noé est repassée. Les animaux sont revenus, nombre d'entre eux proviennent du Zimbabwe, d'Afrique du Sud ou d'autres parcs mozambicains. On a reconstruit les bungalows et de nouvelles habitations, avec un confort inimaginable pour qui se trouve au milieu de la jungle : Gorongosa s'est engagé sur la voie de l'écotourisme international. “C'est un projet sur trente ans”, confirme le “génie de l'informatique”. Greg Carr utilise la table du restaurant de Chitengo pour nous expliquer en quoi cette zone du Mozambique est importante géographiquement et pourquoi elle le pousse à s'exiler ici la moitié de l'année. Il dessine des tracés imaginaires, un défilé de vallées jusqu'à atteindre un point, Gorongosa, où tous les cours d'eau convergent et où se croisent toutes les biodiversités. Il parle longuement en observant au passage deux énormes lézards qui sautent des arbres sur les tables, concentrés sur leur étrange rituel, totalement indifférents à la présence humaine. Greg aime les animaux, il n'y a pas de doute, mais en vérité il aime encore plus les gens. Il croit au développement durable. Il m'explique que “plus d'équilibre apporté à l'écosystème, c'est autant de bénéfice en plus pour les communautés”. Ce n'est vraiment pas un Américain typique, cet homme qui lit Euripide, qui tente d'apprendre le portugais avec les populations locales, qui dîne le soir avec son staff et ne quitte jamais son portable. Le lendemain de l'interview, nous l'avons croisé, brûlé par le soleil. Il revenait, seul, d'une virée dans des villages éloignés à travers des chemins de poussière rouge. Il était allé faire une enquête, nous a-t-il dit, pour mieux savoir quelles sont les véritables priorités des gens. Ses conclusions : d'abord l'eau et l'électricité, puis un marché. Le Portugais Vasco Galante, responsable de la communication du parc, est son bras droit. Au-delà de toutes les connotations symboliques, il confirme que Gorongosa est un endroit à part. Rien à voir avec le célèbre parc Kruger [en Afrique du Sud]. On ne compare pas une plage déserte de Porto Santo [une île de l'archipel de Madère] aux bandes de sable piétinées de la Costa da Caparica [longues plages très fréquentées au sud de Lisbonne]. “Ici, il n'y a pas de goudron ni de files de voitures. Ce n'est pas un zoo à ciel ouvert. Gorongosa est sauvage. On y sent l'Afrique.” On sent l'Afrique dès quatre heures et demie du matin, avec un brouhaha assorti d'innombrables chants d'oiseaux : c'est le service chargé du réveil du parc. On sent l'Afrique en écoutant les rugissements nocturnes des lions, ou les galagos, des primates dont le cri ressemble à des pleurs de bébé. On la sent lorsqu'on traverse une zone où les arbustes ont été détruits par les éléphants, ou lorsqu'on arrête la Jeep pour laisser passer une colonne d'énormes fourmis magnans. Lorsqu'on contemple le cadavre d'un phacochère en sang après l'assaut d'un mâle rival. Lorsqu'on surprend les courses trompeuses des perdrix – le symbole de la RENAMO, car “elles ne se laissent pas apprivoiser”. Ou encore lorsqu'on voit l'indifférence d'un groupe de lionnes pour la présence humaine, en fin d'après-midi, à l'heure de la chasse. La voiture est au point mort. Une attaque de lion peut se produire en quelques secondes. Mais le vétérinaire me rassure : “Nous ne sommes pas des proies intéressantes.”
Les exportations de poissons d'eau douce rapportent 5 millions de dollars par an au Mozambique
Ces trois dernières années, le Mozambique a obtenu près de 5 millions de dollars américains par an de l'exportation de kapenta, poisson d'eau douce parfois connu sous le nom de sardine de Tanganyika, a rapporté mercredi le média local AIM.
Le directeur national de l'administration de la pêche, Ivine Licucha, a déclaré que 13 000 tonnes de kapenta ont été pêchées dans le lac Cahora Bassa, dans la province ouest de Tete en 2005, contre 16 000 tonnes en 2006, mais seulement 8 000 tonnes en 2007. En terme de gains, les exportations ont rapporté 4,3 millions de dollars en 2005, 7,6 millions de dollars en 2006, mais seulement 2, 7 millions en 2007.
M. Lichucha a déclaré que la raison du déclin enregistré en 2007 est la crise économique au Zimbabwe. Outre le marché zimbabwéen, des petites quantités de kapenta sont vendues en Zambie, au Malawi, en Afrique du Sud et en République démocratique du Congo.
Les propriétaires de la flotte de pêche de Cahora Bassa pensent que les prix élevés du carburant rendent également la vie difficile. M. Lichucha a ajouté que la pêche contribue à hauteur de 3 % au Produit national brut (PNB), et le kapenta seul, à 0,5 %.
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|  27 mai 2008 | Guebuza appelle les Mozambicains à ne pas se venger contre les Sud-africains APA-Maputo (Mozambique) Le président mozambicain, Armando Guebuza, a appelé lundi ses concitoyens à ne pas se venger contre les Sud-africains après les attaques xénophobes contre les immigrants ayant fait jusqu'ici 50 morts et déplacés des milliers de personnes.
«La réponse doit être celle de l'unité et de la solidarité, mais jamais la vengeance », a-t-il confié aux rapatriés logés dans un centre de transit mis sur pied par le gouvernement pour recevoir les réfugiés ayant fui les attaques xénophobes en Afrique du Sud.
«Nous devons continuer sur le chemin de la solidarité et de l'unité, mais nous ne devons opter pour la violence, puisque nous savons très bien ce qu'en est le prix », a-t-il lancé.
Plus de 26 000 Mozambicains ont retourné au bercail, après avoir été la cible d'attaques anti-immigrants africains perpétrées par des bandes armées de couteaux, de fusils et de pierres, le 11 mai dernier. Les violences xénophobes se sont étendues aux autres provinces sud-africaines.
Le gouvernement indique que 23 ressortissant mozambicains ont été tués lors de ces attaques xénophobes.
Le président Guebuza a aussi ajouté que les Mozambicains qui ont souffert entre les mains de ces bandes armées se trouvent actuellement dans une situation très difficile et ceux qui ont fui ont perdu leurs biens et plusieurs autres sont sévèrement traumatisés par leurs expériences.
Certains rapatriés ont confié à Guebuza qu'ils vont retourner en Afrique du Sud dès que les conditions le permettront, tandis que d'autres ont juré de rester au Mozambique après les expériences amères qu'ils ont vécues dans ce pays.
Cependant, le chef de l'État a décrit le nettoyage ethnique en Afrique du Sud comme étant l'oeuvre de ceux qui s'opposent à l'intégration régionale qui doit normalement mener vers la liberté totale de mouvement des populations et des biens au sein de la région de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).
Les Sud-africains accusent les étrangers, notamment les Mozambicains et les Zimbabwéens, de voler leurs emplois et d'accroître la criminalité dans le pays.
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|  27 mai 2008 | MOZAMBIQUE: Des Mozambicains fuient l`Afrique du Sud
"Maman, je suis rentrée, mais j`ai tout perdu!" se lamente Odete Pinho sur le quai de la gare de Maputo. Comme des milliers de ses compatriotes, cette Mozambicaine a fui l`Afrique du Sud voisine, ravagée par deux semaines de violences contre les immigrés.
Cette jeune femme de 25 ans a sauté dans un train affrété par son gouvernement avec pour seul bagage un balluchon de vêtements. "Je voulais juste rentrer à la maison pour être avec ma famille. J`ai de la chance d`être en vie", confie-t-elle à l`AFP.
Sur le quai, des rapatriés poussent des vélos ou des poussettes, d`autres portent des cabas remplis d`oeufs, de pain ou d`huile de cuisine, denrées chères au Mozambique. Plus démunie, Maria Alzarina ne transporte qu`un chemisier et un pull over roulés dans un sac en plastique jaune. "J`ai tout perdu", explique-t-elle en racontant l`attaque de sa masure à Germiston.
Cette banlieue, à l`est de Johannesburg, a été surtout affectée par des violences xénophobes qui ont fait 50 morts et des centaines de blessés en Afrique du Sud depuis le 11 mai.
Des voyous "ont enfoncé les portes et ont volé tous nos biens", poursuit Maria Alzarina en criant vengeance: les Sud-Africains qui vivent au Mozambique "devraient faire l`expérience de ce que leurs frères nous ont fait!".
Joao Ribeiro, le directeur de l`Institut national de gestion des catastrophes, a indiqué à l`AFP que plus de 26.000 de ses compatriotes avaient décidé de rentrer. Cette crise "nous a pris par surprise, mais nous allons réussir à gérer la situation", a-t-il assuré, en mentionnant les 19 bus affrétés par le gouvernement et les trois centres de transit ouverts autour de Maputo.
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|  25 mai 2008 | Les donateurs étrangers réduisent l'aide au Mozambique
Les 19 agences donatrices et de financement soutenant le budget de l'État mozambicain ont promis jeudi, un total de 774,3 millions de dollars pour 2009, mais deux donateurs, la Suède et la Suisse, ont réduit leur aide, de crainte qu'elle ne favorise la corruption et la mauvaise gouvernance.
Ces 19 pays et agences connus sous l'appellation "Partenaires du programme d'aide" ou G-19, ont tous adressé des lettres au gouvernement mozambicain avec des promesses pour 2009. Ce groupe inclut la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la plupart des États membres de l'UE, le Canada, la Norvège et la Suisse. Le soutien direct au budget promis atteint 445,2 millions de dollars contre 383,8 millions de dollars promis pour cette année. En outre, 329,1 millions de dollars ont été promis pour des programmes sectoriels et des fonds communs (tels que le PROAGRI dans l'agriculture et le PROSAUDE dans la santé). Ce qui représente une augmentation importante par rapport aux 241 millions de dollars promis pour 2008. Cependant, ces augmentations ne semblent pas aussi importantes qu'elles le paraissent, en raison de la faiblesse du dollar. La plupart des partenaires accordent une aide en euro ou dans d'autres monnaies européennes (comme le franc suisse, la livre britannique ou la couronne suédoise), qui se sont considérablement appréciées face au dollar l'année dernière. En termes de dollars, il semble que la Suède et la Suisse ont augmenté leur soutien budgétaire, mais ce n'est qu'une illusion du taux de change. En réalité, quand ces sommes sont exprimées dans les monnaies de ces pays, on constate qu'ils ont réduit leur soutien budgétaire pour protester contre l'incapacité du gouvernement mozambicain à faire face à la corruption. Au cours de la cérémonie annonçant l'aide de 2009, le président du Programme Partenaires de l'Aide, l'ambassadeur irlandais Frank Sheridan, a déclaré que les performances du gouvernement l'année dernière ont été considérées comme suffisamment satisfaisantes pour que le G-19 maintienne son soutien direct à son budget. Cependant, ce soutien budgétaire n'a pas été augmenté, et le soutien aux projets et programmes n'a pas non plus été converti en soutien budgétaire. Toute augmentation apparente, s'il ne s'agit pas d'une illusion liée au taux de change, est due au fait que "les bailleurs de fonds se conforment aux engagements bilatéraux pris dans le cadre de leurs accords et stratégies sur plusieurs années", a déclaré M. Sheridan. En envoyant un message clair au gouvernement, il a déclaré "qu'une raison du faible taux d'augmentation du soutien budgétaire direct est l'inquiétude sérieuse suscitée par les performances dans le domaine de la gouvernance, particulièrement le manque d'indications claires sur d'éventuels progrès de la lutte contre la corruption". Dans le cadre de la révision conjointe de ces performances par le gouvernement et les donateurs, le gouvernement a fait un rapport très tardif sur "deux indicateurs sensibles", dont M. Sheridan a déclaré qu'ils avaient ébranlé la confiance des donateurs dans la transparence de cette révision commune. En outre, il a ajouté que jusqu'à l'avant-dernier jour de la révision, il n'y avait pas d'information sur les progrès réalisés dans l'étude des questions liées à la faillite en 2001 de l'institution privatisée Austral Bank. 60% des parts d'Austral Bank avaient été vendues à un consortium malaisien-mozambicain en 1997. Au cours des quatre années qui ont suivi, la banque a été pillée, par le biais de prêts accordés sans garantie sérieuse. En avril 2001, alors que la faillite se profilait, le consortium privé a refusé de recapitaliser la banque et a simplement rendu ses parts au gouvernement. La banque centrale a alors nommé son directeur de la supervision bancaire, le jeune économiste Antonio Siba-Siba Macuacua, président du conseil d'administration intérimaire d'Austral Bank. M. Macuacua a alors lancé un programme dynamique de recouvrement des prêts -mais il a été assassiné en août 2001. Le gouvernement devait émettre des bonds du trésor à fort intérêt afin de réunir les fonds nécessaires pour sauver Austral, avant une seconde privatisation à la fin de 2001. Jusqu'ici, aucune charge n'a été retenue contre personne en relation avec le pillage de la banque ou avec le meurtre de M. Siba-Siba Macuacua. M. Sheridan a averti que "ces préoccupations relatives à la gouvernance n'ont cessé de se renforcer ces dernières années et pourraient avoir une influence à long terme si nous ne trouvons pas les moyens de faire des progrès tangibles ensemble". Concernant le côté positif de l'évaluation, il a déclaré que les donateurs se sont félicités des efforts faits par le gouvernement pour faire face aux catastrophes naturelles (principalement les inondations de 2007 dans la Vallée du Zambèze et le cyclone Favio qui a frappé les provinces d'Inhambane et de Sofala), particulièrement en ce qui concerne la manière dont le gouvernement a utilisé son propre budget et ses propres forces pour faire face à ces crises. Le G-19 a également apprécié les efforts faits dans les domaines de la finance publique, de la taxation et de la gestion macroéconomique en général. Par conséquent, un "soutien important" sera maintenu pour le SISTAFE (le système de gestion financière de l'état) et pour l'Autorité mozambicaine des impôts. "Des progrès considérables" ont également été enregistrés dans les domaines sociaux, particulièrement en ce qui concerne les disparités entre les garçons et les filles dans le domaine de l'éducation. Dans le domaine des soins de santé cependant, des préoccupations demeurent relativement à la propagation continue du VIH/SIDA et à l'apparente incapacité du Conseil national de lutte contre le SIDA (CNCS) de dépenser son budget de manière efficace et judicieuse. Une croissance économique forte s'est maintenue en 2007, a déclaré M. Sheridan, avec une augmentation du PIB de plus de 7%. Néanmoins, on s'inquiète toujours du fait que cette croissance ne profite toujours pas aux couches les plus pauvres de la société mozambicaine. Dans la pratique, il y a un manque de soutien effectif de la productivité, des ventes et des revenus des familles paysannes" En recevant les promesses du G-19, le ministre de la Planification et du Développement, Aiuba Cuereneia, a promis que le gouvernement utiliserait les ressources accordées de manière rationnelle.
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|  24 mai 2008 | Le Mozambique déclare l'état d'urgence pour aider ses ressortissants fuyant les violences xénophobes en Afrique du Sud
Le Mozambique a décrété vendredi l'état d'urgence pour aider les étrangers fuyant la vague d'attaques xénophobes en Afrique du Sud, où ces violences, parties de Johannesburg, ont désormais gagné Le Cap et Durban.
Le chef de la diplomatie mozambicaine Oldemiro Baloi a prédit vendredi que l'"exode allait s'aggraver", alors que des milliers de personnes sont toujours hébergées dans des camps de fortune en attendant d'être rapatriées.
Quelque 10.000 immigrés mozambicains en Afrique du sud sont rentrés par leurs propres moyens, et 620 sont arrivés jeudi dans des convois de bus organisés par le consulat du Mozambique à Johannesburg, a-t-il précisé.
Selon le chef de la police du Cap, Billy Jones, 400 personnes se sont réfugiées sur un champ de courses, après que 12 étrangers aient été blessés dans la nuit lors d'un assaut sur un bidonville de migrants dans la ville.
Depuis que cette vague de violences xénophobes a commencé, au moins 42 personnes sont mortes et plus de 25.000 autres immigrés se sont retrouvés à la rue, se réfugiant dans le froid hivernal dans des églises, commissariats ou camps de fortune.
En déclarant l'urgence, le gouvernement mozambicain peut débloquer des moyens financiers et matériels pour ses ressortissants fuyant les violences.
Si les Mozambicains rentrent au pays en masse, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'inquiète surtout du sort des Zimbabwéens, principales cibles des violences, et qui ne peuvent rentrer chez eux, en raison de la situation dans leur propre pays.
La police sud-africaine a expliqué également enquêter sur des tracts menaçants, distribués dans le township de Garankua, en banlieue de Pretoria, conseillant aux immigrés clandestins de partir d'ici vendredi.
Des incidents ont aussi été rapportés dans la province de Mpumalanga, frontalière avec le Mozambique, où quatre boutiques appartenant à des Somaliens ont été incendiées, ainsi que deux bus, selon la South African Broadcasting Corporation.
Si la situation à Johannesburg, où ont eu lieu les pires violences, s'était calmée vendredi, on y craignait en revanche que des épidémies se déclenchent parmi les déplacés, en raison de la surpopulation et du manque d'eau potable dans les lieux d'hébergement de fortune. Les gens sont en outre "très traumatisés", a expliqué Bianca Tolboom, infirmière chez Médecins Sans Frontières.
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|  22 mai 2008 | Afrique du Sud: Les ressortissants étrangers cloîtrés chez eux Ce sont les compétences linguistiques de Patrick Ndlovu, un ressortissant zimbabwéen de 29 ans, qui l'ont sauvé lorsqu'il a été accosté par trois hommes qui parlaient zoulou à Bezuidenhout Valley, une banlieue de Johannesbourg.
« Si tu n'es pas d'ici, mets-toi à genou et fais ta prière, parce qu'on va te tuer », lui ont-ils dit, mais en se défendant d'être étranger dans un zoulou impeccable, Patrick Ndlovu a pu éviter d'être passé à tabac, voire pire encore.
Après neuf jours de violences xénophobes à travers Gauteng (la province la plus riche d'Afrique du Sud), au cours desquelles au moins 22 personnes ont trouvé la mort à ce jour, Patrick Ndlovu veut partir s'installer dans un autre pays.
Le jeune homme vit dans une petite chambre située sur le toit d'un immeuble résidentiel de quatre étages, avec un ami venu de Bulawayo, sa ville d'origine et la deuxième ville du Zimbabwe.
Depuis qu'il a été interrogé par ces trois hommes, le 16 mai, il ne s'est pas aventuré plus loin qu'à quelques mètres de son immeuble pour faire ses courses dans une « spaza » (magasin de proximité). Il n'a pas pu chercher de travail, et il ne lui reste plus beaucoup d'argent.
« Peut-être que je vais aller au Mozambique. J'ai vraiment peur, mais je ne peux pas retourner au Zimbabwe », a-t-il expliqué à IRIN.
Patrick Ndlovu a fui le Zimbabwe en 2003, après avoir été sauvagement passé à tabac par de jeunes miliciens partisans de la ZANU-PF, le parti au pouvoir. À l'époque, le jeune homme suivait une formation d'ingénieur du son à Mutare, une ville de l'est du Zimbabwe.
Patrick Ndlovu a été expulsé cinq fois depuis son arrivée en Afrique du Sud, et il aurait pu l'être davantage s'il ne maîtrisait pas parfaitement le dialecte zoulou, grâce auquel il parvient même parfois, a-t-il dit, à duper les officiers de police de langue zoulou.
Mais lorsqu'on lui demande de présenter sa pièce d'identité, il ne sait pas quoi répondre. La dernière fois que Patrick Ndlovu a été expulsé vers le Zimbabwe, le 19 janvier 2008, au lieu de revenir sur ses pas et de retourner en Afrique du Sud, comme il le fait habituellement, il a décidé de rendre visite à des membres de sa famille à Bulawayo.
Mais à peine quelques jours après son arrivée, il a dû repartir, lorsque les vétérans de la guerre de libération du Zimbabwe, alliés à la ZANU-PF, l'ont accusé d'être rentré au pays pour voter en faveur du Mouvement pour un changement démocratique, parti d'opposition, aux élections du 29 mars.
Dans les banlieues est de Johannesbourg
Les banlieues est de Johannesbourg, dont Bezuidenhout Valley, Bertrams, Judith's Paarl, Troyeville, Malvern et Jeppestown, ont accueilli plusieurs générations d'immigrants venus des quatre coins du monde depuis que des mines d'or ont été découvertes dans le Witwatersrand, en 1886.
Le mélange de styles architecturaux, des villas art nouveau datant de 1905 aux pavillons jumelés en grès brun d'influence new-yorkaise, en passant par les manoirs victoriens, reflète le style éclectique composé par les différentes nationalités présentes dans le pays à l'époque de la ruée vers l'or.
Mahatma Gandhi vivait à Troyeville, comme David Webster, professeur à l'université du Witwatersrand et militant de la lutte contre l'apartheid, assassiné par un escadron de la mort du gouvernement devant sa maison d'Eleanor Street, en 1989.
Pendant l'apartheid, Troyeville, désignée comme une banlieue lusophone blanche, était connue sous le nom de « zone grise », où vivaient à la fois des communautés blanches et noires, en dépit des lois ségrégationnistes.
En 1994, à la suite des premières élections démocratiques tenues en Afrique du Sud, Troyeville et les banlieues environnantes sont devenues de véritables pôles d'attraction pour les ressortissants des pays lusophones d'Afrique, tels que l'Angola ou le Mozambique ; Malawites, Zimbabwéens, Somaliens, Egyptiens, Nigériens et bien d'autres, venus d'une multitude d'autres pays d'Afrique, ont suivi.
Mais aujourd'hui, les rues de ces banlieues, qui il y a quelques jours encore, étaient animées jour et nuit par l'activité des commerces, sont désertes. Spazas et commerces officiels ont fermé sur les conseils de la police depuis les premières flambées de violence.
Maria Mondane (un nom d'emprunt), 32 ans, tient une petite boutique de vêtements de seconde main à Troyeville. Elle a grandi au Mozambique pendant la guerre civile, qui a duré plusieurs décennies, et s'est installée en Afrique du Sud en 1992.
Ses trois enfants sont nés en Afrique du Sud, mais ses fils, âgés de 13 et huit ans, vivent avec leur grand-mère à Maputo, capitale du Mozambique, et Maria Mondane envoie chaque mois l'argent nécessaire pour subvenir à leurs besoins.
Sa petite fille de neuf mois vit avec elle et son mari, et environ 45 autres personnes, originaires du Mozambique, pour la plupart, sur une propriété datant de la ruée vers l'or et convertie en un total de 34 chambres.
« La nuit dernière, les Zoulous sont venus et nous ont dit qu'ils ne voulaient plus nous revoir ici », a-t-elle raconté à IRIN.
Même s'ils n'étaient que trois, la plupart des locataires, tous originaires du Mozambique, ont décidé de partir. Trois locataires sud-africains, un Zoulou, un Sotho et un Pedi, vont rester. Dimanche et lundi, aucune réservation de bus n'a été enregistrée, a indiqué à IRIN le guichetier d'une gare routière qui dessert Maputo au départ de Troyeville.
« C'est parce que les gens avaient peur de sortir de chez eux, je pense. Aujourd'hui [mardi], les bus sont pleins, mais la plupart des passagers sont des femmes ou des enfants », a-t-il dit.
La peur s'installe
Maria Mondane et ses colocataires ont passé la journée à ramasser leurs quelques effets pour les entreposer au domicile ou dans les boutiques des Sud-africains qui compatissent à leur sort. Maria Mondane a expliqué que son mari resterait à Johannesbourg, car, s'il partait, il perdrait son emploi de carrossier. La jeune femme va emmener sa petite fille avec elle au Mozambique puis revenir, sa boutique se trouvant à Johannesbourg.
« De toute façon, c'est ici que je suis chez moi », a-t-elle noté. « Mais il a suffi qu'ils [les trois hommes qui s'exprimaient en dialecte zoulou] viennent chez nous pour qu'on prenne peur ».
Ce soir-là, elle s'est réfugiée au commissariat de police de Jeppestown, situé tout près de là, avec quelque 2 000 autres ressortissants étrangers. Tous ont dormi à la belle étoile, dans le froid de ce début d'hiver.
Aujourd'hui, les foyers non-mixtes pour mineurs construits dans la région pendant l'apartheid pour servir d'hébergement rudimentaire à quelque 6 000 mineurs migrants, abritent souvent quelque 20 000 résidents, dont la plupart parlent zoulou, et dont peu travaillent dans les mines.
« L'induna » (un terme initialement employé pour désigner le chef d'un groupe militaire), le système de contrôle zoulou traditionnel, prévaut encore dans la plupart de ces foyers.
Selon les témoignages des ressortissants étrangers de la région, les résidents des foyers, qui les ont accusés d'avoir pris leurs emplois, sont les principaux auteurs de violences xénophobes dans la zone.
Bien que les foyers non-mixtes aient été interdits par le gouvernement de l'ANC, la mise en œuvre des projets élaborés il y a plus de quatre ans par les autorités provinciales de l'ANC à Gauteng, qui souhaitaient moderniser ces foyers et les convertir en logements familiaux, a été repoussée à plusieurs reprises.
Un urbaniste qui a travaillé sur ces projets de modernisation a révélé à IRIN, sous le couvert de l'anonymat, qu'au moment de mettre en œuvre le projet de rénovation des foyers, « il a été bloqué à chaque fois. De nombreuses promesses ont été faites aux gens qui vivent dans ces foyers, mais rien n'a été fait. Ils sont frustrés ».
Selon l'urbaniste, plusieurs milliards de rands sont consacrés à divers projets en prévision de la Coupe du monde de football 2010, notamment la modernisation des stades de sport et la construction du Gautrain, une ligne ferroviaire à grande vitesse devant relier l'aéroport international de Johannesbourg aux banlieues de classe moyenne du nord de la ville et à Pretoria, « mais cela ne profite pas aux populations sur le terrain ».
Le gouvernement du président Thabo Mbeki attache une grande importance à la Coupe du monde 2010 qu'accueillera son pays, un événement pour le continent, a-t-il estimé, s'agissant là de la première fois qu'un pays d'Afrique accueillera la Coupe.
Également situé dans la banlieue est de la ville, Ellis Park, centre d'une zone sportive présentée comme la vitrine de la Coupe du monde, accueillera d'importantes rencontres, notamment un match de demi-finale.
Mais comme l'a observé, avec une pointe d'ironie, une femme d'affaires de la région : « Au train où vont les choses, quand il sera temps d'accueillir la Coupe du monde, il n'y aura plus d'Africains du continent pour la regarder ».
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|  20 mai 2008 | Les violences xénophobes s'étendent en Afrique du Sud
Les violences contre les immigrés continuent de s'étendre dans les faubourgs pauvres de Johannesburg.
Cette vague d'attaques xénophobes a fait au moins 22 morts ces derniers jours et accroît l'instabilité politique dans une Afrique du Sud déjà confrontée à des pénuries d'électricité et à la hausse de l'inflation.
Armés de couteaux, de bâtons ou de bidons d'essence, des groupes d'habitants des quartiers pauvres s'attaquent aux travailleurs immigrés, originaires pour la plupart du Zimbabwe ou du Mozambique, en les accusant d'alimenter la criminalité et de prendre les rares emplois disponibles.
Des femmes ont été violées, des boutiques et des maisons pillées et, par dizaines, les abris de tôle des bidonvilles ont été incendiés.
La presse locale et internationale a diffusé les photos d'un homme brûlé vif par la foule durant le week-end, des images rappelant le sort parfois réservé aux informateurs présumés de la police durant la lutte contre l'apartheid.
Certaines victimes estiment que des bandes criminelles profitent des incidents pour voler et piller et la police a annoncé l'envoi de renforts dans les quartiers touchés.
"C'est une guerre", déclare Lucas Zimila, un Mozambicain âgé de 60 ans, qui porte à la tête une blessure à la machette de quinze centimètres. Zimila a été attaqué dimanche soir dans sa cabane de Tembisa, au nord de Johannesburg. "Ils m'ont crié de partir, en disant que je n'avais rien à faire ici. Puis ils ont tout brûlé dans ma maison."
Des centaines d'étrangers se sont réfugiés dans des églises et des commissariats de police sud-africains pour se protéger.
"J'ai connu de nombreux camps de réfugiés et cette situation est vraiment similaire", a déclaré Eric Goemare, porte-parole de Médecins sans frontières, à l'agence de presse SAPA. "J'ai soigné des blessures par balles, des personnes battues, des victimes de viols et les gens sont terrorisés."
APPELS AU CALME
Ces attaques ternissent l'image d'un pays autrefois réputé pour le bon accueil réservé aux immigrants et aux demandeurs d'asile, en particulier africains.
La nation arc-en-ciel, qui accueillera la Coupe du monde de football dans deux ans, a toujours vanté son esprit de tolérance depuis la fin de l'apartheid.
Sur une population de 50 millions d'habitants, la population immigrée est estimée à 5 millions, parmi lesquels quelque trois millions de Zimbabwéens qui ont fui en Afrique du Sud en raison de la crise économique et politique dans leur pays.
Cette explosion de violence met aussi en relief le sentiment croissant, parmi la population pauvre, d'avoir été laissée au bord du chemin par la politique de promotion des affaires et de l'investissement mise en oeuvre par le président Thabo Mbeki.
Le chef de l'État, affaibli par l'élection de son rival Jacob Zuma à la présidence de l'ANC (Congrès national africain), le parti au pouvoir, en décembre dernier, a ordonné à la police de trouver au plus vite les instigateurs de ces violences.
Le trésorier général de l'ANC Matthews Phosa a réclamé au cours du week-end des élections anticipées, en appelant à l'installation d'une direction forte à la tête du pays.
Nelson Mandela et Desmond Tutu, icônes vivantes de la lutte contre l'apartheid, ont lancé des appels au calme.
Desmond Tutu a notamment souligné que les pays voisins de l'Afrique australe avaient accueilli nombre de Sud-Africains pendant la lutte contre le pouvoir blanc. "Nous ne pouvons pas rembourser notre dette en tuant leurs enfants", a-t-il dit.
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|  20 mai 2008 |  Des étrangers battus à mort à Johannesbourg
Douze tués et des dizaines de blessés depuis trois jours. Les Sud-Africains pauvres accusent les immigrés de voler leurs emplois.
« Les gens ont déboulé dans ma maison. J'ai juste eu le temps de sauter par la fenêtre », raconte Rocky Moyo, un jeune Zimbabwéen de 22 ans. Dans la nuit de samedi à dimanche, des dizaines de travailleurs immigrés (venus aussi du Mozambique et du Malawi) ont été victimes d'une chasse aux étrangers dans un bidonville de Johannesbourg (Afrique du Sud). Brûlées ou battues à mort, au moins douze personnes ont été tuées depuis vendredi. Cinquante ont été blessées par balle et par arme blanche. Des dizaines de « rescapés » ont trouvé refuge dans un commissariat. Hier, la situation restait « très tendue ».
Les immigrés, en particulier les Zimbabwéens, sont depuis une semaine la cible des habitants des quartiers pauvres de Johannesbourg (déjà 2 morts et 40 blessés lundi dernier). On les accuse de nombreux crimes et, surtout, de voler les emplois : « Ils acceptent de travailler pour des salaires très bas et nous, on se retrouve au chômage ! » plaide un jeune Sud-Africain dans un journal local.
En réalité, l'étranger « paie » pour le ralentissement de l'économie. La forte croissance de ces dernières années marque le pas. La monnaie sud-africaine s'est fortement dépréciée par rapport à l'euro et même au dollar, multipliant les effets de la hausse mondiale de l'énergie et des produits alimentaires. Selon l'Institut sud-africain de relations entre les races, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté a doublé en dix ans, passant à 4,2 millions de personnes, soit 8,8 % de la population.
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|  19 mai 2008 | Cinq candidats à la construction de nouveaux hôtels au Mozambique
Pemba, Mozambique (PANA) - Cinq chaînes d'hôtels internationaux ont soumissionné pour la construction de nouveaux hôtels à Pemba, dans le nord du pays, a annoncé le maire de la ville, Agostinhon Ntawane, cité par l'Agence de presse mozambicaine (AIM).
Il a déclaré que la construction de ces hôtels va ouvrir la concurrence avec le seul hôtel de cinq étoiles de la ville, Pemba Beach Hotele. S'exprimant en marge d'une réunion d'évaluation des potentialités de baie de Pemba, le maire a indiqué que les travaux de construction vont démarrer à la fin de l'année. La baie de Pemba qui s'étend sur près de 200 kilomètres, est membre du Club des plus belles baies du monde. Considérée comme la troisième plus grande plage au monde, cette baie contient une variété d'écosystèmes dont des estuaires, des forêts de mangrove, des terres marécageuses, des tapis d'algues marines. Le Club des plus belles baies du World, qui compte 30 membres, a été créé en 1997 et travaille en étroite collaboration avec l'Organisations des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) particulièrement dans le domaine de la conservation des cultures et de l'environnement.
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|  18 mai 2008 | Projet Dream : non seulement vaincre le Sida mais exalter la dignité et la richesse de l'Afrique
Le projet Dream (acronyme de Drug Resource Enhancement against AIDS and Malnutrition), programme de prévention, traitement et éducation sanitaire, de lutte globale contre la plaie du VIH et la malnutrition, né de la Communauté de Sant'Egidio, a commencé en 2002 au Mozambique. Aujourd'hui il est présent dans de nombreux pays de l'Afrique subsaharienne, avec des centres d'accueil et des laboratoires de biologie moléculaire, qui offrent gratuitement les soins aux malades du Sida et du VIH, et une thérapie ad hoc pour les femmes enceintes, qui a l'objectif de sauver leurs vies et celles des enfants à naître. Les résultats du projets ont été présentés au cours du VIe Congrès International, “Communauté et santé : Dream un modèle pour l'Afrique”, qui a lieu à l'Université Pontificale Grégorienne, auquel étaient présents les Ministres de la Santé et les représentants de nombreux pays africains.
Les résultats du projet Dream sont extraordinaires : le projet a été étendu à dix pays, avec 31 centres cliniques et 18 laboratoires de biologie moléculaire, présents dans les zones urbaines ou rurales. Les patients assistés sont environ 50.000 et l'on enregistre une croissance d'environ dix mille personnes par an, qui s'adresse à Dream. Environ 27.500 patients reçoivent la thérapie avec des médicaments rétroviraux et dix mille sont soignés jusqu'à présent, le groupe le plus nombreux en Afrique. On calcule qu'un million de personnes ont été jointes par des interventions directes et indirectes.
Le Congrès international a été l'occasion d'écouter les récits et les expériences de certains responsables du projet Dream en particulier le Mozambique, la Guinée Conakry, le Malawi. “Nous sommes en mesure de faire arriver le Coca Cola dans chaque coin le plus reculé du pays” a dit Ines Zimba, responsable de Dream au Mozambique - “parce que nous ne pourrons pas faire de même avec les médicaments antirétroviraux ?”. Un appel aux ministres de la santé et aux maisons pharmaceutiques que la Communauté de Sant'Egidio, comme l'a rappelé le Prof. Marco Impagliazzo, Président de la Communauté, a fait sien. Ines Zimba raconte que depuis son commencement, Dream a utilisé la meilleure combinaison thérapeutique disponible, et les médicaments de dernière génération, pour soigner au mieux sans différence, les patients.
Mais les centres de santé, ne sont pas seulement un point de guérison, dans la mesure où ils sont surtout un “point central de rencontre et de rupture de l'isolement”, raconte Kpakilè Felemou, Responsable Dream de la Guinée Conakry. Le malade est au centre, non seulement dans sa santé, mais dans tout le cadre relationnel où il vit. C'est pourquoi le premier objectif est de combattre la ségrégation et la marginalisation qu'une maladie comme le Sida porte avec elle, et qui pour un patient africain, chargé par les tâches de la vie quotidienne, à cause de difficulté de déplacement et de disponibilité, s'avère encore être plus grave. Dream, en Afrique, a mis à profit l'unicité africaine et établi avec les habitants un lien fort, qui est le premier présupposé pour la poursuite du soin et pour la guérison. La fidélité au soin s'acquiert, effectivement, en impliquant le patient : c'est pourquoi ceux qui travaillent au projet Dream sont des habitants du lieu, qui parlent aux patients dans la langue locale. Les mêmes patients participent à des cours d'éducation où ils apprennent à gérer de nombreux aspects de la vie, et deviennent à leur tour des éducateurs pour leur famille. Le rêve de la guérison et de l'exaltation de la dignité et de la richesse de l'Afrique devient vraiment un “rêve” qui devient réalité. (P.C
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|  13 mai 2008 | EDUCATION EN AFRIQUE : Le tournant à Maputo Maputo fera certainement date dans le travail pour le développement de l'éducation en Afrique sous la houlette de l'Adea.
L'Association pour le développement de l'éducation en Afrique Association internationale éducative fête ses vingt ans au moment de démarrer le 1er plan stratégique à moyen terme (2008-2012) présenté lors de sa 8ème biennale qui se déroule du 5 au 9 mai dans la capitale du Mozambique.
Cette nouvelle orientation à une période de maturité couronne certes un développement ponctué de « gloire et de réalisations » dans la promotion de l'éducation en Afrique, de l'avis du président du Mozambique Armando Guebuzo. Mais, requiert un redoublement des efforts, a-t-il indiqué à l'ouverture lundi des travaux au Centre international de conférence de Maputo. « Nous demandons des solutions africaines aux problèmes africains », a insisté M. Guebuzo aux près de 600 ministres de l'éducation du continent, experts, acteurs du secteur, etc. Lesquels s'attèlent à donner de nouvelles orientation notamment à l'éducation post-primaire sur fond d'élargissement de l'éducation de base à 9-10 ans d'études (contre environ une moyenne de 6 ans et 12 ans pour les pays développés) en y incluant le premier cycle de l'enseignement moyen (collège). S'y greffe la nécessité de l'articulation entre le deuxième cycle secondaire et de l'enseignement supérieur en vue de la formation des ressources humaines pour le développement des pays du continent. En outre, les participants vont partager, discuter voire enrichir les expériences « réussies » ayant fait l'objet de plus 120 études et recherches produites à cet effet, selon le secrétaire exécutif sortant de l'Adea, Mamadou Ndoye. L'enjeu, a-t-il expliqué, est de permettre aux décideurs politiques et techniques des pays, en partenariat avec les bailleurs de fonds et la société civile, de disposer des éléments de réponses au défi du développement des compétences pour « mieux préparer les jeunes à l'insertion socio-professionnelle ».
Au fond, « c'est une question d'urgence et de survie en tant qu'Etats, car les jeunes sont l'avenir du pays » a fort justement relevé le ministre de l'Education et de la Culture du Mozambique, Aires Bonifacio Ali. Son pays accueille la première manifestation du genre organisée dans un pays lusophone. Cette dynamique d'implication de toutes les aires géographiques et socio-cultuelles dans le processus de développement de l'éducation en Afrique a été renforcée par l'intégration des pays arabes d'Afrique du Nord. Jusque-là, ils n'étaient que marginalement partie prenante, notamment à travers la présentation de leurs pratiques réussies en matière d'éducation. Par ailleurs, cette présente biennale survient juste avant le transfert du secrétariat de l'Adea au siège de la Banque africaine de développement (Bad). C'est un signal fort d'une plus grande appropriation des questions de développement de l'éducation par l'Afrique. Il est d'autant plus marqué que l'Union africaine à fait appel à l'expertise de l'Adea pour mettre en œuvre son deuxième plan décennal (2006-2015) de développement de l'éducation entériné en septembre 2006 par les ministres en charge du secteur.
Mozambique: trafic d'enfants exploités et maltraités en augmentation à cause de la pauvreté L'ampleur du trafic d'enfants inquiète les organisations internationales au Mozambique. Des cas de jeunes filles et d'enfants vendus en Afrique du Sud, exploités et maltraités sont de plus en plus nombreux à faire la Une des journaux mozambicains.
Pour certains experts, les cas recensés ne représentent que «la partie visible de l'iceberg», rapporte le réseau d'information régionale intégrée (IRIN, une agence de presse de l'ONU).
La branche mozambicaine de Save the Children-Royaume-Uni (SC-RU) indique que durant les deux premiers mois cette année, 52 cas suspects de trafic d'êtres humains ont été signalés. Ils concernent des jeunes filles et des enfants.
Pour Chris McIvor, directeur de la branche mozambicaine de SC-RU, le nombre croissant de cas rapportés par la presse laisse penser qu'il s'agit d'un phénomène «plus profond et plus répandu» en Afrique australe.
«Comme pour toutes les activités illicites qui assurent des gains financiers aux personnes qui les exercent, il est très probable que bon nombre d'autres cas ne soient pas rapportés», a-t-il expliqué.
«Des milliers d'enfants sans papiers quittent chaque année le Mozambique, le Zimbabwe, le Swaziland et le Lesotho, et passent la frontière en Afrique du Sud», a-t-il ajouté.
Il n'existe pas de statistiques sur l'ampleur du trafic. Mais selon une étude réalisée en 2003 par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), un millier de femmes et de mineures mozambicaines sont introduites chaque année clandestinement en Afrique du Sud pour y être exploitées.
Promesses d'emploi et de formation Des jeunes mozambicaines découvertes à Pretoria s'étaient rendues en Afrique du Sud parce qu'on leur avait promis un emploi et une formation. S'étant rendues compte que c'est un leurre, elles sont retournées dans leurs familles à Maputo.
«Les gens sont tentés d'aller chercher ce dont ils ont besoin et ils deviennent ainsi très réceptifs aux promesses», a fait remarquer Mandy Shongwe, directrice d'Amazing Grace, un foyer pour mineurs à Malelane, en Afrique du Sud, près de la frontière mozambicaine.
La principale raison du trafic est l'ampleur de la pauvreté au Mozambique, où le taux de chômage des jeunes est élevé, alors qu'il y a des offres d'emplois illicites et peu rémunérés qui créent les conditions propices au trafic d'êtres humains.
Au cours de ces dernières années, les organisations criminelles s'impliquent plus dans le trafic d'êtres humains du fait des gains extrêmement élevés et des faibles risques de sanction qu'ils encourent en cas d'arrestation.
«Le trafic d'êtres humains est une activité dynamique, adaptable, et opportuniste, qui exploite les situations de conflit et de catastrophe humanitaire, ainsi que la vulnérabilité des gens», a déploré Wiesje Zikkenheiner de l'ONUDC.
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|  9 mai 2008 | Zimbabwe: Les Zimbabwéens cherchent un répit au Mozambique, ancien voisin pauvre
Taurai Chimombe fait patiemment la queue pour un emploi de mineur au Mozambique, loin de son rêve de créer une entreprise dans son pays, le Zimbabwe.
"Tant que j`aurai un contrat, je resterai ici", dit pourtant ce jeune homme de 24 ans. "Nous avons tant enduré en espérant que la situation allait s`améliorer, mais maintenant il n`y a plus d`espoir."
Chimombe a grandi à Mutare, dans l`est du Zimbabwe, où le Mozambique frontalier était alors considéré comme un voisin pauvre, ruiné par la guerre civile qui a ravagé cette ancienne colonie portugaise, de l`indépendance en 1976 jusqu`en 1992.
A l`époque, le Zimbabwe, indépendant du Royaume-Uni depuis 1980, était considéré comme un modèle de développement en Afrique.
Mais la situation de l`ancien grenier à grains de la région s`est inversée ces huit dernières années, avec une récession économique marquée par une hyperinflation frôlant désormais les 165.000% et environ 80% de chômage.
Taurai Chimombe qui suivait une formation de mécanicien à Mutare, a abandonné faute de perspective d`emploi: "Des amis m`ont dit que c`était plus facile de trouver un travail au Mozambique surtout quand on parle anglais".
Par le passé, c`était les Mozambicains qui franchissaient la frontière pour fuir les combats et trouver à se nourrir
Mozambique : Une stratégie agricole pour endiguer la pénurie alimentaire
Une réponse efficace aux problèmes alimentaires au Mozambique consiste à mettre en application la stratégie de la révolution verte, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Soares Nhaca.
"Une réponse efficace aux problèmes alimentaires au Mozambique est d'appliquer la stratégie de la révolution verte", a déclaré M. Nhaca, "Prenons la révolution verte comme un instrument de la lutte contre la pauvreté."
Le gouvernement est en train de financer une "révolution verte" afin de renforcer la production agricole et d'éliminer le déficit alimentaire, a-t-il confirmé.
Les premières mesures, a-t-il indiqué, ont été prises comprenant la distribution d'une somme de 150 tonnes de semences de blé, principalement destinées aux cultivateurs dans les provinces de Tete et de Manica, pour promouvoir la production de blé du pays.
Le gouvernement renforce aussi la disponibilité des engrais. M. Nhaca a précisé que le gouvernement encourage l'importation d'une grande quantité d'engrais afin de réduire le prix payé par les cultivateurs.
La solution à long terme, pourtant, est d'attirer les investisseurs privés désireux d'établir des usines d'engrais au Mozambique.
Il a souligné que le gouvernement a l'intention de restaurer 118.000 hectares de terres irriguées que le pays possédait avant le lancement d'une lutte pour la déstabilisation du régime d'apartheid sud-africain contre le Mozambique.
Les autres aspects de la révolution verte comprendront la mise à niveau des routes dans les régions importantes de la production, l'accélération de l'électrification rurale, et l'amélioration des transports fluvial et maritime.
47% des marocains de moins de 5 ans sont privés des soins de base Le Maroc hérite à nouveau d'une mauvaise note sur un classement mondial relatif aux soins de santé dispensés aux enfants. L'ONG «Save the Children», organisation basée aux États-Unis, classe le Maroc à la 17e position par rapport à 55 pays en voie de développement. Dans un rapport rendu public mardi dernier, cette ONG affirme qu'au Maroc, 47% des enfants âgés de moins de cinq ans sont privés des soins de santé de base. Selon ce document, dont la publication coïncide avec la Fête des mères, le Maroc partage la même position avec des États comme le Mozambique et le Tadjikistan. Mais des pays font mieux, comme la Tanzanie et le Cambodge (15e position). Le rapport donne encore un chiffre qui fait froid dans le dos : 3% des enfants de moins de cinq ans présentent un haut risque de mortalité. Autres statistiques intéressantes, chez les familles les plus pauvres, les enfants de moins de cinq ans vivant en milieu urbain ont entre 40% et 60% de plus de «chances» de mourir par rapport aux enfants issus des familles les plus démunies en milieu rural. «Save the Children» met ce constat, entre autres, sur le compte de l'environnement jugé plus sain en milieu rural. De toutes les manières, ce constat est valable au Maroc, mais aussi dans d'autres pays en voie de développement comme la Mauritanie voisine ou encore le Mozambique. Autre constat relevé par l'ONG internationale, dans 12 des 55 pays en développement concernés par l'enquête publiée récemment, les enfants les plus pauvres ont trois fois plus de risque de mourir que les enfants les plus riches. Le Maroc se retrouve dans cette catégorie aux côtés de pays comme le Cambodge, l'Egypte, l'Azerbaïdjan, la Bolivie, l'Inde, le Nigeria, l'Indonésie et les Philippines.
Pour ce qui est des pays où il «ferait bon d'être maman», le Maroc occupe la 61e place d'un classement basé également sur l'accès aux soins de santé, à l'enseignement, à l'usage des moyens de contraception et à l'emploi. Le Maroc, pour ce classement, arrive derrière des pays comme le Kenya, le Zimbabwe, le Botswana et le Ghana. Une mère au Maroc, révèle l'enquête de «Save the Children», gagne quelque chose comme 25 centimes de dollar pour chaque dollar que gagne un homme. De ce fait, les mères marocaines sont aussi «gâtées» que les mamans égyptiennes, omanaises, soudanaises et émiraties.
Comme d'habitude, les pays où la situation des mères est la meilleure sont la Suède, la Norvège, le Danemark, la Finlande et la France, qui ferme le top ten. En bas du classement, on retrouve le Yémen, le Tchad et le Niger.
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|  7 mai 2008 | Les dirigeants maîtrisent les inondations - mais luttent pour contrôler les maladies
GRAHAMSTOWN , 6 mai (IPS) - Plus de personnes sont mortes de choléra suite aux récentes inondations survenues au Mozambique que le nombre de ceux qui ont péri dans les eaux de crue montantes. La plupart des rivières dans le centre et le nord du Mozambique ont rompu leurs digues après d'abondantes pluies en décembre, janvier et en février, et du fait du cyclone Jokwe -- qui a frappé au début de mars.
Des chiffres exacts ne sont pas facilement accessibles, mais on croit qu'environ une douzaine de personnes ont perdu leur vie dans ces inondations, tandis que trois ont été dévorés par des crocodiles qui avaient fui leurs habitats habituels. Toutefois, l'organisation humanitaire internationale, Médecins sans frontières (MSF), déclare qu'au moins 72 personnes sont mortes de choléra et un nombre équivalent, à cause d'autres maladies d'origine hydrique comme la dysenterie.
Ces chiffres révèlent que bien que les autorités mozambicaines aient su atténuer les conséquences immédiates des inondations massives, elles continuent de se battre pour faire face aux maladies qui se propagent inévitablement à près de telles inondations.
L'Institut national de gestion des calamités (INGC) du Mozambique a décrit les récentes pluies torrentielles comme les plus abondantes, de mémoire d'homme. Toutefois, puisque l'inondation a suivi les modèles similaires aux grandes inondations de 2000 et de 2007, les autorités ont pu évacuer à temps presque tous les citoyens vivant dans les régions qui risquaient d'être inondées.
Plus de 100.000 personnes ont été déplacées, certaines d'entre elles par la force, des zones inondables et transférées dans des camps de réinstallation à de bonnes distances des rivières.
Dès qu'il a semblé que les pluies torrentielles commençaient à se calmer, le cyclone Jokwe a frappé le littoral près de Nampula dans le nord, déplaçant de milliers d'autres personnes et causant 17 décès.
Le gouvernement aimerait transformer certaines de ces zones de réinstallation en villages permanents dans le but d'éviter les opérations de sauvetage des inondations, qui s'organisent presque tous les ans. Plus de 20.000 maisons ont été emportées au cours des derniers mois.
La majorité des villageois ne veulent pas de réinstallation permanente parce cela signifie qu'ils perdraient leurs lopins de terre fertiles près des berges des rivières.
Dans le but de surmonter cette réticence, les autorités ont lancé un programme dénommé ''inondation pour la reconstruction'' qui encourage les 30.000 personnes qui vivent encore dans les zones de réinstallation à installer des conduites d'eau, à construire des maisons et des infrastructures qui sont nécessaires pour maintenir des niveaux d'hygiène de base. En échange de leur travail, des familles reçoivent assez de nourriture pour subvenir à leurs besoins.
Le directeur général de l'INGC, João Ribeiro, a déclaré dans une interview à la radio que le gouvernement avait pris l'engagement d'aider les victimes des inondations, non seulement à travers l'installation des centres médico-sociaux et d'un système d'assainissement adéquat, mais aussi avec la fourniture de matériaux de construction rentables et une assistance dans les méthodes de construction.
Bien que le gouvernement mozambicain ait pu satisfaire aux besoins vitaux de plus de 21.000 familles qui ont été contraintes de quitter leurs maisons, un grand nombre de Mozambicains vivant dans la Vallée du Zambèze ont cherché refuge dans le Malawi voisin dont les dirigeants surveillent les efforts humanitaires.
Aussitôt après que les inondations ont commencé à se calmer, plusieurs cas de choléra ont été enregistrés dans le District de Mutarara dans la partie occidentale du Mozambique, qui a une frontière avec le Malawi.
Le choléra est une infection des intestins, causée par l'eau contaminée. Il provoque des diarrhées et vomissements chroniques, entraînant une grave déshydratation et souvent la mort.
Les autorités savaient que le choléra devait suivre les inondations, mais elles n'ont pas pu empêcher cette maladie de se propager. Le Mozambique est encore un pays très pauvre, et ne dispose pas de moyens pour fournir des infrastructures d'assainissement adéquates à travers le pays.
Richard N'kurunziza de MSF a affirmé que les camps de réinstallation sans des toilettes correctes ou l'eau potable étaient particulièrement vulnérables au choléra. Il a qualifié les conditions d'hygiène dans ces camps d'inappropriées, indiquant que le manque d'infrastructures adéquates sur juste quelques jours suffisait pour permettre à la maladie de se propager.
Durant les jours où les premiers cas ont été annoncés, le ministère mozambicain de la Santé a publié une déclaration indiquant que le choléra avait été diagnostiqué dans neuf des 11 provinces du pays. La situation est devenue critique si rapidement que des ressources ont été même détournées des programmes alimentaires dans certaines régions afin que des responsables puissent travailler pour fournir une hygiène appropriée, a annoncé le directeur de l'INGC, Paulo Zucula, soulignant que le manque d'hygiène constituait une menace plus immédiate que la faim.
Néanmoins, la pénurie alimentaire au Mozambique a été aggravée par ces inondations qui, selon l'INGC, ont détruit plus de 117.000 hectares de cultures.
Des pénuries locales ajoutées à l'accroissement des prix des produits alimentaires sur les marchés internationaux ont laissé de milliers de Mozambicains incapables de subvenir convenablement à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Cette crise a déjà déclenché des émeutes de la faim dans plusieurs villes, au cours desquelles au moins six personnes sont mortes. |
|  4 mai 2008 | Forte augmentation de la criminalité au Mozambique La criminalité est en hausse au Mozambique, a révélé un rapport officiel présenté mardi devant le Parlement, soulignant que le nombre de crimes enregistré est passé de 36.257, en 2006, à 41.902 en 2007, soit une augmentation de 16 pour cent.
La criminalité a atteint des taux record dans la capitale, Maputo et à Matola, avec 17.676 crimes en 2007, soit 42 pour cent du total.
La hausse la plus importante de la criminalité a été notée dans la province de Manica, dans le centre du pays, avec une augmentation de 84 pour cent, soit de 621 crimes en 2006 à 1.140 crimes en 2007.
Elle est suivie par la province de Cabo Delgado, dans le Nord du pays, avec une augmentation de 53 pour cent.
Cependant, en dépit de la forte progression des crimes signalés, Manica demeure la province avec le taux de criminalité le plus faible du pays, soit moins de trois pour cent du total.
La plupart des crimes signalés en 2007 (26.350 ou 63%) concernaient des crimes contre la propriété, 10.161 crimes contre la personne (24 pour cent) ayant été relevés ainsi que 5.391 crimes contre l'ordre public (13 pour cent).
M. Paulino a noté qu'une importante augmentation avait été constatée dans le nombre de cas de personnes ayant décidé de faire justice eux- mêmes.
En 2006, il avait été noté 17 cas dans lesquels des personnes soupçonnées d'être des criminels avaient été lynchés par la foule.
Cependant, en 2007, le nombre de lynchages était passé à 31 et pendant le premier trimestre de l'année 2008, 18 cas avaient été signalés.
Selon le rapport, la situation aurait été plus grave sans l'intervention de la Police.
Les câbles de fibre optique installés par la société nationale de télécommunications, TDM, pour mettre à la disposition des usagers des services de communication modernes entre les chefs lieux de province, n'ont pas été épargnés par les voleurs, qui ont déterré les câbles pour les découper en morceaux afin de les vendre.
Selon le rapport, 10 actes de sabotage de cette nature ont été enregistrés en 2007.
De même, des rails et des matériels de chemin de fer ont été arrachés, souvent pour être écoulés auprès des vendeurs de ferraille.
Le total des pertes enregistrées en 2007 par la Compagnie des chemins de fer du Mozambique, la CFM, dépasse la somme de 82,7 millions de meticais, soit environ 3,4 millions de dollars américains.
Le rapport a suggéré l'amélioration des relations entre la Police et les services du procureur de la République, ainsi que les compagnies d'électricité, de télécommunications et des chemins de fer.
S'agissant de l'affaire très médiatisée de l'interception, le 29 janvier dernier, à Manica, d'un camion transportant 40 enfants, le rapport souligne qu'il était ressorti de l'enquête qu'il ne s'agissait pas d'un cas de trafic d'enfants.
Ces enfants se déplaçaient en fait avec l'approbation de leurs parents pour se rendre dans des écoles coraniques de Maputo, Matola et Tete afin d'y poursuivre leurs études religieuses.
Les conditions dans lesquelles les enfants avaient été transportés étaient "déplorables", même si les parents avaient payé le prix du voyage.
De même, rien ne prouvait que les écoles coraniques en question avaient accepté d'accueillir les 40 enfants ou leur avaient accordé des bourses.
Les adultes qui accompagnaient le camion attendent encore en prison leur jugement après avoir été inculpés de corruption et de falsification de documents.
Le rapport note que les écoles coraniques donnent la priorité aux questions religieuses "aux dépens des programmes du système de l'Education nationale", ce qui constitue une violation de l'article de la Constitution qui fait de l'éducation un droit et un devoir qui s'imposent à tous les citoyens mozambicains.
La Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée particulièrement au Mozambique
L'UNESCO a choisi ce pays pour sa célébration de cette journée.
Washington - La célébration à travers le monde de la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai attirera l'attention sur la répression dont les journalistes indépendants font l'objet et sur le grand nombre d'assassinats de journalistes qui ont lieu souvent en toute impunité, ont déclaré des défenseurs de la liberté de la presse au service d'information du département d'État.
La Journée mondiale de la liberté de la presse rappellera au monde que 171 journalistes ont été tués dans l'exercice de leur métier en 2007 et que des centaines d'autres ont subi des menaces, ont été incarcérés ou torturés, a déclaré l'Organisation des Nations unies. C'est en 1993 que l'Assemblée générale de l'ONU a désigné le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse.
Selon le directeur général du Comité de protection des journalistes, dont le siège est à New York, M. Joël Simon, personne n'avait pensé au moment de l'instauration de la Journée mondiale de la liberté de la presse qu'elle aurait une aussi grande résonance.
Cette journée, a-t-il dit, est marquée par une multitude de rassemblements, de manifestations et d'éditoriaux destinés à attirer l'attention du monde entier sur la violence et la répression qui frappent les médias dans de nombreux pays.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) organisera cette année ses principales activités au Mozambique, où la presse jouit d'une grande liberté depuis la fin de la guerre civile en 1992.
Toutefois, a fait remarquer M. Simon, l'assassinat d'un journaliste mozambicain réputé, Carlos Cardoza, en novembre 2000, a traumatisé le petit nombre de journalistes indépendants de ce pays. Cet assassinat a reçu une grande attention tant au Mozambique qu'à l'étranger. Carlos Cardoza était considéré comme un journaliste qui n'avait pas peur d'exposer la corruption et les scandales qui entachaient la vie économique et politique du pays. Il a été assassiné parce qu'il osait dénoncer nommément des membres de la criminalité organisée et des agents publics corrompus. Cette affaire, a-t-il dit, a beaucoup sensibilisé les Mozambicains à l'importance de la liberté de la presse.
Depuis la fin de la guerre civile, a-t-il indiqué, la presse joue un rôle vital au Mozambique en tant que voix indépendante. Les médias contrôlés par l'État sont aussi crédibles, ce qui n'est pas le cas dans la plupart des autres pays africains.
Le gouvernement mozambicain participera le 3 mai aux cérémonies organisées dans la capitale, Maputo. L'UNESCO décernera à cette occasion un prix de 25.000 dollars à un journaliste ou à un organisme qui a contribué à défendre la liberté de la presse dans le monde. En 2007, elle avait décerné ce prix à titre posthume à la journaliste russe Anna Politkovskaya, qui militait en faveur des droits de l'homme et qui avait été assassinée en octobre 2006.
Les gouvernements répressifs craignent les médias indépendants
Selon le président d'Internews Network (organisation non gouvernementale qui encourage les médias indépendants), M. David Hoffman, la Journée mondiale de la liberté de la presse est importante « parce qu'elle nous rappelle le rôle vital que les médias dont l'activité est libre et transparente jouent en appuyant la démocratie et la société civile et en encourageant la transparence au sein des pouvoirs publics. »
M. Hoffman, dont l'organisation est financée en partie par le département d'État et par l'Agence des États-Unis pour le développement international, s'est déclaré d'avis que la répression dont les médias indépendants faisaient l'objet dans un grand nombre de pays était le thème le plus important de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Certains pays, a-t-il dit, ont des lois qui protègent les médias, mais ils ne les appliquent pas.
Une réaction brutale contre les médias a commencé de se manifester, selon lui, à la suite de la « révolution rose » en Géorgie et de mouvements semblables qui ont eu lieu dans d'anciens pays communistes de l'Europe centrale et orientale et de l'Asie centrale.
« De nombreux gouvernements répressifs craignent les médias indépendants dans leur pays du fait du rôle primordial » que la presse a joué pour encourager ces mouvements. M. Hoffman a cité à cet égard la Russie où les médias indépendants ont dû cesser leurs activités. En 2007, le gouvernement russe a également expulsé les journalistes d'Internews Network pour des raisons « purement politiques » en prétextant que cette organisation avait enfreint la réglementation sur les changes, a-t-il dit.
L'importance de la Journée mondiale de la liberté de la presse dans les nouvelles démocraties
Conseiller du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en matière de médias, M. William Orme a souligné l'importance de cette journée dans les pays en voie de démocratisation. « C'est le moment, a-t-il dit, de soutenir les journalistes qui souvent sont en danger, marginalisés ou menacés. C'est le moment où la communauté internationale reconnaît officiellement la grande importance des médias indépendants et d'un régime démocratique. »
La Journée mondiale de la presse n'est pas uniquement pour les journalistes. Elle sert aussi à rappeler tant à la population qu'aux États que l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme garantit la liberté d'expression et le droit d'échanger des informations. La plupart des pays sont signataires de ce document, a fait remarquer M. Orme.
Le PNUD, a-t-il dit, avait classé le Mozambique à un certain moment comme le pays le plus pauvre du monde, mais, après presque vingt ans de guerre civile et des centaines de milliers de morts, ce pays est arrivé à un stade où ses dirigeants tentent de favoriser une « culture démocratique » en donnant notamment une plus grande liberté à la presse.
Bien que la situation des journalistes mozambicains soit loin d'être parfaite, le Mozambique revêt, selon lui, « une importance symbolique très forte tant en Afrique que dans le reste du monde » du fait que la liberté de la presse fait partie intégrale de « l'expérience démocratique » du pays.
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|  2 mai 2008 | Les réunions annuelles du Groupe de la BAD en mai au Mozambique La Banque africaine de développement (BAD) annonce, dans un communiqué, que la 43ème Assemblée générale du Conseil des gouverneurs du groupe et la 34ème Rencontre du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (FAD) se tiendront à Maputo, au Mozambique, les 14 et 15 mai 2008 ; ce qui lui permet d'être le premier pays lusophone à accueillir un tel événement. Thème choisi cette année : "Favoriser une croissance partagée : urbanisation, inégalités et pauvreté" ; un thème qui, selon la direction de la banque, reflète l'intérêt accru de la BAD pour atteindre ses objectifs dans la lutte contre la pauvreté et la promotion d'un développement économique et social équilibré en Afrique.
On rappelle que les réunions annuelles de la BAD regroupent environ 1 500 participants autour des chefs d'État et gouverneurs de la BAD, autant dire que c'est une manne pour le pays qui, même s'il affiche aujourd'hui l'une des plus fortes croissances économiques en Afrique, figure parmi les pays les plus pauvres de la planète. Ceci dit, le Mozambique a enregistré une croissance moyenne de 8% durant les 10 dernières années, alimentées essentiellement par des investissements accrus dans les ressources minières, l'industrie, les services, les réformes, les dépenses gouvernementales favorables aux pauvres et l'appui solide des donateurs.
Par ailleurs, la BAD rappelle qu'elle a ouvert un bureau à Maputo en février 2006 pour faciliter et accélérer ses interventions dans le pays en particulier et dans la région en général. Culture : Projet de réforme de la langue portugaise
Un projet d'uniformisation de la langue portugaise, visant à modifier l'orthographe de plusieurs centaines de mots qui prendraient alors la graphie brésilienne, devrait voir le jour en raison, entre autres, de la stagnation économique du Portugal face à la montée en puissance de son ancienne colonie devenue indépendante en 1822, le Brésil.
Parlée par près de 230 millions de personnes dans le monde et langue officielle de 8 pays (Portugal, Brésil, Angola, Mozambique, Cap Vert, Guinée-Bissau, Timor oriental et Sao Tomé-et-Principe), le portugais n'est toujours pas reconnu comme langue officielle des Nations unies à l'instar de l'anglais, du français, de l'espagnol, de l'arabe, du russe ou du chinois.
Ce projet de réforme sur lequel le Parlement devrait se prononcer le 15 mai pourrait donc enfin permettre au Portugal de réaliser cette vielle prétention historique.
Les partisans de la réforme soulignent également ses multiples avantages, parmi lesquels la simplification des recherches sur Internet en portugais et un jargon juridique uniformisé pour les contrats internationaux, alors que cette réforme ne concernerait que 2.000 des quelque 110.000 mots que comprend le vocabulaire portugais même si 75% des changements seraient effectués par le Portugal.
Néanmoins, beaucoup se sentent humiliés : "On ne doit pas s'effacer derrière le Brésil", proteste par exemple Vasco Graca Moura, un poète estimé dans le pays.
Une autre des raisons de cette modification linguistique qui pourrait peut être à terme construire un précédent à l'échelle mondiale, est simple : la population du Brésil, forte de 190 millions d'habitants, distance largement celle du Portugal, estimée à environ 10 millions d'individus.
Par ailleurs, l'économie brésilienne est assez puissante pour que l'Union Européenne lui propose une alliance politique et économique, ce qui lui conférerait le même statut que la Chine l'Inde et la Russie tandis qu'à titre de comparaison, l'économie portugaise ne représente qu'1% du PIB de l'Union Européenne. S.B.
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|  1 mai 2008 | La police mozambicaine tue dans une impunité quasi totale
La police mozambicaine tue et torture dans une impunité quasi totale, affirme l'organisation Amnesty international dans un rapport publié mardi.
«La police au Mozambique pense visiblement qu'elle a le droit de tuer et le système en place permet cela», indique Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty International, citée dans le rapport.
«Dans la plupart des cas de violations des droits de l'Homme par la police - y compris des meurtres - aucune enquête et aucune action disciplinaire n'ont été engagées, et aucun policier n'a été inculpé», ajoute-t-elle.
Le rapport, intitulé «Le droit de tuer», donne l'exemple d'une manifestation à Maputo pour protester contre la hausse des coûts des transports au cours de laquelle trois personnes ont été tuées et 30 blessées lorsque la police a ouvert le feu.
Selon Mme Kagari, il est urgent de changer cette culture d'impunité au sein de la police.
«Les policiers doivent avoir conscience qu'ils ne peuvent torturer, frapper et tuer en toute impunité», écrit-elle, tout en soulignant que la police mozambicaine est confrontée à de nombreux défis, parmi lesquels «un taux de criminalité élevé et une accumulation des dossiers criminels au niveau judiciaire».
Mozambique : Une police violente qui s'arroge le « droit de tuer » Dans un rapport rendu public ce mardi 29 avril, Amnesty International révèle l'ampleur de la violence policière au Mozambique et décrit comment la police tue et torture en bénéficiant d'une impunité presque totale.
« Au Mozambique, la faiblesse du système de responsabilisation au sein de la police est telle que les policiers semblent considérer qu'ils ont le droit de tuer », a expliqué Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty International.
« Dans la grande majorité des cas de violations des droits humains commises par des policiers, y compris des homicides illégaux, il n'y a pas d'enquête ni d'action disciplinaire contre le responsable et aucun policier n'est poursuivi. »
La police mozambicaine a un nombre important de défis à relever : taux de criminalité élevé ; nombreuses affaires pénales en attente de jugement ; malfaiteurs qui se rendent coupables de violences contre des policiers. Cette situation a donné lieu à des pressions de l'opinion publique qui souhaite que la police intervienne de manière décisive et avec force contre la criminalité. La police s'est attaquée à ces défis en ayant recours à une force excessive, allant jusqu'aux homicides illégaux de suspects.
Dans de nombreux cas, ce recours excessif à la force a fait des victimes et certains de ces homicides semblent avoir été illégaux.
Le 5 février 2008, la police mozambicaine a tiré sur des personnes qui manifestaient contre la hausse des prix du transport dans la ville de Maputo. Trois personnes ont été tuées et trente autres blessées par des balles perdues. Des manifestations similaires ont eu lieu le 11 février dans les provinces d'Inhambane et de Gaza, où la police a également tiré à balles réelles sur la foule. Un porte-parole de la police a déclaré que des balles réelles avaient été utilisées parce que certains policiers avaient été « pris par surprise » par les manifestants.
Le 14 août 2007, des policiers étaient venus chercher Abrantes Afonso Penicela à son domicile et l'avaient précipité dans une voiture. Selon lui, les policiers lui avaient injecté un produit toxique et l'avaient conduit dans un endroit isolé où ils l'avaient frappé jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Les policiers lui avaient tiré une balle dans la nuque et avaient mis le feu à ses vêtements, le laissant pour mort. Abrantes Afonso Penicela avait miraculeusement survécu à cette attaque et avait réussi à ramper jusqu'à la route où des personnes l'avaient trouvé et l'avaient emmené à l'hôpital. Il avait eu le temps de raconter à sa famille et à la police ce qui lui était arrivé, avant de succomber à ses blessures dans la nuit. Aucun policier n'a été arrêté à la suite de cet homicide.
Le plus souvent, la police reste sourde aux demandes de la population, ne fournissant que très peu d'informations à ceux qui portent plainte contre des policiers pour violations des droits humains. Les victimes ne reçoivent quasiment jamais de réparations pour ces violations.
« Tout policier soupçonné d'implication dans des violations des droits humains doit être tenu de rendre des comptes, a déclaré Michelle Kagari. Il faut que les policiers sachent qu'ils ne peuvent torturer, donner des coups et tuer en toute impunité. Pour que le maintien de l'ordre puisse s'améliorer un jour au Mozambique, les policiers doivent être amenés à rendre compte de leurs actes. »
Dans son rapport, Amnesty International exhorte les autorités mozambicaines à prendre des mesures pour éviter avant tout que des violations des droits humains ne soient commises. L'organisation recommande également que le code de conduite de la police soit révisé pour le rendre conforme aux normes internationales.
Les recommandations d'Amnesty International concernant le maintien de l'ordre au Mozambique, et le rapport complet intitulé Licence to Kill : Police accountability in Mozambique se trouvent sur le site de l'organisation.
Le Mozambique craint une crise alimentaire
En tournée dans les zones rurales les plus défavorisées, le président mozambicain Armando Guebuza a déclaré mardi que son pays risquait d'être durement frappé par l'envolée des prix des denrées alimentaires dans le monde s'il ne développait pas sa production agricole. "La crise alimentaire n'épargnera pas le Mozambique, les cours des produits alimentaires sont à la hausse tout comme ceux des carburants. Il faut que nous commencions maintenant à produire des aliments", a-t-il prévenu.
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|  29 avril 2008 | Le Mozambique peaufine sa stratégie face au déficit alimentaire Maputo, Mozambique - Le ministre de mozambicain de l'Agriculture, Soares Nhaca, a déclaré dimanche à Maputo que le gouvernement de son pays était en train de peaufiner des stratégies pour compenser le déficit de la production des aliments de base, qualifiant.
Cité par l'Agence d'information mozambicaine (AIM), il a indiqué que cette stratégie va s'étaler sur trois ans.
"D'autres mesures à court terme sont également envisagées pour améliorer l'accès aux terres productives, créer des réserves alimentaires et améliorer le transport des denrées alimentaires des zones de culture vers les zones de consommation", a ajouté le ministre.
Il a affirmé que le gouvernement compte aussi accélérer la réhabilitation des routes reliant les zones de production aux marchés afin d'accroître l'accès des petits agriculteurs aux intrants agricoles dont ils ont besoin.
Le gouvernement a reconnu que le pays est confronté à un grave déficit de produits alimentaires de base, annonçant que cette année le pays devra importer près de 470.000 tonnes de blé, 169.000 tonnes de pommes de terre et 50.400 tonnes d'huile végétale, entre autres.
M. Nhaca a affirmé que son pays devrait profiter de la crise alimentaire pour augmenter sa production vivrière, particulièrement celle du riz, soulignant que de toute la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), le Mozambique a les meilleurs conditions climatiques, les plus grandes surfaces cultivables et l'expertise nécessaire pour améliorer sa production de riz.
Il a soutenu que le Mozambique est compétitif dans le domaine de la production du soja et du tournesol.
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|  26 avril 2008 | Une super glacière pour enrayer le fléau du paludisme au Mozambique Cela ressemble à une glacière pour garder les boissons au frais, mais la boite actuellement testée dans la chaleur étouffante du Mozambique a un objectif plus ambitieux: sauver des vies du paludisme.
Cette glacière d'un nouveau type permet de conserver les médicaments à une température maximale de 25° Celsius dans des régions reculées et privées d'électricité, où le thermomètre peut monter jusqu'à 45°.
Grâce à elle, ses promoteurs espèrent faire diminuer le nombre de décès dus au paludisme, qui tue chaque année un million de personnes dans le monde, dont 6.000 au Mozambique.
"Les glacières servent à stocker les traitements contre le paludisme, ainsi que les tests de dépistage", explique Parfait Komlan Edah, consultant du fabricant américain John Snow Incorporated.
Le projet, financé par l'Agence américaine pour le développement international, a démarré en 2006 et en est encore à un stade expérimental. Ces boites isolantes sont actuellement testées dans les provinces de Maputo, Tete et Zambezia, avant d'être éventuellement distribuées sur tout le territoire.
Un rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et le Partenariat de lutte contre le paludisme a démontré l'an dernier que les traitements de nouvelle génération et les moustiquaires traitées aux insecticides permettaient de prévenir la contamination.
Mais au Mozambique, le paludisme reste la première cause de mort infantile et les cas se sont multipliés ces dernières années.
Face à ce fléau, le ministère de la Santé a décidé l'an dernier d'étendre l'usage des tests de diagnostic rapide, capables de dépister la maladie en quelques minutes.
Mais ces tests doivent être conservés à une température maximale de 25° et ne sont donc actuellement disponibles que dans les hôpitaux des chefs-lieu de province, pourvus de système de réfrigération.
"La difficulté était d'assurer la qualité des produits en dépit du climat humide et chaud, et du manque d'électricité dans les dispensaires des campagnes reculées", explique M. Edah.
La solution résidait dans la mise au point d'une "glacière par évaporation".
Ces glacières, similaires à un petit réfrigérateur fait d'aluminium et de toile à sac, sont pourvues d'un réservoir d'eau qui, en s'égouttant par les fibres du tissu et en s'évaporant, garde au frais le contenu.
Le projet est en partie financé par l'Initiative contre le paludisme du président américain George W. Bush, qui a consacré 18 millions de dollars (11 millions d'euros) l'an dernier au Mozambique, en sponsorisant aussi moustiquaires et campagnes d'information.
A l'occasion de la Journée mondiale contre le paludisme, tenue vendredi sous le thème "Le paludisme, maladie sans frontières", l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné l'importance de programme de lutte nationaux.
"Nous devons admettre que l'objectif d'élimination du paludisme ne deviendra réalité qu'avec la mise en oeuvre d'initiatives nationales" par le biais des systèmes de santé de chaque pays et de projets locaux, a estimé l'OMS dans un communiqué.
Nelson Nkini dirige l'association mozambicaine Proserv, qui distribue des moustiquaires traitées dans les villages. "Nous appelons chaque habitant des campagnes, où des médicaments efficaces ne sont pas disponibles, à utiliser des moustiquaires pour enrayer la propagation de la maladie", dit-il, ajoutant: "Prévenir coûte moins cher que guérir".
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|  22 avril 2008 | La Chine devient en 2007 le 6e investisseur du Mozambique La Chine est devenue en 2007 le 6e investisseur du Mozambique, avec des investissements directs de l'ordre de 60 millions de dollars (M USD) , a rapporté dimanche la presse mozambicaine.
Par ailleurs, la Chine est devenue ces dernières années la plus grande source d'investissements étrangers directs (IED) des puissances économiques asiatiques pour ce pays du sud-est africain, a précisé le Centre chinois de promotion des investissements basé au Mozambique.
Les dernières données illustrent une augmentation significative des investissements chinois au Mozambique ces dernières années. En 2003, la Chine était classée seulement au 9e rang sur la liste des grands investisseurs du pays, le montant d'investissements se totalisant à 10 M USD.
A l'heure actuelle, les investissements chinois au Mozambique sont consacrés à 69 projets agricoles, publics et forestiers.
La Chine est également le seul pays à disposer d'un centre spécialement destiné à promouvoir les investissements locaux au Mozambique.
En 2007, ce sont les Etats-Unis qui ont le plus investi au Mozambique, avec des investissements de plus de cinq milliards de dollars, suivis par le Swaziland (171 M USD), l'île Maurice (151 M USD), la Grande-Bretagne (91 M USD) et l'Afrique du Sud (79 M USD).
Une centrale thermique au Mozambique pour sortir la SADC de sa crise énergétique APA-Maputo (Mozambique) Un projet de nouvelle centrale thermique déjà approuvé par le gouvernement mozambicain dans la province de Tete (nord-ouest) est la solution envisagée par Maputo pour faire face à la crise énergétique qui frappe les pays membres de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC).
La Riversdale Mining, une firme australienne dont les avoirs sont estimés à cinq millions de dollars, a signé un protocole d'entente avec le ministère mozambicain de l'Énergie qui lui permet d'entamer l'exécution du projet, a déclaré ici, Michael O'Keeffe, le directeur exécutif de Riversdale Mining.
Selon M. O'Keeffe, le projet sera lancé en 2012, ajoutant que sa firme allait mener les études de faisabilité qu devraient aider à accélérer les travaux.
« Par la suite, le projet deviendra la propriété d'une société spécialisée dans les questions énergétiques, en partenariat avec le gouvernement du Mozambique », a-t-il précisé.
A la fin des travaux de construction, le projet pourra générer quelque 500 mégawatts, avec des prévisions de 2.000 mégawatts en 2015.
« La plus grande production de la centrale thermique serait utilisée par le réseau électrique national, ce qui permettrait d'atténuer la crise de l'énergie dans la région de la SADC », a-t-il ajouté.
La région de la SADC est confrontée à une grave crise énergétique et l'Afrique du Sud, grand fournisseur d'électricité de la région est frappée de plein fouet par la plus grande crise énergétique de son histoire, l'obligeant à recourir à des délestages dans la plupart de ses villes.
La région compte donc sur le Mozambique, qui possède d'énormes réserves de charbon et de gaz et un immense potentiel hydroélectrique, pour trouver une solution à la crise, qui devrait s'aggraver au cours des toutes premières années si rien n'est fait.
Actuellement, le Mozambique approvisionne l'Afrique du Sud en énergie hydraulique et le Zimbabwe en énergie tirée du gaz pendant que des travaux sont en cours pour faire de même avec le Malawi et la Tanzanie.
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|  19 avril 2008 | Le barrage de Cahora Bassa fournira d`électricité à l`Afrique du Sud_
Maputo, Mozambique, 13/04 - La compagnie Hidroeléctrica de Cahora Bassa (HCB), l`entreprise qui exploite le barrage de Cahora Bassa, dans la province de Tete, dans l`ouest du Mozambique, espère signer un accord sous peu avec la société nationale sud-africaine d`électricité, ESKOM, dans le cadre duquel, HCB fournira 250 mégawatts supplémentaires à ESKOM.
Les récentes pannes de courant survenue en Afrique du Sud ont montré combien la situation énergétique de ce pays d`Afrique australe est critique.
Par conséquent, Cahora Bassa est d`une importance cruciale pour la société ESKOM, qui a besoin de tous les mégawatts supplémentaires qu`elle peut acheter.
Contacté par AIM, le président du Conseil d`administration de HCB, Paulo Muxanga, a confirmé que le 3 avril, les deux compagnies ont signé un accord technique établissant leur engagement à accroître la quantité d`énergie founrie par HCB à l`Afrique du Sud.
"L`accord qui formalisera le tout sera signé dans les prochains jours", a affirmé M. Muxanga, qui ajoute que "nous sommes entrain de finaliser les documents".
Selon M. Muxanga, cet accord portera la quantité d`électricité achetée à HCB par ESKOM à 1 350 mégawatts.
De plus, HCB fournit 400 mégawatts à la société nationale d`électricité du Mozambique, EDM, 200 mégawatts à son homologue du Zimbabwe, la ZESA, et 40 mégawatts au Botswana.
La centrale électrique de HCB possède cinq turbines géantes, capables chacune de produire 415 mégawatts, donc la capacité totale du barrage est de 2 075 mégawatts.
M. Muxanga estime qu`il est important d`utiliser la capacité de production de HCB le maximum possible.
La compagnie voulait renforcer ses capacités en construisant une nouvelle centrale électrique sur le bassin nord du Zambèze (toutefois, le gouvernement mozambicain a fait clairement savoir que sa priorité porte sur la construction d`un nouveau barrage à Mpanda Nkuwa, à quelque 60 kilomètres en aval de Cahora Bassa, qui sera érigé avant la centrale électrique du bassin nord de la HCB).
M. Muxanga a, en outre, souligné que Cahora Bassa n`a jamais été exploité à plein rendement.
Les nouveaux contrats, précise-t-il, concernent la cinquième turbine de HCB, qui est un générateur de réserve.
Un communiqué équivoque d`Eskom, le 9 avril, affirmait que l`accord pour la fourniture des 250 mégawatts supplémentaires avait déjà été signé et fixait la quantité énergétique totale que Eskom achèterait désormais à HCB, à 1 500 mégawatts, ce qui est impossible.
Depuis novembre dernier, le Mozambique contrôle HCB.
Précédemment, c`est l`Etat portugais qui avait la majorité des parts dans la compagnie (82 pour cent contre seulement 18% pour le Mozambique).
Mais le gouvernement mozambicain a maintenant acheté 67% des parts de la compagnie au Portugal, portant ainsi les parts du Mozambique dans HCB à 85 pour cent et réduisant la part du Portugal à 15%.
Cette acquisition a coûté 700 millions de dollars US, financée par un prêt obtenu auprès d`un consortium bancaire franco-portugais.
L`argent est en train d`être remboursé aux banques sur les ventes d`énergie de Cahora Bassa.
Pour la première fois depuis la construction du barrage, dans les années 1970, le Mozambique possède une participation majoritaire dans la compagnie et nomme le président et la majorité du Conseil d`administration.
Consommer local et aider les paysans - FAO
JOHANNESBURG, 14 avril 2008 (IRIN) - Compter davantage sur la production locale pour réduire la facture des importations de denrées alimentaires et fournir aux paysans des intrants agricoles subventionnés pour accroître la production : voici quelques-unes des mesures annoncées par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour venir en aide aux pays pauvres, dont la plupart ont vu leur facture d'importation de vivres augmenter de 74 pour cent, soit d'environ six milliards de dollars, depuis février 2008.
Dans le cadre du projet pilote visant à lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires (Initiative on Soaring Food Prices/ISFP), la FAO commencera par mettre en place diverses mesures à court terme : l'agence fournira notamment des engrais subventionnés pour accroître la production alimentaire au Burkina Faso, en Mauritanie et au Sénégal, trois pays africains touchés par les émeutes de la faim. Le Mozambique, le quatrième pays africain à faire partie du projet pilote de la FAO, utilisera un mélange de farine de manioc et de blé pour la fabrication du pain afin de réduire sa facture d'importation de farine de blé.
« L'initiative sera étendue à d'autres pays, dans la deuxième phase », a indiqué Liliana Balbi, économiste principale au Service mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO. Les détails de la deuxième phase n'ont pas été annoncés.
L'agence onusienne a également annoncé le lancement des Food Market Information Units (Unités d'information sur les marchés alimentaires - FMIU) aux quatre coins du monde pour surveiller, recenser et analyser les coûts des denrées alimentaires et permettre ainsi aux organisations humanitaires et aux pays d'intervenir de manière plus ciblée pour lutter contre l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité des populations. La FAO a alloué 17 millions de dollars pour la mise en application des deux mesures.
L'envolée des cours mondiaux des céréales, des tarifs de transport et du prix du baril de pétrole a augmenté les factures d'importation des denrées alimentaires dans bon nombre de pays à faible revenu et à déficit vivrier, selon le nouveau rapport de la FAO, « Perspectives de récoltes et situation alimentaire », publié le 11 avril. Les stocks céréaliers mondiaux devraient chuter à 405 millions de tonnes en 2007-08, soit 21 millions de tonnes ou cinq pour cent de moins que le niveau, déjà réduit, de l'année précédente. Il s'agira là du niveau le plus bas jamais atteint en 25 ans.
Initiative contre la flambée des prix des denrées alimentaires
Le projet pilote de l'ISFP permettra de venir en aide aux agriculteurs vulnérables qui ne peuvent profiter de la hausse des prix - en raison d'un accès limité aux intrants agricoles - pour accroître leur production, selon Shoukri Ahmed, économiste principal à la FAO.
Au Kenya, par exemple, « la désorganisation des marchés, aggravée par les troubles politiques, a entraîné une augmentation du coût des intrants agricoles. En conséquence, environ la moitié des terres agricoles de la région nord du Rift, la principale zone productrice de maïs, ne sont pas encore prêtes pour la saison des cultures, ce mois-ci. Les agriculteurs qui se trouvent dans cette situation ont besoin d'aide », a-t-il ajouté.
La hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires a également eu des incidences sur le coût de la production agricole : « les frais d'exploitation des champs ont augmenté, les intrants sont devenus plus chers », a expliqué M. Ahmed.
Les cours mondiaux des céréales ont continué de monter en flèche ces deux derniers mois, reflétant la demande constante et la baisse des réserves mondiales de céréales, selon le rapport de la FAO. C'est le prix du riz qui a le plus augmenté, suite aux nouvelles restrictions à l'exportation imposées dans les principaux pays exportateurs. A la fin du mois de mars, les prix du blé et du riz avaient à peu près doublé par rapport à l'année précédente, et le prix du maïs avait augmenté de plus de 30 pour cent, selon le rapport.
Malgré les efforts déployés par les gouvernements pour empêcher que le coût des denrées alimentaires dans leurs pays ne soit influencé par la hausse mondiale du prix des céréales, les denrées de base telles que le pain, le riz, les produits à base de maïs, le lait et les graines de soja sont de plus en plus chères.
La situation exige l'application de mesures alternatives, telles que l'utilisation de produits disponibles localement afin de réduire les factures d'importation de denrées alimentaires, a souligné Frans Van De Ven, représentant résident par intérim de la FAO au Mozambique.
Le Mozambique, qui importe 100 pour cent de ses besoins en farine de blé, utilisée en bonne partie pour le pain, devra désormais expérimenter la farine de manioc pour la fabrication du pain, a indiqué Tatenda Mutenga, chargé d'information de la FAO au Mozambique.
Après plusieurs études, dont une sur les préférences des consommateurs, l'agence onusienne et le gouvernement mozambicain lanceront en mai 2008, dans la province de Zambézie (centre), un projet de fabrication de pain à base d'un mélange de farine de manioc et de farine de blé.
Analyse des prix
Mais l'impact de l'envolée des prix des denrées alimentaires sur les populations vulnérables a également mis en évidence la nécessité d'une analyse plus affinée des coûts, ce qui a amené la FAO à créer les FMIU.
« L'inflation des prix des denrées alimentaires touche plus durement les populations pauvres, car dans leurs dépenses globales, la part réservée à l'alimentation est bien plus élevée que celle des populations plus riches », a indiqué Henri Josserand du Service mondial d'information et d'alerte rapide de la FAO.
« Dans les pays industrialisés, les consommateurs consacrent entre 10 et 20 pour cent de leur revenu à la nourriture, alors qu'il faut compter entre 60 et 80 pour cent dans les pays en voie de développement, dont bon nombre sont des importateurs nets de denrées alimentaires ».
En outre, les différences de taux de change, de régimes de taxation et de politiques agricoles font que les pays doivent apporter des « réponses individualisées » à la hausse mondiale du prix des denrées alimentaires, a souligné M. Ahmed.
« Pour l'agence onusienne, ces unités permettront d'analyser, par l'exemple, l'impact qu'une hausse de 20 pour cent du prix des denrées alimentaires pourrait avoir sur les populations vulnérables aux plans national, régional et mondial, mais aussi au sein des ménages, et de trouver des solutions appropriées pour renforcer la sécurité alimentaire ».
La première prévision de la FAO établit une augmentation de 2,6 pour cent de la production mondiale de céréales, qui devrait ainsi atteindre un volume record de 2 164 millions de tonnes en 2008 ; une hausse due en grande partie à l'importante extension de la culture du blé dans les principaux pays producteurs.
« Si les prévisions d'augmentation de la production se concrétisaient, la situation déficitaire des stocks mondiaux de céréales pourrait s'améliorer au cours de la nouvelle saison agricole 2008-09 », peut-on lire dans le rapport.
Mais cela dépendra pour une bonne part des conditions météorologiques, a prévenu la FAO, rappelant qu'à pareille époque l'année dernière, les prévisions de la production céréalière de 2007 étaient bien meilleures qu'elle ne l'avait été en définitive. Des conditions climatiques défavorables ont détruit les cultures en Australie et ont réduit les récoltes dans bon nombre de pays, en particulier en Europe.
L'Adea pose la problématique de l'éducation post-primaire
Le rendez-vous le plus important qu'organise sur le continent, tous les deux ans, l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (Adea) va se tenir à Maputo, la capitale du Mozambique, du 05 au 09 mai prochains, selon un communiqué rendu public hier mardi par le service de presse de l'Institution. Au cœur de cette biennale de l'éducation 2008 qui reste un moment privilégié de coopération entre acteurs des systèmes éducatifs, on retrouve la question-clé de l'éducation post-primaire dans le continent. Quelque 600 participants sont attendus de fait à Maputo, du 05 au 09 mai prochains, dans le cadre de la biennale de l'Adea qui mobilisera tous les ministres africains en charge de l'éducation et de la formation, les représentants des agences de coopération multilatérale et bilatérale au développement, des organisations de la société civile africaine et internationale ou autres fondations. Ces responsables devront partager et échanger sur la problématique éducative en Afrique avec des spécialistes, chercheurs et praticiens de l'éducation ainsi que des professionnels de tous les ordres d'enseignement.
Alors que la dernière biennale organisée à Libreville en 2006 avait axé ses débats sur les facteurs et conditions d'efficacité des écoles, des programmes d'alphabétisation et des programmes de développement de la petite enfance, la première biennale accueillie par un pays lusophone d'Afrique va orienter sa réflexion sur l'éducation post-primaire, un des plus grands défis que doivent relever aujourd'hui les systèmes éducatifs africains, après les progrès accomplis aussi bien dans l'admission que dans l'achèvement du cycle primaire.
Le thème central de la biennale de Maputo intitulé « Au-delà de l'éducation primaire : défis et approches pour étendre les opportunités d'apprentissage en Afrique » sera abordé sous trois grands volets : l'extension de l'éducation obligatoire pour tous à 09-10 ans ; le défi du développement des compétences pour mieux préparer les jeunes à l'insertion socio-professionnelle et enfin l'articulation entre le deuxième cycle du secondaire et l'enseignement supérieur en vue de la formation de ressources humaines pour le développement de l'Afrique.
L'objectif principal de la biennale 2008 consiste, selon les organisateurs, à favoriser le partage des expériences et des connaissances africaines et internationales sur le développement de l'éducation post-primaire. Dans la même dynamique, il est aussi question de promouvoir des compréhensions partagées sur les défis et les priorités et de dégager des leçons apprises, des options de politiques et des stratégies porteuses. « Plus de 120 études et recherches ont été produites dans le cadre de la biennale de Maputo », a tenu à souligner Mamadou Ndoye, le secrétaire exécutif de l'Adea.
Des études et recherches qui permettront à ce grand conclave de mettre « à la disposition de la communauté éducative africaine les outils, ainsi que les connaissances et pratiques les plus actuelles, susceptibles de faire avancer l'enseignement post-primaire à travers le continent, à l'image des progrès considérables accomplis dans la réalisation de l'enseignement primaire universel ».
Notons enfin que la biennale de Maputo sera l'occasion pour l'Adea de célébrer son 20e anniversaire et de marquer par la même occasion la consolidation de son ancrage en Afrique, toute chose que reflétera concrètement le transfert du Secrétariat de l'institution à Tunis.
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|  19 avril 2008 | Un conteneur avec 155 immigrés intercepté au Mozambique La police mozambicaine a intercepté un camion transportant un conteneur dans lequel se trouvaient 155 étrangers originaires d'Ethiopie et de la Somalie, rapporte la presse locale.
Selon l'édition de mercredi du quotidien de Maputo "Noticias", l'un des immigrés clandestins était déjà mort d'asphyxie et 50 autres étaient très affaiblis et avaient besoin de soins médicaux au moment où le camion a été intercepté.
Le camion était entré au Mozambique par le Malawi et traversait la province de Tete pour se rendre à la ville portuaire de Beira, où les immigrés auraient été débarqués.
La police a arrêté le camion au niveau d'un poste de contrôle à Matambo, dans le district de Changara, à quelque 20 kilomètres de la ville de Tete.
Ils pouvaient entendre les passagers entassés dans le conteneur hurler, manifestement à cause de leurs difficultés à respirer.
Quand le chauffeur du camion a réalisé que la police s'est rendu compte de la nature de la "marchandise" qu'il transportait, il s'est enfui avec la police à ses trousses.
Après une course de 20 kilomètres, le chauffeur a abandonné le camion.
La police a ouvert le conteneur et trouvé 68 jeunes Somaliens et 87 Ethiopiens à l'intérieur.
Elle a fait venir une équipe de secours pour assister les malades.
Les passagers, en provenance d'un camp de réfugiés au Malawi, avaient voyagé pendant plusieurs heures à l'intérieur du conteneur métallique dépourvu de dispositif d'aération, sans eau ni nourriture.
La police de Tete a déclaré à la presse qu'elle va expulser le groupe d'immigrés vers le Malawi.
Il s'agira du second groupe de clandestins à être rapatrié au Malawi en moins d'une semaine.
Un autre groupe de 98 personnes avait été intercepté vendredi à la frontière à Zobue, également à Tete, dans un autre camion.
Dans les deux cas, la police a confirmé que les chauffeurs, tous deux de nationalité malawite, ont réussi à s'enfuir, mais les compagnies pour lesquelles ils travaillent ont fourni les informations nécessaires pour les faire arrêter.
Les propriétaires de ces compagnies nient toutefois toute implication dans ce business de transport d'immigrés clandestins.
Mozambique: Un projet de loi sur le trafic d'êtres humains Le Parlement mozambicain a adopté jeudi un projet de loi prévoyant de lourdes sanctions contre les personnes reconnues coupables de trafic d'êtres humains, notamment les femmes et les enfants.
Cette loi comble ainsi un vide juridique puisque le pays ne disposait d'aucun texte de loi pénalisant le trafic d'êtres humains.
Récemment, la presse mozambicaine a fait état du cas de trois adolescentes de Maputo, la capitale, qui avaient été attirées par des individus qui leur avaient offert du travail et la possibilité d'étudier en Afrique du Sud, mais elles s'étaient retrouvées dans une maison close à Pretoria, la capitale sud-africaine.
Ce n'est que grâce à l'intervention d'un avocat mozambicain résidant en Afrique du Sud qu'elles avaient pu être libérées et la femme, qui était à l'origine de leur calvaire, arrêtée.
"Les études montrent que le Mozambique est touché par le phénomène du trafic d'êtres humains et qu'au cours des dernières années, les liens de ce phénomène avec le crime organisé transfrontalier ont été démontrés, même si toute l'ampleur du problème n'est pas encore connue", a déclaré le ministre de la Justice, Mme Benvinda Levy, lors de la présentation du projet de loi devant le Parlement.
"Les lois mozambicaines actuelles, qui traitent de la question, sont encore à l'état embryonnaire et il a été difficile de lutter de manière efficace contre les trafiquants", a-t-elle déploré.
Selon le projet de loi, tout individu qui "recrute, transporte, abrite, met à disposition ou reçoit une personne, par quelque moyen que ce soit, notamment sous prétexte de lui trouver un emploi dans le pays ou à l'étranger à des fins de prostitution, de travail forcé, d'esclavage, ou de servitude involontaire ou pour dette", sera puni d'une peine d'emprisonnement de 16 à 20 ans.
Les mêmes peines sont prévues pour les trafiquants d'organes humains et pour les cas d'adoption illégale visant à livrer les enfants adoptés à la prostitution, à l'esclavage ou au travail forcé.
Le trafic revêtant des formes d'exploitation sexuelle autres que la prostitution, comme le mariage forcé et la pornographie, sera passible d'une peine de 12 à 16 ans d'emprisonnement.
Les individus cédant à bail des locaux destinés à des activités de trafic d'êtres humains seront aussi passibles d'une peine de huit à 12 ans de prison ferme.
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|  10 avril 2008 |  Des mesures pour garantir la sécurité alimentaire Face à la hausse mondiale du prix des produits alimentaires, Maurice, vulnérable parce que dépendant des importations, doit s'adapter. Le gouvernement a élaboré un plan afin que nous produisions le maximum. Le soutien des entrepreneurs désireux de développer des projets agricoles à Madagascar et au Mozambique est l'une des mesures préconisées par le ministère de l'Agro-industrie dans son plan stratégique de sécurité alimentaire. «Je voudrais assurer ceux qui ont un plan d'affaires crédible pour des projets nouveaux et innovants que nous les aiderons à identifier des terres et des partenaires, que ce soit localement dans la mesure du possible, et à Madagascar ou au Mozambique», a déclaré Arvin Boolell, ministre de l'Agro-industrie dans le plan stratégique du gouvernement pour la sécurité alimentaire intitulé ‘‘Strategic Options in Crop & Livestock Sector 2007-2015''. Celui-ci a été rendu public la semaine dernière.
Ce plan privilégie l'accompagnement des agriculteurs et éleveurs de manière à les rendre plus efficients, plus compétitifs, plus ouverts au marché international, et plus innovants, dans leurs activités.
La qualité des produits est l'un des points essentiels sur lesquels le gouvernement entend s'appuyer pour soutenir les planteurs et les éleveurs, et assurer aux Mauriciens une alimentation saine en privilégiant les contrôles de qualité. Afin de tirer profit du développement touristique, des infrastructures sont prévues pour garantir la qualité des produits agricoles et offrir aux planteurs et fermiers la possibilité d'accéder au marché des hôtels, des Integrated Resorts Schemes, des supermarchés et de l'exportation.
Dans le cadre du programme de recherche de l'Agricultural Research and Extension Unit, deux nouvelles variétés d'oignons (Bellarose et Francis) ont été présentées au public et ont reçu un écho favorable de la part des producteurs et consommateurs. Ces découvertes permettront d'élever le niveau de l'offre qui pourra, de façon progressive, égaler la demande, et le prix de l'oignon s'en trouvera réduit.
«La seule option pour nous est l'agriculture durable», affirme Arvin Boolell. Les planteurs seront encouragés à utiliser le compost en substitution des engrais chimiques, utiliser les séchoirs solaires dont deux modèles sont actuellement expérimentés. L'un des deux sera bientôt remis à l'association pour l'éducation des enfants défavorisés de Chemin-Grenier. Cette dernière a un projet de production et de vente de feuilles séchées. En outre, le ministre encourage les planteurs à adopter la gestion intégrée des parasites pour leur contrôle. Cette technique a l'avantage de réduire la charge chimique et de protéger les abeilles.
La politique d'autosuffisance alimentaire appelle les acteurs du secteur primaire à «bâtir le présent pour construire l'avenir» en les invitant à s'engager dans l'agro-industrie. Cela leur permettra de passer de l'état de petits planteurs à celui de petites et moyennes entreprises rentables qui offrent des services spécialisés au secteur agricole.
800 arpents de terre ont été libérés pour la culture vivrière depuis 2005 et ont permis à 700 postulants de développer des projets de culture de produits vivriers et d'élevage.
L'accent est mis sur la formation des acteurs du secteur agricole et, à ce propos, plusieurs projets sont initiés à l'image des modèles de fermes.
Des modèles de fermes sont créés à Mapou, Flacq, et Rivière-des-Anguilles, où tous les équipements de formation nécessaires sont fonctionnels. Ces fermes offrent des programmes de formation et des conseils agricoles aux producteurs et aux fournisseurs de services dans ce secteur. Quatre autres fermes de ce genre seront créées à Plaisance au cours de l'année. Le gouvernement a prévu Rs 11 millions pour la construction à Wooton d'une école des fermiers qui accueillera des fermiers, des femmes et des jeunes, des sans-emploi, des potentiels entrepreneurs ayant des projets agroalimentaires.
Un forum agroalimentaire est prévu en avril, après celui tenu il y a deux ans.
Voilà autant de mesures engagées par le gouvernement, qui offrent d'énormes opportunités aux entrepreneurs agricoles aussi bien à Maurice qu'à Madagascar et au Mozambique.
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|  10 avril 2008 | Mozambique a besoin de 20 000 médecins pour lutter contre les maladies liées au VIH/SIDA APA-Maputo(Mozambique) Le Mozambique a besoin de 20 000 médecins pour améliorer son système sanitaire frappé par une des pires pandémies que le contient ait jamais connue, le VIH/SIDA, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Luis Covane.
Selon Covane, il y a 889 médecins, dont 197 sont des étrangers, pour une population estimée à 20 millions d'habitants.
Ce chiffre est quatre fois moins que le nombre de médecins recommandé par les autorités sanitaires internationales, a-t-il affirmé.
Covane a également confié aux journalistes que le Mozambique envisage de former davantage de médecins au niveau de sa plus grande institution, l'Université Eduardo Mondlane.
« Le Mozambique ne recrute que des spécialistes et nous voulons avoir au moins un médecin dans chacune des 128 districts du pays », a-t-il ajouté.
« Jusqu'ici, nous n'avons que 889 médecins pour une population de 20 millions d'habitants, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande 1 médecin pour 1000 habitants », a-t-il rappelé.
Le déficit criard de médecins et une augmentation du nombre de patients dont beaucoup souffrent du SIDA, seraient à l'origine de la crise au niveau des hôpitaux publics et des cliniques au Mozambique.
Quelque 16 pour cent des adultes au Mozambique, y compris de nombreux travailleurs sanitaires, seraient porteurs du virus du SIDA. Trafic humain en hausse au Mozambique
52 cas suspects de trafic d'êtres humains du Mozambique vers l'Afrique du Sud ont été signalés depuis le début de l'année par Save the Children Royaume-Uni rapporte IRIN. Récemment, trois jeunes mozambicaines âgées de 14 à 16 ans ont été retrouvées dans un bordel de Pretoria, la capitale sud-africaine. Les trafiquants, profitant de leur misère, leur avaient promis emploi et formation. Ces cas sont de plus en plus fréquents et concernent toute l'Afrique Australe.
Belgique : Coopération avec le Mozambique : Priorités : la santé et le développement durable
Charles MICHEL, Ministre Belge de la Coopération au Développement recevra ces 9 et 10 avril une délégation mozambicaine conduite par le Vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Monsieur Henrique Alberto BANZE. Cette rencontre a pour objectif de finaliser le Programme Indicatif de Coopération entre la Belgique et le Mozambique pour les 4 années à venir (2009-2012). Dans une démarche de concentration de l'aide pour plus d'efficacité, deux secteurs sont au centre de ce programme de coopération : la Santé et le Développement durable.
Le Ministre Charles MICHEL tiendra une conférence de presse, le jeudi 10 avril à 11h15 en présence du Vice-ministre Henrique Alberto BANZE au Palais d'Egmont (Salon des Dames).
Cette conférence de presse sera suivie à 12h de la signature officielle du procès verbal de la Commission mixte avec le Mozambique.
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|  6 avril 2008 | Des mineurs mozambicains périssent dans un accident d'autocar Maputo, Mozambique - Dix-huit personnes ont péri dans l'accident d'un autocar transportant des mineurs mozambicains de l'Afrique du Sud vers le Mozambique qui s'est renversé avant de prendre feu jeudi matin, près de la ville frontalière de Komatipoort, a rapporté un communiqué du ministère du Travail du Mozambique.
Selon le communiqué, les victimes sont deux membres de l'équipage de l'autocar, 12 mineurs mozambicains, deux femmes qui seraient des épouses de mineurs, et deux enfants.
L'autocar appartient à la compagnie sud-africaine "Vaal Maseru", spécialisée dans le transport d'ouvriers immigrés entre les mines d'or sud-africaines et leurs pays d'origine.
Quarante autres passagers de l'autocar ont été blessés dont certains gravement. Jose Carimo, le représentant au Mozambique de la compagnie de recrutement minier, TEBA, a dit que les survivants qui étaient assez en forme pour continuer leur voyage sont arrivés au Mozambique dans le courant de la journée de jeudi.
Certains corps ont brûlé au point d'être méconnaissables, et ne peuvent être identifiés que grâce à des tests ADN.
Il a été demandé aux parents de ces victimes de venir en Afrique du Sud pour les besoins de ces tests. |
|  4 avril 2008 |  MOZAMBIQUE: Des organisations internationales s'inquiètent de l'ampleur du trafic d'enfants
Les enfants mozambicains sont de plus plus vulnérables Les cas d'exploitation et de maltraitance de victimes du trafic d'êtres humains, principalement du Mozambique vers l'Afrique du Sud, sont de plus en plus nombreux à faire la Une des journaux, mais certains experts ont prévenu que les cas évoqués ne représentaient que « la partie émergée de l'iceberg ».
Selon la branche mozambicaine de Save the Children-Royaume-Uni (SC-RU), depuis le début de l'année, 52 cas suspects de trafic d'êtres humains ont été signalés qui concernaient des jeunes femmes et des enfants. Le cas le plus récent concernait l'exploitation sexuelle de trois mineures mozambicaines âgées de 14 à 16 ans, dans un bordel de Pretoria, la capitale sud-africaine.
D'après Chris McIvor, directeur pays de la branche mozambicaine de SC-RU, le nombre croissant de cas rapportés laisse penser qu'il s'agit d'un phénomène plus profond et plus répandu en Afrique australe.
« Comme pour toutes les activités illicites qui assurent des gains financiers aux personnes qui les exercent, il est très probable que bon nombre d'autres cas ne soient pas rapportés », a expliqué M. McIvor à IRIN. « Des milliers d'enfants sans papiers quittent chaque année le Mozambique, le Zimbabwe, le Swaziland et le Lesotho, et passent la frontière avec l'Afrique du Sud ».
Wiesje Zikkenheiner, expert associé au bureau pour l'Afrique australe de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), reconnaît que ce phénomène est sous-estimé : « le trafic d'êtres humains est un problème qui touche toute l'Afrique australe, même si l'Afrique du Sud reste le pôle d'attraction régional pour les ressortissants de la plupart des autres pays ».
Bien que l'on considère que la pratique est de plus en plus répandue, il n'existe pas de statistiques précises concernant l'ampleur du phénomène.
Toutefois, selon les estimations d'une étude réalisée en 2003 par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et portant sur le trafic humain dans la région, chaque année, un millier de femmes et de mineures mozambicaines sont introduites clandestinement en Afrique du Sud pour y être surtout exploitées sexuellement.
Le problème est bien plus grave que le cas classique de trafic d'êtres humains, où des individus sont transportés contre leur gré de l'autre côté de la frontière. Les jeunes filles mozambicaines découvertes à Pretoria et qui sont aujourd'hui retournées au sein de leurs familles à Maputo, la capitale du Mozambique, s'étaient rendues en Afrique du Sud parce qu'on leur avait promis un emploi et une formation.
« Les gens sont tentés d'aller chercher ce dont ils ont besoin et ils deviennent ainsi très réceptifs aux promesses qu'on leur fait », a indiqué Mandy Shongwe, directrice d'Amazing Grace, un foyer pour mineurs à Malelane, en Afrique du Sud, près de la frontière mozambicaine.
« La nature volontaire du mouvement transfrontalier des enfants ne doit pas occulter les inquiétudes que nous devons avoir à propos du sort qui leur est réservé dans les autres pays. Ils ne sont peut-être pas victimes du trafic d'êtres humains au sens classique du terme, mais bon nombre de leurs droits sont violés et ces enfants méritent notre protection », a expliqué M. McIvor.
La tentation d'une vie meilleure
Mme Shongwe a aidé des centaines d'enfants qui ont transité par son établissement en rentrant au Mozambique. « La principale raison de ce trafic est que la pauvreté est plus répandue au Mozambique et que les gens sont donc attirés par l'Afrique du Sud, espérant y trouver une vie meilleure », a-t-elle affirmé.
Selon M. McIvor, les facteurs économiques et sociaux à l'origine de la vulnérabilité de la population continuent de s'aggraver dans bon nombre de pays de la région. « Les taux de chômage élevés, les jeunes gens à la recherche d'une vie meilleure, les offres d'emplois illicites et peu rémunérés dans certains pays créent les conditions propices au trafic d'êtres humains », a-t-il expliqué.
Selon M. Zikkenheiner, ces dernières années ont été marquées par une plus grande implication des organisations criminelles dans le trafic d'êtres humains, en raison des gains extrêmement élevés et des risques relativement faibles, liés à cette activité.
« Le trafic d'êtres humains est une activité dynamique, adaptable, et opportuniste, qui exploite les situations de conflit et de catastrophe humanitaire, ainsi que la vulnérabilité des gens - le caractère clandestin de l'activité fait qu'il est difficile d'enquêter sur des affaires de trafic d'êtres humains et d'identifier tous les acteurs » « Le trafic d'êtres humains est une activité dynamique, adaptable, et opportuniste, qui exploite les situations de conflit et de catastrophe humanitaire, ainsi que la vulnérabilité des gens », a expliqué M. Zikkenheiner. La méconnaissance du phénomène et « le caractère clandestin de l'activité font qu'il est difficile d'enquêter sur des affaires de trafic d'êtres humains et d'identifier tous les acteurs ».
Etant donné que les trafiquants savent de mieux en mieux dissimuler leurs activités, « nous devons tous nous inquiéter du fait que ce que nous avons observé ces derniers mois n'est que la partie émergée de l'iceberg », a prévenu M. McIvor.
« Les trafiquants avec lesquels nous nous sommes entretenus ont expliqué qu'ils profitaient de l'absence de législation, d'un vide juridique ; ils savent que s'ils sont pris, ils ne pourront être poursuivis que pour quelques délits liés à leur activité, notamment pour harcèlement sexuel ou enlèvement de personne », a indiqué Mme Shongwe.
Aucune disposition du code pénal mozambicain ne prévoit de poursuites à l'encontre des auteurs présumés de trafic d'êtres humains ; en conséquence, aucun trafiquant suspect n'a jamais été poursuivi pour trafic d'êtres humains, même si, au regard de la législation internationale, cette pratique est illégale.
« Actuellement, même dans les pays où le trafic d'êtres humains est interdit par la loi, les affaires de trafic d'êtres humains ne font pas l'objet d'une enquête, ou les enquêtes n'aboutissent pas à la condamnation des coupables », a indiqué M. Zikkenheiner, ajoutant que s'il n'existe pas encore de loi pour réprimer ce trafic, l'arsenal juridique existant devrait être utilisé pour poursuivre les trafiquants. « La plupart des codes pénaux répriment généralement des délits tels que le viol, l'enlèvement et la fraude, souvent commis dans le cas du trafic d'êtres humains ».
En 2007, le Conseil des ministres mozambicains a approuvé un projet de loi spécifique réprimant le trafic d'êtres humains et en a proposé un autre pour la protection de l'enfance, mais ces deux projets de loi attendent toujours d'être votés par le parlement.
Dans un communiqué de Save the Children, l'organisation appelle à faire voter ces projets de loi, au renforcement de la coopération entre les pays d'Afrique australe, à une plus grande prise de conscience des dangers liés au trafic d'êtres humains et demande également que les victimes puissent avoir accès à des soins appropriés.
« La lutte contre le trafic d'êtres humains exige des mesures faisant appel à une large coopération judiciaire et multi-organisations, aux plans national, régional et international. Commencer par collecter, échanger et analyser les informations concernant les réseaux du crime organisé est une bonne méthode pour s'attaquer au trafic des êtres humains, surtout lorsqu'on dispose de renseignements sur les itinéraires empruntés par les trafiquants », a expliqué M. Zikkenheiner.
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|  2 avril 2008 | QUESTION À PHILIPPE DUVAL, PRÉSIDENT DE LA COOPÉRATIVE TEREOS "Ne pas opposer besoins alimentaires et non alimentaires"
Vous êtes un acteur majeur du sucre et de l'éthanol en France et au Brésil. Que pensez-vous des appels à la prudence lancés sur le développement des agrocarburants ?
Évidemment, la fonction principale de l'agriculture est de nourrir la planète. Mais il ne faut pas laisser supposer que l'agriculture mondiale est en état de cessation de paiement et opposer besoins alimentaires et besoins non alimentaires. Il reste plusieurs millions d'hectares disponibles, en Russie, en Ukraine, ou encore au Mozambique. Et pour les terres déjà en culture, les rendements peuvent être améliorés. Mais cela suppose un savoir-faire, des moyens de transport, des ports, en bref, des investissements, et des prix rémunérateurs.
Là véritable question est plutôt là. Ces 50 dernières années, les prix n'ont cessé de baisser, et le désintérêt a été marquant pour la mise en culture de nouvelles terres au niveau mondial. Les besoins alimentaires croissants de la planète ne pourront donc être satisfaits que si les nations riches s'en donnent la peine, et qu'elles organisent des financements pour permettre aux différents pays de produire plus. Un groupe comme le nôtre peut y contribuer.
La solution n'est pas dans le malthusianisme, même s'il est légitime aujourd'hui de se fixer des objectifs d'incorporation de biocarburants raisonnables.
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|  1er mars 2008 |  Biocarburant : Le Mozambique et le Portugal coopèrent dans la production de bio-diesel
Buzi Compagny, une firme basée dans le district de Buzi, dans le centre du Mozambique, et la société portugaise Galp-Energia vont coopérer dans la production d'huile végétale et de bio-diesel.
Selon le président de Buzi Compagny, Jorge Petiz, qui s'exprimait lors d'une cérémonie à Buzi pour annoncer le partenariat entre les deux firmes, le projet consiste à créer une nouvelle compagnie appelée "GALP Buzi-Agro Energia".
L'administrateur du district de Buzi, Sergio Moiane, a affirmé que la création de cette entreprise fait partie du plan développement stratégique du district et que les agriculteurs du district avaient déjà commencé la culture, sur près de 120 hectares, du jatropha, une des plantes pouvant donner du bio- diesel.
Avec le nouveau projet, la superficie de la culture du jatropha devrait augmenter, a-t-il affirmé.
Buzi Company était une ancienne entreprise d'état produisant du sucre, mais paralysée pendant plusieurs années. Relancée en 2004, l'usine produit actuellement de l'alcool.
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|  31 mars 2008 | La firme portugaise Cimpor va d'investir 189 millions USD dans le ciment au Mozambique APA-Maputo(Mozambique) Le géant portugais du ciment, Cimpor, a annoncé dimanche qu'il allait faire un nouvel investissement de l'ordre de 189 millions de dollars américains pour la création d'une ligne intégrée de production de clinker dans son usine de Dondo, une ville située au centre du Mozambique.
Selon un communiqué du Conseil d'administration de Cimpor, cette nouvelle ligne aura une capacité de production de 1.500 tonnes de clinker par jour et permettra de créer 100 nouveaux emplois directs.
“Il y aura également une nouvelle unité pour produire et ensacher le ciment, ce qui ferait passer la capacité de l'usine de Dondo de 240.000 à 500.000 tonnes de ciment par an”, ajoute le document dont APA a obtenu copie.
Cimpor a, par ailleurs, annoncé un investissement supplémentaire de 15 millions d'euros pour son usine de Matola, au sud du pays.
Un nouveau système de production et d'ensachage de ciment sera opérationnel à partir de la seconde moitié de 2009, qui ferait passer la capacité de l'usine du simple au double.
Selon le même document, les nouvelles installations seront prêtes en 2010, ce qui aidera à renforcer de manière significative le secteur et de se passer des importations de ciment.
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|  30 mars 2008 |  En guerre contre le palu
Sur le fleuve Zambèze, une expédition s'élance aujourd'hui à l'assaut… du paludisme. Cette maladie tue chaque année au moins un million de personnes, pour l'essentiel en Afrique, et pourtant les remèdes sont connus.
Les quatorze membres de l'association "Faire reculer le paludisme" vont traverser six pays sur deux mille cinq cents kilomètres de la Zambie au Mozambique. L'expédition doit durer huit semaines. Cinquante six jours durant lesquels des médecins vont d'abord sensibiliser aux bienfaits de la prévention les populations qui vivent le long du fleuve. La moustiquaire, par exemple, c'est un moyen simple, peu onéreux, et pourtant très efficace contre les piqûres.
99% des habitants du Mozambique sont susceptibles de contracter le paludisme. Les crues régulières du Zambèze qui entraînent de fortes inondations augmentent ces risques. Le Mozambique, l'Angola sont aussi des pays qui ont été secoués par la guerre pendant des décennies et, dans ce contexte, la prévention contre le paludisme n'a jamais été une priorité. Avec une gélule par jour pendant trois jours, on peut sauver une vie. Il y a bien sûr le problème du coût. Ces médicaments ne sont pas donnés. Mais ils sont efficaces.
Hervé Verhoosel, de l'association "Faire reculer le paludisme" veut le faire savoir auprès des populations concernées et souvent difficiles d'accès...
"Je pense par exemple à l'Angola. Après la guerre civile, il y avait beaucoup de mines anti-personnelles. C'est toujours le cas d'ailleurs. Il y a certains de ces villages qui ne sont accessibles que par bateau. Et ces villages, on aimerait savoir comment ils font pour lutter contre le paludisme, comment les médicaments ou les moustiquaires arrivent dans ces villages. Quelle est la situation ? J'étais en Angola il y a quelques jours, j'ai appris qu'il y a des villages où il n'y a pas de moustiquaires. Ils n'ont jamais reçu de moustiquaires. Et le moustiquaire c'est bien sûr au niveau de la prévention l'outil le plus important pour lutter contre le paludisme."
Hervé Verhoosel rappelle que le paludisme est un tueur silencieux. En Afrique, c'est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Le temps que écoutiez cette chronique, ils sont quatre à avoir été emportés par la maladie.
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|  26 mars 2008 | Le Vih/Sida tue au Mozambique plus de 1.000 enseignants chaque année APA-Maputo(Mozambique) Le Mozambique perd chaque année plus de 1.000 enseignants mozambicains, à cause du VIH/SIDA portant ainsi un sérieux coup à la qualité de l'éducation qui est déjà mise à rude épreuve par la manque d'infrastructures, a confié mardi à APA, le ministre de l'Education et de la Culture, Aires Aly. Selon M. Aly, la pandémie est devenue un fléau national qui emporte sur son passage une bonne partie des ressources humaines qui sont essentielles au développement économique de ce pays d'Afrique Australe. "Nous perdons chaque année 17% de nos 9.000 enseignants, soit 1.360 agents emportés par le Vih/Sida. La maladie se répand très rapidement à travers le pays", a-t-il déploré. Les autorités sanitaires estiment que plus de 16% des 20 millions de Mozambicains âgés de 14 à 49 ans- généralement la couche la plus productive- vivent avec le Vih qui se propage au rythme de 500 nouvelles infections par jour. "C'est un sujet très préoccupant pour nous et nous essayons de former plus d'enseignants -dont le rôle dans l'économie nationale est incontestable-, d'aider les communautés à faire face à cette pandémie", a poursuivi M. Aly. Par ailleurs, le Mozambique se bat pour trouver les 150 millions de dollars nécessaires à la reconstruction des infrastructures scolaires détruites pendant les 17 années qu'a duré la guerre civile qui n'a pris fin qu'en 1992.
25-03-2008 : Visite du président portugais au Mozambique
Le président du Portugal, Anibal Cavaco Silva, a entamé lundi une visite officielle au Mozambique au cours de laquelle il a annoncé le lancement d'un nouveau cycle dans les relations bilatérales entre les deux pays.
S'exprimant à l'occasion d'une conférence de presse organisée à l'issue de leur entretien, le président mozambicain, Armando Guebuza, a qualifié son homologue portugais de "grand ami du Mozambique".
"C'est cet ami qui a rendu possible les négociations pour le transfert de la majorité des parts du barrage de Cahora Bassa, sur le Zambèze, du Portugal au Mozambique", a-t-il ajouté.
L'accord aux termes duquel le Mozambique a acquis 67 pour cent des parts de la compagnie chargée de l'exploitation de ce barrage, Hidroelectrica de Cahora Bassa (HCB), avait été signé en 2006 entre les deux pays.
"L'environnement est en faveur de l'intensification de notre coopération", a déclaré le président Guebuza, plaidant pour le renforcement des relations économiques "au profit des populations et de deux pays".
Les deux dirigeants ont souligné leur intention d'attirer plus d'investissements portugais vers le Mozambique.
En présence des deux chefs d'État, les ministres des deux pays ont signé quatre accords de coopération portant sur l'amendement de leur accord de 1991 sur la double taxation, la reconnaissance mutuelle des permis de conduire délivrés par les deux pays, la réhabilitation de l'école portugaise de Maputo et le domaine militaire.
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|  24 mars 2008 | Mozambique-Portugal-Coopération Le président portugais attendu au Mozambique lundi, pour une visite officielle de quatre jours APA-Maputo (Mozambique). Le président portugais, Aníbal Cavaco Silva, entame lundi une visite officielle de quatre jours au Mozambique à l'invitation de son homologue mozambicain, Armando Guebuza. M. Silva doit rencontrer le président Guebuza, peu après son arrivée, pour discuter du renforcement des relations de coopération entre le Mozambique et le Portugal. Un communiqué de la présidence indique que la visite du président portugais au Mozambique sera axée sur le renforcement de la volonté politique et des relations d'amitié entre les deux pays à travers la promotion d'un nouveau cycle de coopération économique et entrepreneurial, la valorisation de l'héritage culturel commun et la stratégique globale de la langue portugaise. le président Silva sera accompagné au Mozambique de ses ministres des Affaires étrangères, de la Défense nationale, de l'Éducation et de la Culture, ainsi que du secrétaire d'Etat chargé des affaires étrangères et de la coopération et de celui du commerce. C'est la première fois, depuis 30 ans, q'un président portugais se rend au Mozambique pour des discussions bilatérales, vue les relations intenses depuis que le Mozambique a obtenu son indépendance du Portugal, en 1975, mettant ainsi fin à 500 années de domination coloniale Les investissements du Portugal au Mozambique ont beaucoup chuté ces dernières années. Toutefois Lisbonne reste l'un des 10 premiers investisseurs dans le Mozambique En 2007, le Portugal était 7ème sur la liste des plus grandes sources d'investissements étrangers directs en Mozambique, derrière la Chine, l'Afrique du Sud, le Royaume-Uni, l'Ile Maurice, la Suisse et les etats-Unis.
Rosita, les 8 ans d'une petite fille extraordinaire
Sauvée des eaux, née dans un arbre où elle a passé les quatre premiers jours de sa vie, Rosita Pedro a fêté son huitième anniversaire le 1er mars dernier sans même un gâteau… Les conditions dramatiques de sa naissance au Mozambique, survenue au sommet d'un arbre au milieu d'inondations dévastatrices, en ont fait une célébrité mais Rosita Pedro a fêté ses huit ans sans gâteau d'anniversaire. Le 1er mars 2000, alors qu'elle se trouvait depuis quatre jours juchée sur un arbre, où elle s'était réfugiée pour échapper à la crue spectaculaire des eaux infestées de crocodiles du fleuve Limpopo, Sofia Pedro donnait naissance à Rosita, avant d'être sauvée par un hélicoptère militaire sud-africain. A quelques jours de l'anniversaire de sa fille, Sofia se désolait de ne pas pouvoir se permettre de célébrer comme il convient le huitième printemps de Rosita. " Je n'ai pas les moyens d'acheter un gâteau d'anniversaire. Mais je vais lui préparer un repas spécial "", confiait-elle. Balayeuse dans les bureaux de l'administration de Chibuto, à 200 km au nord de la capitale Maputo, Sofia ne dispose pas des 20 dollars nécessaires à l'achat d'un gâteau. Un comble, alors que le sauvetage dramatique et hautement médiatisé de l'enfant nouveau-né et de sa mère ont aidé le Mozambique à rassembler quelques 450 millions de dollars d'aide internationale lors d'une conférence des donateurs à Rome, en mai 2000. " Rosita est notre gloire locale, sa naissance nous a apporté une célébrité nationale et internationale. Nous avons des visiteurs qui viennent jusqu'ici pour la voir ", explique Joao Adriano, qui habite le village tout proche de Chimundo. " Même l'arrêt de bus situé à proximité de sa maison a été rebaptisé de son nom ", ajoute-t-il dans un sourire. Pour autant, la vie quotidienne de Rosita n'est guère différente de celle des autres fillettes de son âge. Sa journée commence tôt, Rosita aide sa mère à accomplir les tâches ménagères et à faire la vaisselle. " Elle commence à cuisiner et elle m'aide beaucoup en préparant les repas quand je travaille ", raconte sa mère. Et à l'école, Rosita doit se dépêtrer de ses leçons de grammaire et de mathématiques, sans traitement de faveur. " Sa naissance l'a rendue célèbre, mais à l'école, c'est une élève comme une autre. Elle a des difficultés à lire et à écrire le portugais comme tous les enfants des zones rurales ", témoigne sa maîtresse, Graça Machava. Les années ont progressivement érodé la célébrité de Rosita, ainsi que la répétition des inondations. Si les inondations de février-mars 2000, les plus meurtrières au Mozambique depuis 50 ans, avaient fait près de 800 morts, le pays a encore été frappé en début d'année : près de 100 personnes sont mortes et plus de 112.000 ont été déplacées dans le centre du pays. Le Premier ministre Luisa Diogo a récemment estimé que le bilan avait été moins meurtrier en 2008 en raison des mesures prises par les autorités pour prévenir les catastrophes naturelles. Mais pour Rosita, le gouvernement doit faire davantage pour aider les victimes des inondations. " Le gouvernement doit essayer d'aider par tous les moyens ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs champs dans la montée des eaux. Il doit leur construire de nouvelles maisons dans des zones plus sûres ", souligne la petite fille. Si elle bataille sur l'orthographe, Rosita est aguerrie aux entretiens : " Je rencontre beaucoup de gens des médias ou d'organisations internationales qui viennent m'interviewer. Je n'ai pas honte de leur dire que je suis née dans un arbre, alors que ma mère se sauvait des flots ", affirme-t-elle. " Les gens naissent tous différents ", sourit-elle.
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|  21 mars 2008 | Maputo: les retards de l'indemnisation Seules 49 personnes reçoivent des pensions d'invalidité un an jour pour jour après l'explosion du plus grand arsenal du Mozambique, qui avait fait 119 morts et près de 500 blessés, près de l'aéroport international de Maputo, a annoncé une source officielle.
"Le paiement des pensions est en cours. Actuellement, seules 49 personnes reçoivent ces pensions. Les autres victimes n'en bénéficient pas encore parce qu'elles n'ont pas de papiers d'identité", a expliqué Luis Covane, porte-parole du gouvernement. Il a toutefois précisé que le gouvernement aidait les victimes à récupérer les documents détruits dans la catastrophe.
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|  19 mars 2008 | Offensive mozambicaine pour attirer les investisseurs dans l'exploitation minière APA-Maputo (Mozambique) Le Mozambique a approuvé la tenue d'une vaste campagne pour attirer des investissements, transformer et commercialiser les vastes ressources minières du pays, a indiqué à APA mardi le directeur national des mines. " Le plan stratégique, qui a été déjà approuvé par le président Armando Guebuza, cherche à attirer des investisseurs pour l'exploitation, la transformation et la commercialisation des vastes ressources minières du Mozambique, dont le charbon, les métaux de base, l'uranium, le tantalite, l'or et le cuivre. " Le secteur minier contribue actuellement pour 5 pour cent du PIB du pays et nous comptons l'amener à 15 pour cent dans les cinq prochaines années ", a affirmé Fatima Momade dans une interview avec APA. Elle a aussi ajouté que le Mozambique a réfectionné ses infrastructures géologiques et son système d'informations sur ses ressources et amélioré son cadre juridique et réglementaire pour attirer des investisseurs dans le pays. " Nous avons déjà assisté à une tendance à la hausse dans le secteur minier. Les licences minières déjà octroyées sont allées de 300 en 2002 à plus de 10 000 l'année dernière. Selon elle, les chiffres d'investissements dans le domaine de l'exploration et du développement sont passés de 24 millions de dollars en 2002 à 227 millions de dollars en 2007. Mme Momade a aussi indiqué que le Mozambique compte miser sur la transparence dans l'attribution des licences d'opérations et exploiter ses ressources minérales pour assurer son développement socio-économique. Les ressources minérales dont dispose le Mozambique sont : l'or, le marbre, les minéraux lourds issus du sable côtier, le pegmatite, le minerai de fer, le diatomite, le bentonite, le tantalite, le graphite, les pierres semi-précieuse, le bauxite, le granite, les phosphates, l'argile, l'amiante, le béryllium et le mica.
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|  17 mars 2008 | Biocarburant : 400 millions de dollars pour produire du bio-éthanol au Mozambique
La société publique mozambicaine PETROMOC va consacrer 400 millions de dollars à la production de bio-ethanol avec les cannes à sucre dans la province de Maputo, a rapporté lundi l'agence mozambicaine AIM.
Le projet, qui impliquera le Comité de facilitation de l'agriculture entre le Mozambique et l'Afrique du Sud, vise à produire 220 à 230 millions de litres de bio-éthanol chaque année. Du fait de la montée en flèche des cours du pétrole brut dans le monde, le Mozambique renforce ses efforts dans la production de bio-carburant.
Les dépenses que le Mozambique consacre à l'importation de pétrole annuellement sont passées de 75 millions de dollars, il y a quatre ans, à 350 millions de dollars. Le montant pourrait atteindre 700 millions de dollars.
Le Mozambique lance un appel à l'aide alimentaire, après le passage du cyclone Jokwe APA-Maputo (Mozambique) Le Mozambique a lancé un appel à l'aide alimentaire pour nourrir 60 000 personnes qui se trouvent en situation de détresse après le passage du cyclone Jokwe dans les régions nord du pays, a indiqué à APA, lundi, une autorité des Nations Unies. Le cyclone a tué dix personnes et détruit les routes ainsi que de nombreuses infrastructures sur le territoire mozambicain. Le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Peter Keller-Transburg, a affirmé, dans une interview, que son organisation compte puiser dans les stocks de son programme alimentaire scolaire pour approvisionner en nourriture les victimes du cyclone, en attendant l'aide de ses partenaires. "Le gouvernement a lancé un appel d'aide alimentaire pour nourrir, pendant un mois, 60 000 victimes du cyclone Jokwe. C'est environ 700 tonnes de nourriture que nous espérons puiser dans notre programme alimentaire scolaire, une fois que nous aurons la confirmation de la contribution de nos partenaires ", a-t-il indiqué dans une interview. Il a indiqué que le programme d'approvisionnement de l'aide alimentaire d'urgence commencera cette semaine et il sera destiné aux communautés frappées par le cyclone Jokwe dans le nord de la province de Nampula. "Nous nous servirons des stocks prévus pour le programme d'alimentation scolaire, une fois que nous aurons la confirmation de la contribution de nos partenaires, parce que nous avons besoin de 550 000 dollars américains pour renouveler les stocks le plus tôt que que possible ", a ajouté Keller-Transburg. L'Institut national de gestion des catastrophes naturelles du Mozambique (INGC), le PAM, d'autres agences onusiennes, ainsi que d'autres partenaires humanitaires, sont en train d'évaluer les besoins au niveau des zones frappées par Jokwe et se préparent également à fournir de l'assistance aux communautés qui en ont besoin. Le Mozambique, qui se bat avec des inondations dans le centre du fleuve Zambèze qui ont déplacé plus de 200 000 personnes de chez elles, a été frappé par le cyclone Jokwe qui a détruit la totalité des maisons, plusieurs écoles, ainsi que des hôpitaux et fait des dégâts considérables.
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|  16 mars 2008 |  La santé en Afrique au delà des évidences
Dans les pays africains comme le Libéria ou le Mozambique, la santé publique locale repose trop souvent sur des ONG telles que Médecins sans frontières, qui fournissent une aide d'urgence temporaire lors des catastrophes naturelles ou des conflits armés. Pourtant, quand les ONG quittent les lieux, le système reste tout aussi fragile car les financements manquent pour une santé publique durable. L'aide d'urgence n'est pas considérée comme une coopération au développement. Elle veut sauver à court terme le plus possible de vies humaines, alors que la coopération au développement vise le long terme, pour que les pays apprennent à se " sauver " eux-mêmes. Encore faut-il que ces pays soient financièrement en mesure de le faire. Et c'est là que le bât blesse, essentiellement dans les pays les moins avancés (PMA). C'est ce qu'affirme Gorik Ooms dans sa thèse de doctorat sur la durabilité mondiale dans la santé publique, thèse défendue début mars à l'université de Gand: The right to health and the sustainability of healthcare : Why a new global health aid paradigm is needed. Le doctorant, président de Médecins sans frontières Belgique depuis 2004, affirme qu'un pays, pour répondre à ses besoins de soins de santé de base a besoin de 38 dollars par habitant et par an. Pour un pays comme le Mozambique ou le Rwanda, cela signifie qu'il faudrait consacrer de 81 à 92% du revenu national brut aux questions de santé publique. Un niveau impossible à atteindre, 15% étant déjà considéré comme un plafond. Selon Ooms, les pays en voie de développement resteront encore plusieurs dizaines d'années dépendant de l'aide étrangère avant de pouvoir espérer devenir financièrement autonomes. Pour Ooms, la santé publique " durable " dans les pays les plus pauvres reste une illusion. Mais peut-être ne faut-il pas limiter la notion de "durabilité" à la seule "non dépendance de l'aide internationale". Ce droit à la santé pourrait être assuré via un nouvel instrument indépendant de l'aide d'urgence ou de la coopération au développement. La création d'un fonds de santé global pourrait ainsi réduire cette dichotomie, poursuit Ooms, qui justifie sa suggestion par l'existence des fonds mondiaux pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et la malaria. Le doctorant pense qu'un fonds de santé peut être entièrement opérationnel avec l'équivalent de 0,07% du PIB des pays les plus riches, ou 1% des budget nationaux consacrés à la santé publique. Dans les pays où l'aide temporaire et l'aide au développement coïncident, cela pourrait incontestablement ouvrir de nouvelles perspectives.
Les polices mozambicaine et sud-africaine en alerte contre les vols de voitures APA-Maputo(Mozambique) La police mozambicaine a indiqué vendredi qu'elle compte mener des opérations conjointes avec la police sud-africaine, en vue de mettre fin aux vols de voitures à travers leur frontière, a appris APA. Le porte-parole de la police mozambicaine, Pedro Cossa, a confié à APA, dans une interview, qu'une force de police mixte est en gestation, notamment à Ressano Garcia et à Ponta de Ouro, avec les forces de police des provinces sud-africaines de Mpumalanga et de KwaZulu-Natal. " Ces opérations conjointes seront étendues vers la frontière avec le Swaziland, où trois véhicules volés avaient été saisis le 2 mars dernier, et nous avons, pour le moment, enregistré sept cas de vols de voitures dans les districts de Namaacha et de Moamba ", a indiqué Cossa. La police mozambicaine avait admis, lors des dernières semaines, qu'il y avait eu " une situation étrange " d'entrée dans le sud du Mozambique, d'un grand nombre de voitures volées en provenance de l'Afrique du Sud, ajoutant que les bandes criminelles organisées avaient loué des chauffeurs pour voler les voitures à la frontière pour ensuite les faire entrer dans le pays. Le chef de la police n'a cependant pas indiqué si le Mozambique ne servait que de corridor et que les voitures étaient conduites ailleurs pour y être déposées. " Nous pensons qu'une association de malfaiteurs serait impliquée dans les vols de voitures, et qu'il y aurait également un baron derrière ", a-t-il ajouté.
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|  15 mars 2008 |  Mozambique: les forces de l'ordre violent les droits de l'Homme, selon un rapport Les forces de l'ordre sont à l'origine de multiples violations des droits de l'Homme au Mozambique, selon le dernier rapport annuel du département d'État américain présenté mercredi à Maputo.
Les meurtres par des groupes d'auto-défense, encouragées par l'absence ou la rareté des forces de sécurité et l'inefficacité du système judiciaire, sont également en hausse, selon ce rapport sur les droits de l'Homme présenté par l'ambassadeur américain à Maputo, Todd Chapman.
En l'absence de tout chiffre officiel, les médias mozambicains ont rapporté au moins 26 meurtres ou lynchages par des groupes d'auto-défense en 2007 à Maputo et dans les deux grandes villes du pays, Matola et Beira.
"Nous espérons que le gouvernement trouvera une solution cette année qui permette de réduire le nombre de meurtres par les groupes d'auto-défense", a dit à l'AFP l'ambassadeur américain.
"Même si le gouvernement ou ses agents n'ont pas commis d'assassinats politiques au cours de cette année, les forces de l'ordre on pratiqué des meurtres dans l'illégalité", selon le rapport du département d'Etat.
Les violations des droits de l'Homme au sein du système judiciaire sont endémiques, ajoute le rapport, notamment en raison du manque de formation du personnel et de l'influence des autorités politiques sur la justice.
"Les conditions (de vie) dans les prisons restent très dures et dangereuses, entraînant de nombreux décès. Les détentions arbitraires et la longueur des séjours de prison préventive restent des problèmes", poursuit le rapport.
En revanche, le rapport souligne que la liberté de la presse a continué des progresser: "Les médias indépendants sont actifs et expriment une grande variété de points de vue. Les médias internationaux sont autorisés à opérer librement".
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|  13 mars 2008 | Le Mozambique risque de connaître un déficit céréalier de 1,25 million de tonnes
cette année, a-t-on appris à Maputo du coordinateur du Programme national de développement agricole (PROAGRI), Fernando Songane. M. Songane a affirmé que malgré l'amélioration notée ces dernières années en ce qui concerne la récolte de maïs, le Mozambique reste confronté à un déficit de 500.000 tonnes environ. Il a ensuite indiqué que selon l'édition de mercredi du bulletin de l'agence nationale de presse (AIM), le Mozambique devra importer 400.000 tonnes de riz pour couvrir son déficit. La quasi-totalité du blé consommé au Mozambique est importée, a constaté M. Songane, qui a estimé le déficit actuel à 350.000 tonnes par an. Il a également souligné que le Mozambique a une très faible productivité agricole et averti que la production de maïs, qui est la plus faible de l'Afrique australe, doit être multipliée par quatre si l'on veut satisfaire les besoins des consommateurs. Pour y parvenir a-t-il encore mentionné, le pays doit adopter de nouvelles techniques agricoles, utiliser des semences améliorées, généraliser l'irrigation, améliorer la lutte contre les déprédateurs et son système de commercialisation. "Nous devons améliorer notre capacité à utiliser l'eau dans l'agriculture, afin que nous soyons en mesure de produire toute l'année", a encore indiqué M. Songane, tout en ajoutant que "c'est parce qu'il existe des céréales qui peuvent produire deux à trois récoltes par an, mais nous n'y arrivons pas en raison de la rareté de l'eau". Il a également insisté sur la nécessité d'améliorer le système de commercialisation, de telle sorte que "les agriculteurs se sentent motivés à produire plus, sachant que leurs produits seront vendus." M. Songane a ensuite ajouté que pour que la "Révolution verte" préconisée par le gouvernement réussisse, il est essentiel que les fondations nécessaires soient posées "afin que notre production soit sécurisée et durable, ce qui signifie l'utilisation de meilleurs intrants agricoles, notamment de semences améliorées et, que la disponibilité de l'eau d'irrigation soit garantie". Au cours de la campagne agricole 2007, les agriculteurs mozambicains ont produit 2.168.000 tonnes de céréales, contre 2.098.000 l'année précédente, ce qui représente un taux de croissance de 3,4 pour cent.
Important remaniement ministériel au Mozambique
Afrique australe - Mozambique Maputo, Mozambique (PANA) - Le président mozambicain, Armando Guebuza, a limogé trois ministres et rétrogradé un quatrième, procédant ainsi au plus important remaniement depuis sa prestation de serment, en février 2005.
Alcinda Abreu, jusqu'ici ministre des Affaires étrangères, est dorénavant titulaire du portefeuille de la Coordination de l'Environnement.
Elle a été remplacée aux Affaires étrangères par Oldemiron Baloi, qui a été vice-ministre de la Coopération au début des années 90 et ensuite ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme entre 1994 et 1999.
Depuis son départ du gouvernement, M. Baloi était très actif dans le domaine des activités commerciales privées, notamment en tant que membre du Conseil d'administration et du Comité exécutif de la plus importante banque commerciale du pays, la Millennium-BIM (Banque internationale du Mozambique).
Au ministère de l'Environnement, Abreu a remplacé Luciano de Castro, peut-être le membre du gouvernement le moins médiatisé.
La déforestation et l'exploitation forestière illégale ont suscité de profondes préoccupations, en particulier dans la province du Zambèze, dans le centre du pays, même si dans son unique déclaration sur cette affaire devant le Parlement, Castro a affirmé que la situation est aujourd'hui maîtrisée.
Antonio Mungwambe a perdu son poste de ministre du Transport, au profit de Paulo Zucula, l'ancien directeur de l'organisme national d'assistance, l'Institut national de gestion des catastrophes (INGC).
M. Zucula a été promu pour avoir transformé l'INGC en organisation efficace et pour avoir géré les crises provoquées par les inondations de 2007 et de cette année en faisant de telle sorte que les pertes en vies humaines soient fortement réduites.
Zucula a une formation d'agronome et a brièvement occupé le portefeuille de vice-ministre de l'Agriculture dans les années 90.
C'est probablement les émeutes du 5 février à Maputo et Matola, qui avaient scellé le sort de Mungwambe.
Les émeutes avaient été déclenchées par la hausse de 50% du prix du transport par les mini-bus privés, ou "chapas", qui assurent la majeure partie du service de transport public des passagers.
Mungwambe avait négocié le tarif avec la Fédération des associations du transport routier (FEMATRO) et exprimé sa surprise devant la violence des réactions.
Il a estimé que personne n'aurait pu prévoir les émeutes.
Les émeutes n'étaient pourtant pas une première, étant donné que la dernière hausse des tarifs de transport, au milieu de l'année 2005, avait aussi provoqué des perturbations sociales.
En juillet 2005, des barricades avaient été érigées dans certaines parties de Matola à l'aide de pneus enflammés, une tactique utilisée sur une plus grande échelle en février de cette année par les manifestants.
Mungwambe semblait avoir complètement oublié les troubles précédents, alors qu'il siégeait au gouvernement à l'époque.
Le président Guebuza a limogé Esperanca Machavella de son poste de ministre de la Justice, pour nommer à sa place Benvinda Levi, directeur du très respecté Centre de formation juridique et judiciaire (CFJJ) et ancien président du Tribunal municipal de Maputo.
Le secteur de la Justice fait régulièrement l'objet de critiques pour sa lenteur, son inefficacité et le niveau de corruption qu'il connaît.
Pourtant, les pouvoirs du ministre de la Justice sont plutôt limités, la séparation des pouvoirs signifiant que le ministre ne peut pas s'immiscer dans la marche des tribunaux ou dans le traitement des dossiers relevant du ministère public.
Le ministre contrôle les prisons et Esperanca Machavela avait notamment supervisé l'unification réussie des services de prison. On rappelle qu'autrefois certains prisons étaient placées sous la tutelle du ministère de la Justice, les autres relevant du ministère de l'Intérieur.
On peut aussi porter à son crédit une partie des profonds changements enregistrés dans la composition de la population carcérale.
Quand elle prenait service, la grande majorité des prisonniers enfermés dans les établissements pénitentiaires du pays n'avaient pas été condamnés pour une quelconque infraction, mais étaient tout simplement en attente de jugement.
Il faut cependant noter qu'aujourd'hui les deux tiers de l'ensemble des prisonniers purgent des peines pour lesquelles ils ont été condamnés et qu'un tiers est en détention préventive.
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|  10 mars 2008 | Cyclone au Mozambique: 10 morts et 2.000 familles sans-abri
MAPUTO (AFP) - Un cyclone de catégorie 4 s'est abattu ce week-end sur le nord du Mozambique, où 10 personnes ont été tuées et près de 2.000 familles forcées de quitter leur domicile, selon un nouveau bilan communiqué par le gouvernement lundi après-midi. "Pour le moment, nous recensons 10 morts", a déclaré le ministre de l'Administration du territoire, Lucas Chomera, lors d'une conférence de presse. Dans la matinée, l'Institut de gestion des catastrophes naturelles (INGC) avait aussi évoqué le nombre de 2.000 familles déplacées depuis vendredi soir". "Des milliers d'habitations, des centaines d'écoles et des dizaines d'hôpitaux" ont également été détruits, selon l'INGC. Le cyclone Jokwe a frappé Madagascar dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant au moins 400 sinistrés sur l'île de Nosy Be dans le nord de la Grande Ile. Il s'est ensuite orienté vers le Mozambique, dont il a atteint les côtes nord vendredi soir, frappant durement la province de Nampula. Il se dirige actuellement vers le centre et le sud du pays. "Lundi et mardi il frappera les provinces de Zambézia, Sofala et Inhambane (centre et sud du pays)", a déclaré Mussa Mustafa de l'Institut national de météorologie (INM). Les autorités de ces régions ont décrété l'alerte rouge et invité les personnes vivant dans des abris précaires à se réfugier dans des bâtiments publics en dur. Le cyclone devrait perdre en intensité à partir de mardi, selon l'INM. Le Mozambique a déjà été affecté en janvier et février par de lourdes inondations, qui ont fait une dizaine de morts et 100.000 déplacés. La montée des eaux a également détruit plus de 80.000 hectares de terres cultivées, si bien que 250.000 personnes souffrent toujours de carences alimentaires.
Le cyclone Jowke frappe Madagascar avant de se diriger vers le Mozambique
Le cyclone Jowke frappe Madagascar avant de se diriger vers le Mozambique Le cyclone Jowke, qui fait des ravages actuellement à Madagascar, devrait balayer le Mozambique, déjà victime de graves inondations au cours des deux derniers mois. Le cyclone Ivan avait déjà dévasté Madagascar le mois dernier. Le cyclone tropical Jokwe devrait balayer le nord du Mozambique samedi après avoir ravagé certaines régions de Madagascar, d'après les déclarations d'un météorologue. Mussa Mustafa, directeur de l'Institut Météorologique national du Mozambique, a déclaré que le cyclone Jowke serait sans doute le plus fort près du port de Nacala, qui a déjà été victime de graves inondations aux mois de janvier et de février. Mais selon lui, le risque de nouvelles inondations est faible parce que les pluies seraient concentrées sur les régions côtières et s'écouleraient dans l'océan. Des dizaines de milliers de personnes habitant au Mozambique ont dû fuir leur maison en début d'année, au cours de ce qui selon les Nations Unies pourraient être les pires inondations de mémoire d'homme, qui ont dévasté les routes, les ponts et les cultures du pays. Mussa Mustafa a déclaré que les vents du cyclone Jowke soufflant à près de 100 km/h atteignaient la pointe nord de Madagascar et se dirigeaient vers le Canal du Mozambique, à une vitesse croissante. " Le cyclone Jowke est actuellement à Madagascar et se dirige vers le Mozambique, et il aura une influence sur la météo au Mozambique, et notamment la navigation maritime " a-t-il déclaré. " Il y aura de fortes précipitations dès demain dans les régions du nord du Mozambique, notamment dans la province de Nampula et dans les districts de Mogincual et de Angoche, qui devraient être frappés samedi, quand le cyclone Jowke entrera dans les terres avec des vents soufflant à 140 km/h " a-t-il ajouté. Le mois dernier, le cyclone Ivan avait ravagé Madagascar, et tué près de 80 personnes. Deux cents mille personnes sont toujours sans foyer.
Le Mozambique et Cuba vont étendre leur coopération
Maputo Mozambique (PANA) , Les gouvernements mozambicain et cubain, qui entretiennent des relations dans des domaines tels que l'éducation, la santé, les sports, la science et la technologie, ont décidé d'étendre leur coopération qui va désormais concerner aussi les secteurs du tourisme, de l'agriculture et de la biotechnologie, a-t-on appris de source officielle. D'après les informations reçues à Maputo en provenance de La Havane, à Cuba, ces décisions ont été prises lundi durant une rencontre de deux heures entre les délégations des deux pays, conduites par leurs présidents, Armando Guebuza et Raul Castro, dans le cadre de la première visite officielle de M. Guebuza à Cuba en tant que chef d'Etat du Mozambique. Les participants à cette réunion ont dressé un "bilan positif" de plus de 30 années de coopération entre le Mozambique et Cuba. Le Mozambique veut continuer à bénéficier des avancées technologiques de Cuba afin de relever les défis liés à son développement socioéconomique. L'assistance technique spécialisée de Cuba est particulièrement utile pour le Mozambique car étant moins coûteuse comparé aux délais et conditions proposés par d'autres partenaires internationaux. M. Guebuza doit visiter des centres dédiés à la technique, à la science et à l'économie pour s'informer des dernières avancées dans ces différents domaines et comment leurs expériences peuvent servir le développement du Mozambique. Il visitera aussi le Centre pour la génie génétique et la biotechnologie et le Laboratoire de génétique animale dans la province de Matanzas, mais aussi un important centre touristique dans la province de Varadero. Environ 2,5 millions de touristes du monde entier visitent tous les ans Cuba. Cuba a connu des avancées majeures dans le domaine de la biotechnologie. A titre d'exemple, un vaccin cubain contre l'hépatite B est vendu dans plus de 30 pays. Avant la réunion de lundi, M. Guebuza s'était rendu sur la Place de la Révolution à La Havane et déposé une gerbe de fleurs en mémoire du héros national cubain, Jose Marti. Durant sa visite, M. Guebuza rencontrera aussi les chefs des missions africaines accréditées à La Havane et la communauté mozambicaine installée sur l'île, composée essentiellement d'étudiants.
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|  5 mars 2008 | CONSTRUCTION D'UNE RAFFINERIE AU MOZAMBIQUE La construction d'une raffinerie de pétrole brut a démarré à Nacala-a-Velha dans la province de Nampula, nord du Mozambique, rapporte vendredi l'Agence d'information mozambicaine (AIM). Ce projet devrait coûter cinq milliards de dollars d'investissement et entrer en production en 2010, précise l'agence publique. Eurico Simao, consultant pour la mise en place de la raffinerie, a indiqué que la première phase des travaux du projet comprendrait la construction d'une école destinée à la formation du personnel local. Le succès de tous les projets dépendent du facteur humain, a-t-il ajouté. M. Simao a exprimé son optimisme sur la production des premières gouttes d'essence et de diesel par cette raffinerie en 2010. Il a noté la nécessité de la construction de cette raffinerie, vu les voies ferroviaires allant de Nacala au Malawi, et éventuellement à la Zambie et à l'Angola, pour qu'elle approvisionne un vaste marché. La raffinerie de Nacala pourrait aussi produire du carburant pour le marché asiatique, parce que la ville de Nacala possède un meilleur port d'eau profonde sur la côte orientale africaine. Des navires-citernes peuvent partir d'ici pour l'Inde, la Chine et le Japon. Pour cette raison, le Banque de coopération internationale du Japon soutient le développement de la zone économique spéciale de Nacala. Le gouvernement mozambicain a approuvé en octobre dernier la raffinerie de Nacala, dont le plus grand investisseur (70%) est la compagnie Ayr Logistics basée au Texas, aux Etats-Unis. La raffinerie de Nacala s'étendra sur 838 hectares, produira 300.000 barils de carburant par jour et emploiera 450 ouvriers mozambicains.
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|  Carences alimentaires chez 250.000 Mozambicains Au moins 250.000 personnes souffrent toujours de pénuries alimentaires dans le sud et le centre du Mozambique, frappé par de lourdes inondations en janvier et février, a annoncé mercredi une agence gouvernementale.
"Les inondations sont terminées depuis la fin du moins dernier mais notre pays doit encore faire face à leurs conséquences", souligne le Secrétariat pour la sécurité alimentaire. "Une pénurie alimentaire affecte ainsi au moins 250.000 personnes dans le centre et le sud du pays et le problème pourrait se prolonger jusqu'au mois de mai", ajoute-t-il.
La saison des pluies, particulièrement violente cette année, a provoqué la crue du fleuve Zambèze et de ses affluents et des inondations plus graves que celles de 2000, qui avaient fait plus de 700 morts au Mozambique. Selon les chiffres officiels, elles ont affecté cette année plus de 250.000 personnes, dont 100.000 ont été déplacées, et détruit plus de 80.000 hectares des terres cultivées.
Mais, selon le gouvernement, un mécanisme d'alerte précoce a permis de minimiser les pertes humaines. Outre les victimes des maladies, seules une dizaine de personnes ont été tuées, notamment par des crocodiles qui ont profité de la montée des eaux.
Castro reçoit le président mozambicain Le nouveau président cubain Raul Castro a reçu lundi son homologue du Mozambique Armando Emilio Guebuza, en visite officielle dans l'île communiste.
Le président mozambicain est le premier chef d'État étranger reçu par Raul Castro depuis sa désignation le 24 février à la succession de son frère Fidel.
Les deux présidents ont passé en revue un détachement de l'armée cubaine avant d'entamer leurs entretiens au Palais de la révolution, auxquels participait également le nouveau numéro deux cubain, José Ramon Machado.
Raul Castro, général et ministre de la Défense durant 49 ans jusqu'à sa désignation à la présidence de Cuba, était vêtu d'un complet civil et d'une cravate. La visite du président du Mozambique "contribuera à l'approfondissement des relations d'amitié et de coopération" entre les deux pays, a indiqué un communiqué du ministère cubain des Relations extérieures.
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|  3 mars 2008 | APA - Maputo (Mozambique) Une vaste campagne nationale de sensibilisation sur le VIH/SIDA sera lancée à partir de jeudi, à l'intention des quelques 300 000 handicapés du Mozambique, dont la plupart sont des séropositifs, a appris APA, de bonne source mardi, à Maputo, la capitale. La campagne sera lancée lors d'un atelier initié par le Forum des Associations des Handicapés du Mozambique (FAMOD), en collaboration avec l'ONG européenne, Handicap International. L'objectif de cet atelier est de promouvoir les directives de cette campagne à travers le pays, en vue de faire le plaidoyer auprès des dirigeants politiques et de sensibiliser le grand public sur la pandémie. Selon les dernières statistiques de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ deux millions de personnes souffrent d'un handicap au Mozambique et les organisations travaillant avec ces personnes soutiennent que ces dernières sont de plus en plus oubliées dans les actions de lutte contre la pandémie. Les organisations indiquent que les handicapés sont plus vulnérables aux infections du VIH/Sida que les personnes valides. En outre, selon le FAMOD, ces personnes sont victimes d'une stigmatisation qui réduit leurs chances de se marier. Ainsi, elles ont tendance à multiplier leurs partenaires sexuels et à s'adonnent à des rapports sexuels incontrôlés, ajoute FAMOD. En général, les handicapés ont rarement accès aux services de soins de qualité et aux informations sur le HIV/Sida, tandis que les femmes et enfants handicapés sont très souvent victimes de viol. Selon les statistiques de 2007 sur le taux de prévalence du Vih/Sida au Mozambique, au moins 324.000 handicapés sont séropositifs.
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|  2 mars |  MOZAMBIQUE : Des démineurs bien inattendus ! Aujourd'hui les mines et munitions non explosées continuent leur sinistre besogne. Toutes les trente minutes, une personne est mutilée ou tuée dans le monde. Le Mozambique est particulièrement affecté par ce fléau, les conséquences de la guerre civile laissent une surface de plus de 170 millions de mètres carrés truffée de pièges mortels. Un rongeur est venu à la rescousse. Le rat des champs devient le rat des mines, après une formation en Tanzanie, son efficacité est stupéfiante. Voila qui pourrait redonner une autre image à ce rongeur. Le rat de Gambie est un fier gaillard. Mesurant prés de 40 cm pour un poids compris entre 1,5 et 2 kgs. A l'initiative de l'organisation APOPO, acronyme qui signifie en néerlandais : Organisation pour le développement de produits contre les mines. Les rats sont domestiqués et formés à l'université d'agriculture SOKOINE en Tanzanie. Il faut environ six mois pour roder le futur démineur. Les premiers résultats sont stupéfiants. En novembre 2003, sur un périmètre de 500 mètres carrés, trois rats ont quadrillé la zone, pour des résultats frôlant la perfection. Contrairement au chien, qui cherche inconsciemment a faire plaisir à son maître, pouvant se déconcentrer par cet aspect, le rat ne cherche que sa récompense. Pour le rongeur, la découverte de TNT s'identifie à une récompense, peu importe le maître (plutôt le guide dans son cas). TNT = nourriture. Son redoutable flair lui permettant de détecter les vapeurs spécifiques générées par les explosifs et les matériaux utilisées lors de leurs conceptions. Le rongeur sympathique présente un attrait non négligeable. Son faible coût, sa facilité à se reproduire, aucun problème de transport, son poids léger, son prix d'entretien. Le chien risque bien de devoir partager les tâches, pour ne pas dire être éclipsé par le nouveau démineur. En faisant des recherches pour écrire cet article, je suis également tombé sur un site, qui nous fait découvrir un nouveau détecteur d'explosif. J'ai nommé l'abeille. L'insecte possédant des récepteurs chimiques de premier ordre, pourrait bien devenir une arme dans la lutte contre le terrorisme, dixit les scientifiques étudiant ce projet.
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